[Focus] Crossroads Festival 2017

Du 14 au 17 septembre prochains, le Crossroads Festival revient à la Condition Publique de Roubaix (à côté de Lille) pour une deuxième édition avec la même formule audacieuse. Crossroads en anglais, c’est le carrefour, l’intersection. Et le Crossroads Festival, c’est ce carrefour où se rejoignent professionnels (pour des conférences et ateliers autour de leurs métiers) et grand public (venu pour les concerts, d’artistes des Hauts-de-France (la moitié des noms programmés) et des autres régions, et où se percutent tous les genres musicaux, du hip-hop au jazz en passant par la chanson française, le rock sous toutes ses formes, la techno ou le R’n’B, dans un grand carambolage de showcases (concerts en formats courts) stimulants et vivifiants.

Jeudi 14 septembre 2017 : Nine Million Witches, Le Duc Factory, Grindi Manberg, Napoleon Gold et Fléau


Le jeudi 14 servira d’introduction au festival avec un lancement du Crossroads sur le campus de Roubaix et deux concerts en plein air. Puis la soirée se poursuivra à la Cave aux Poètes, lieu atypique tout aussi bas de plafond qu’il porte haut une certaine idée de la découverte et de l’ouverture d’esprit musicales.

Pour pluger les guitares, les Caennais de Nine Million Witches savent y faire ! Leur son stoner et leur production léchée devraient immanquablement faire penser aux Belges de Triggerfinger, bien connus dans la métropole lilloise (et attendus à l’Aéronef en décembre). On comptera donc sur 9MW (pour les intimes) pour faire monter la température et les décibels et donner envie au public de continuer la soirée à la Cave aux Poètes.

Le Duc Factory fait presque figure de « doyen » de ce Crossroads Festival. Ces Lillois ont en effet déjà deux albums à leur actif. Chez indiemusic, on se souvient encore de leur vibrant concert de 2015 donné en première partie des Belges de Great Mountain Fire. Avec Le Duc Factory, c’est plus qu’un revival du rock psychédélique des années 70 qui nous sera proposé, mais un véritable voyage à travers les sons de guitare des trente ou quarante dernières années ; un mélange unique de jazz, de rock psyché, garage et post-rock. Encore un showcase à ne pas louper (ou à revoir le samedi à la Condition Publique) !

Le Duc Factory © David Tabary

On poursuivra notre tour des régions direction le Grand Est et Reims pour aller à la rencontre de l’univers de Grindi Manberg : une voix à la Elliot Smith, et une pop psychédélique digne de Foxygen. La promesse d’un voyage suspendu entre rêve et mélancolie.

Détour par le Luxembourg avec Napoleon Gold et son travail subtil et planant sur les voix. Il suffit d’une écoute pour comprendre pourquoi ce duo a déjà assuré les premières parties de London Grammar ou Son Lux !

Napoleon Gold

On terminera la première soirée en Nouvelle-Aquitaine, à Bordeaux, avec le set de Fléau, dans un style ambient pas incohérent avec Napoleon Gold, mais nettement plus sombre. Nul doute que le public aura l’impression de finir la soirée au milieu des ruines d’une église gothique hantée, et non une cave à poètes.

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