[Entourage #116] TOHU BOHU

À l’heure où les fans les plus hardcore de la french touch se remettent difficilement de la disparition explosive de ses héros de métal et de circuits imprimés, TOHU BOHU – proche cousin de Jamaica et GUSH sur l’échiquier du rock électronique – s’apprête quant à lui à dévoiler son second EP. Véritable incarnation du groove français, le quintet lyonnais nous offre à travers « Setbacks » ses meilleures lignes de basse et harmonies au clavier, à travers cinq titres pop électronique rétro-futuristes et ambitieux. Après l’aventure initiatique Moi Je, suivi d’un premier EP début 2020, TOHU BOHU poursuit sa conquête de la dance music et revient plus éblouissant encore cette année, propulsé à la vitesse de la lumière sur la piste aux étoiles par son chanteur crooner et ses riffs à faire tenter le grand écart à n’importe quel badaud en manque de groove. Pour fêter la sortie de ce disque classé « essentiel », Simon, Babil, Loïc et les deux Antoine de la bande se remémorent leurs meilleures rencontres musicales.

crédit : Louis Labrosse

JON ONJ

Simon : À l’époque, on croisait souvent les gars du crew Animal sur des dates à Paris ou des festivals, on était toujours content de se retrouver. Ils avaient une partie records avec des artistes signés et une partie cuisine avec laquelle ils investissaient des lieux pour des périodes plus ou moins longues (restaurant du Point Éphémère, corner en festival, etc.). Ils sont allés jusqu’à monter leur propre festival (La Douve Blanche) qui allie leurs deux facettes et récemment leur propre restau dans le 18e (Pantobaguette). Jon faisait partie de la team et est le programmateur du festival, il jouait aussi dans un groupe : Backbone. Depuis il a décidé de monter son projet solo JON ONJ. Il vient de sortir son premier album et il se trouve que j’y ai participé. Jusqu’à maintenant, il jouait tout seul sur scène mais depuis un an on bosse sur une formule live à quatre (pour quand on aura le droit de jouer…). Une vraie rencontre humaine qui se traduit en projet, c’est pour ça qu’on fait de la musique.


Johnnie Carwash

Babil : Ils sont de Lyon comme nous et font la musique qu’on aimerait tous faire : radicale et fun. Ça va droit au but sans prise de tête et c’est trop efficace. C’est trop cool quand t’es issu d’une même génération et d’une même ville de voir comment les uns et les autres évoluent dans leurs projets musicaux et s’affirment. En plus, ce sont des gens très drôles et pleins de dérision, ça on aime beaucoup. Je me souviens de Max (le batteur au micro Britney) qui venait aux jams qu’on organisait avec des potes dans un bar irlandais (le Kelly’s représente). On était des gamins. Ah mais on l’est toujours, yes.


Étienne de Crécy

Loïc : À l’époque du projet Moi Je, on avait monté un live avec Babil, Antoine L et Simon et on jouait pas mal dans les soirées étudiantes. Ce coup-ci, on s’est bien amusé à Angers pour le festival Cathocalypse avec un tour de Hummer dans la ville. On a fini par atterrir dans un petit resto qui avait pour habitude d’accueillir les célébrités. Avec nous étaient présents les autres artistes dont monsieur de Crécy qui nous a régalé de quelques anecdotes propres au showbiz. Fait notable : l’organisation avait même prévu des cigarettes magiques pour tous les artistes dans les loges. Ce morceau est adapté aux souvenirs de soirée sans cerveau.


Supa Dupa

Antoine S. : Supa, c’est les copains. Et ça fait toujours plaisir d’avoir des potes qui font du bon son. Les gars sortent toujours des tracks qui déchirent et leurs concerts sont toujours énormes.
J’ai débarqué à Lyon il y a quelques années et, pour moi, ils ont toujours fait partie de la scène musicale du coin, et maintenant de Paris aussi. Ces gars-là amènent une pure énergie, un truc rafraîchissant, et à chaque fois que je suis amené à voir un ou plusieurs membres du groupe pour faire du son, c’est toujours le feu. J’étais en résidence avec trois d’entre eux ainsi que d’autres musiciens il y a deux semaines, et ça restera pour moi un des moments de musique et d’amitié fort de cette année un peu spéciale. Si vous êtes en manque de bon son Supa Dupa peut vous aider grâce à ce clip du futur.


Kitch

Antoine L. : J’ai rencontré les gars de Kitch à l’époque où on étudiait tous ensemble à l’Ecole de Musique de Villeurbanne, à côté de Lyon, à l’occasion d’un projet qui s’appelait « 100 Guitares sur un Bateau Ivre ». Ça pose le décor.
Depuis, on est resté bien potes et on garde un œil bienveillant sur nos aventures mutuelles.
Leur musique est joliment réfléchie et travaillée, mais a aussi un côté brut et sauvage qui colle à leurs racines rock et te donne envie de suer dans une salle de concert.
En plus de ça, ce sont des musiciens hyper talentueux et prolifiques qui ont déjà sorti deux albums et bossent sur le troisième. Ils font ce qu’ils aiment et puis c’est tout. « Hell Leefan » représente bien tout ça.


« Setbacks » de TOHU BOHU, sortie le 19 mars 2021 chez 3LB Production.


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