[Interview] The Silver Lines

Le rendez-vous est pris en terrasse en compagnie des figures montantes du rock anglais venus tout droit de Birmingham, en plein cœur des Midlands britanniques. Dan et Joe Ravenscroft, respectivement au chant et aux guitares forment la moitié de The Silver Lines. Patients et disponibles, ils nous attendent de pied ferme en terrasse avant les balances pour un rapide entretien, toutes lunettes de soleil dehors. L’occasion d’en apprendre davantage sur leurs prochains projets ambitieux et leurs engagements, sur scène et dans les textes, avant la Marshall Night du Supersonic le soir même.

The Silver Lines © dka_demon
  • Vous êtes en pleine tournée française, avez-vous déjà autant exploré ce territoire auparavant ?

Nous étions déjà venus en tant que touristes et en décembre, nous avons joué aux Trans Musicales de Rennes. Nous sommes aujourd’hui au septième jour de notre première tournée française en tête d’affiche. Jusqu’ici, tout se passe très bien et on a déjà joué dans pas mal de belles villes comme Sète ou Annecy, et ce soir, nous sommes à Paris !

  • Parlez-nous de votre dernier single « Cocaine »…

Ironiquement, on a créé « Cocaine » à partir d’une seule note qu’on voulait jouer durant tout le titre, on l’a composé lors d’une répétition comme une blague où l’on répétait sans cesse ce mot « cocaine ». La suite est venue d’elle-même. Un jour, nous l’avons improvisé lors de balances, alors que nous n’avions pas encore écrit toutes les paroles. Les gens présents dans la salle se demandaient ce qu’était ce titre ? Finalement, on l’a joué le soir même ! (rires). De base, nous pensions l’écrire comme un poème.

  • Vous faites partie de cette nouvelle vague de groupes rock de Birmingham, mais s’il y a un nom qui revient sur toutes les lèvres, c’est d’abord le vôtre. Comment expliquez-vous cela ?

Les messages se veulent clairs dans nos chansons. Il y a ces groupes qui se définissent post punk mais nous n’avons pas forcément de style bien particulier nous concernant. Certains groupes entretiennent le cliché macho, d’autres n’assument pas leur côté boys band ; nous avons fait le choix de l’honnêteté, de nous montrer tels que nous sommes. Nous ne pouvons pas nier bien sûr cette tendance en Angleterre de la « musique à guitare » qui entretient une relation culturelle avec la consommation d’alcool. C’est pour nous un cliché anglais qui colle à la peau du rock. Nous sommes fiers de nous présenter au naturel et nous ne ressentons pas le besoin de suivre les codes des autres groupes.

  • 2024 est bien partie pour être une grande année pour vous, entre les tournées et votre présence sur de nombreux festivals. Pensez-vous déjà à lannée prochaine ?

Pour 2025, nous commençons à songer un peu au futur album ! Tout dépend de ce qui se passe cette année ; nous sortirons déjà un EP en septembre. Nous aimerions bien prendre le temps d’enregistrer de nouveaux titres, car c’est toujours un peu compliqué de trouver le meilleur moment pour s’y consacrer tous ensemble. Et nous adorons voyager aussi bien sûr ! L’Amérique nous tente particulièrement.

  • Quand vous écrivez vos textes, quelles thématiques vous tiennent particulièrement à cœur ?

Nous parlons très souvent de masculinité toxique ! Aussi de cette culture de grandir trop vite, comme le fait d’avoir la maison et le chien à tel âge et de se sentir coincé ensuite. Je pense que ce n’est bien pour personne, homme comme femme. Tout le monde a le droit d’emprunter des chemins différents dans la vie.


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Carolina Moreno

Carolina Moreno

Photographe et artiste visuelle basée à Paris