[Focus] Ceux qu’il ne faut pas manquer au MaMA 2015

Le MaMA (Marché des Musiques Actuelles), installé depuis quelques années dans les quartiers de Pigalle et Montmartre, revient pour une sixième édition et pour la première fois sous la forme d’un festival, ouvert autant aux mélomanes qu’aux professionnels, et permettant ainsi à tous de passer d’une salle à l’autre pour vaquer de découvertes en surprises.
Durant trois jours, du mercredi 14 au vendredi 16 octobre, les plus belles salles de Paris (Le Trianon, La Cigale, le Divan du Monde, les 3 Baudets) accueilleront pas moins de 120 concerts.
Et parce qu’il sera de toute évidence impossible de tout voir (même doté du don d’ubiquité) et pour éviter au maximum les frustrations dont vous serez victimes, découvrez nos nombreux coups de cœur parmi les artistes déjà annoncés, afin de vous permettre de vous concocter le planning idéal.

MaMA 2015

Mercredi 14 octobre 2015

Mercredi 14 octobre 2015 (1/2)

Elvis Perkins / La Cigale (19h15)

Un troisième album « I Aubade » dans les bagages, le songwriter et interprète new-yorkais Elvis Perkins viendra distiller son folk essentiel dans l’héritage de Syd Barrett et Bob Dylan.

crédit : Huger Foote
crédit : Huger Foote

Jain / Le Bus Palladium (21h15)

Entre pop, électronique et musiques du monde, la jeune auteure, interprète et beatmaker toulousaine Jain passe les montagnes, les fleuves et les frontières pour parcourir son monde musical, telle un voyageur en quête de nouvelles rencontres et saveurs. Agréablement dépaysant.

crédit : Carcasse
crédit : Carcasse

Nathaniel Rateliff & The Night Sweats (Le Backstage By The Mill / 20h45)

On savait depuis toujours l’homme à la voix grave et confidente amoureux du folk, mais on ignorait jusque là son attirance pour la soul et le RnB. Nathaniel Rateliff, folk-pop hero du Colorado, se lance en compagnie de la formation The Night Sweats dans un testament soul enflammé et absolument divin. Irrésistible.

Born Ruffians (La Cigale / 20h20)

Avec leurs mélodies indie-pop accrocheuses et leurs gueules d’anges, on voit les Canadiens de Born Ruffians comme les petits frères des tempétueux Portlandais de Hockey (Too Fake), voire des Versaillais de Phoenix. Résultat : des tubes en pagaille qui tombent sur nos têtes comme lorsqu’on secoue un arbre de fruits mûrs, une nonchalance jamais agaçante et une terrible envie de chanter avec eux.

crédit : Laura Lynn Petrick
crédit : Laura Lynn Petrick

Shake Shake Go (Le Bus Palladium / 22h30)

Idylle pop réconfortante et avide de grand air, la musique du quintette franco-gallois Shake Shake Go, porté par la voix chaleureuse et euphonique de sa chanteuse Poppy Jones, donne des ailes. Impossible de ne pas succomber à ces compositions folk-pop légères charriées par la houle et les grands vents.

Last Train (La Boule Noire / 21h20)

Révélation rock des derniers INOUïS du Printemps de Bourges, les Alsaciens de Last Train vont jusqu’à se briser la voix et fracasser leurs guitares sur scène pour défendre avec hargne leur statut de descendants de BRMC. Pour les avoir vus on stage, difficile de penser le contraire : les quatre musiciens ont le talent, l’énergie et la foi pour y parvenir.

crédit : Bartosch Salmanski
crédit : Bartosch Salmanski

Radio Elvis (La Boule Noire / 20h10)

Pop lettrée, chanson française racée : Radio Elvis a, en l’espace de deux EPs, acquis ses plus grandes lettres de noblesse. Des textes qui font mouche, qui s’écoutent et s’écoulent patiemment pour des émotions qui montent comme la sueur descend le long des joues.

Bruce Brubaker (Les Trois Baudets / 22h20)

Virtuose du modern classical, Bruce Brubaker reprenait en début d’année l’œuvre minimaliste du maître du genre, Philip Glass, jouant sur l’émotion de séquences rapides et additionnelles interprétées avec sensibilité au piano. Fascinant et intrigant, découvrir l’album « Glass Piano » sur scène promet déjà quelques frissons.

crédit : Timothy Saccenti
crédit : Timothy Saccenti
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