[Clip] Zappeur Palace – Overdose

Interrogation constante sur la place d’un protagoniste se demandant ce qu’il fait là, entre jugement et règlement de comptes, « Overdose » de Zappeur Palace crée rien de moins que l’immersion parfaite de l’être humain dans l’acte si difficile de surmonter sa peur à grands coups d’adrénaline.

Un éclairage discret et bleuté. Un lieu comme tant d’autres, couloir désert et angle aigu prenant rapidement des allures de menace. Au milieu de ce décor oppressant, un homme, assis sur une chaise et encerclé par des figures menaçantes. Que se passe-t-il ? Qui est qui, et pourquoi sont-ils là ? L’intelligence de « Overdose » réside, avant tout, dans l’intemporalité et le suspense croissant de son déroulement : aucune notion de minutes ou de secondes, aucun signe de jour ou de nuit. On est au cœur de l’opposition, et les réponses viendront d’elles-mêmes, sans que l’on puisse, à aucun moment, les deviner.

Entre pop et rock, les lignes mélodiques pénétrantes de Zappeur Palace s’immiscent dans nos pensées et dévoilent, lentement mais sûrement, les causes de cette « Overdose » programmée. Alors que le héros – malgré lui – n’a besoin que d’une présence simple, dépouillée de tout attrait artificiel ou dénaturant le sentiment, il hurle cette frustration et l’assume d’un bout à l’autre du clip, malgré la pression latente de la bien-pensance. l’amour, ici, n’est pas une question de paraître, mais bel et bien d’être, sans se camoufler sous de fausses intentions physiques. Mais c’est aussi la quête de l’aspect extérieur qui revêt, dans la mise en scène mouvementée et brumeuse de Paul Smeyers // POKA PRO, des niveaux plus humains et naturels. L’emprisonnement aidera-t-il à la prise de conscience ? C’est une certitude, même s’il faut se battre pour y parvenir.


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