[Interview] Slim & The Beast

Confinés chez nous depuis bientôt un mois, on en profite aussi pour prendre régulièrement des nouvelles de nos artistes préférés. Aujourd’hui, on a rendez-vous avec un trio franco-américain, Slim & The Beast, pour qui notre sympathie à son égard n’a d’égal que le talent brut de sa musique. Distillant avec soin les extraits de son premier EP depuis plus d’un an à travers des sessions acoustiques intimistes et autant de clips ensoleillés, Aurel, Aaron et Samuél font rayonner sur nos platines et dans nos habitations la chaleur de leurs compositions optimistes, généreuses et entraînantes. De leur première amitié confortée sur un terrain de basket à leurs débuts on stage dans des bars animés de La Nouvelle-Orléans, jusqu’à un Zénith complet à Paris début mars (en première partie de Caravan Palace), on revient avec eux sur la genèse du projet. On vous dévoile, en leur compagnie, les secrets du tournage de leur dernier clip dans la banlieue de Los Angeles, leur travail de composition en confinement et leur approche de la musique, sans oublier les projets en cours et, surtout, à venir. Une rencontre profondément touchante, philosophique et riche d’enseignements qui nous invite à repenser, en cette période inédite, notre rapport à l’autre comme à la création.

crédit : SoMe
  • Salut les gars, comment allez-vous ? Comment se passe votre confinement, comment gardez-vous le contact tous ensemble durant cette période insolite ?

Aurel : Salut ! Pas trop mal, on s’occupe comme tout le monde à contempler le ciel ou les murs (haha) et surtout à faire de la musique. On garde contact par vidéo call surtout et ça marche plutôt pas mal !

Aaron: Hi! doing well, taking the time to be creative, spending lots of time with my acoustic guitar, and FaceTiming and WhatsApp’ing the guys as much as possible to work out collaborations. Adjusting to confinement one day at a time, so far so good.

Aaron : Salut ! Ça va bien ! On s’adapte petit à petit au confinement.

Je passe beaucoup de temps avec ma guitare acoustique et sur Whatsapp afin de rester en contact avec le reste du groupe. On continue d’être créatif autant que possible. Jusqu’ici tout va bien.

Samuél : Ça ne se passe pas trop mal ! Avec toute la technologie qui nous entoure, on n’a pas de quoi s’ennuyer. On joue et on écoute beaucoup de musique, donc la vie est belle !

  • Comment occupez-vous vos journées en ce moment ? Arrivez-vous à composer ensemble, à réfléchir à de nouveaux titres comme si vous étiez tous trois dans la même pièce ?

Samuél : Je joue beaucoup de piano pour m’inspirer des nouveaux types d’accords (surtout neo-soul !). J’apprends des reprises aussi. Et je bosse sur un roman que j’écris depuis 2015 ! Alors je suis bien occupé !

Aaron : Nous communiquons déjà tellement par SMS et FaceTime que nos habitudes de partage d’idées n’ont pas trop changé. Nous envoyons toujours des mémos vocaux à chaque fois que nous sommes inspirés pour partager de nouvelles idées de chansons.

  • J’ai vu que vous sortiez actuellement des reprises acoustiques en quarantaine des titres de votre EP, baptisée « Quarantune ». Pouvez-vous nous parler du processus d’enregistrement dans ces conditions : l’un d’entre vous commence à jouer et les autres jouent ensuite pour compléter ? Jouer en condition live, mais à distance, c’est possible ou difficile pour avoir un mix correct ?

Aurel : Oui, c’est ça, il y en a un ou deux d’entre nous qui jouons la « base » du morceau avec leurs voix. Je reçois le fichier vidéo et son de chacun pour ensuite enregistrer ma partie par-dessus puis faire un montage du tout. On cale un peu l’audio et puis c’est parti ! Jouer en total « live » parait assez difficile pour le moment.

  • « Pasadena », c’est le nom de votre tout dernier clip. Avant de parler du clip, il y a une belle histoire derrière ce morceau. Pasadena, c’est cette grande ville collée au nord-est de Los Angeles dans laquelle vous avez grandi Samuél et Aaron, c’est ça ?

Samuél : Pas exactement. Notre père habite en Californie depuis 2006, donc on connait bien Los Angeles et ses alentours. Il y a quelques années, Aaron a écrit un poème pour l’anniversaire de notre père, et ce poème est devenu la chanson !

  • C’est d’ailleurs votre père à tous les deux qui est figurant à la fin du clip. Embarquer votre famille dans votre aventure musicale, c’était pour les remercier aussi de ce qu’ils vont ont apporté ?

Samuél : Bien sûr ! Nos parents sont profs de théâtre et tous les deux d’excellents chanteurs. On a grandi avec de la musique en permanence, en faisant des harmonies dans la voiture quand on allait à l’école, ce genre de trucs… Donc quand l’opportunité de faire un clip de « Pasadena » s’est présentée, c’était l’occasion non seulement de le tourner en Californie, mais aussi qu’il y apparaisse avec sa maison qui a inspiré la chanson.

  • On va continuer un peu sur la famille : vous chantez et jouez tous les trois de la guitare, vous avez grandi, semble-t-il, avec des classiques blues, rock, folk à la maison. Mais ma question portera plutôt sur votre propre héritage musical. Vos parents étaient-ils également chanteurs, musiciens et si oui, que vous ont-ils transmis ?

Aaron : Nous avons grandi en Caroline du Nord et y avons puisé beaucoup d’influences musicales, en particulier folk. Nos parents écoutaient beaucoup James Taylor, Neil Young, Joni Mitchell, les Beatles, Eric Clapton, nous avons donc aussi beaucoup été influencés par ces artistes emblématiques des 60s et 70s ! Queen et Pink Floyd ont également été des influences importantes pour nous pendant notre adolescence.

Aurel : Ma mère est musicologue et m’a appris beaucoup de choses sur l’histoire de la musique en général. Mon père avait l’habitude d’acheter tous les tops 10 albums du New York Times ce qui m’a ouvert à tous types de musiques. J’ai aussi un cousin qui fait une belle carrière dans la musique et avec qui j’ai fait mes premières jam-sessions à 10 ans. Tout cela m’a apporté une certaine confiance dans la possibilité de jouer beaucoup de styles, plusieurs instruments, dont le chant, la guitare, la batterie, les platines de scratch, la basse, etc.

  • Pour revenir maintenant sur le clip de « Pasadena », vous avez fait appel à la longboardeuse Natalie Pluto et au skater et vidéaste Nick Jones. Comment êtes-vous entrés en contact tous ensemble, ainsi qu’avec les nombreux skaters qui figurent dans ce super clip ? Avez-vous collaboré à distance en leur laissant une certaine carte blanche ou vous êtes-vous rendus sur place pour les besoins de ce clip ? On veut tout savoir !

Aurel : Tout s’est fait via Instagram. On avait l’idée de faire un clip de « longboard dance » depuis un moment déjà, mais on ne connaissait que très peu cette communauté et encore moins en Californie. On a donc commencé à contacter plusieurs comptes qui diffusaient des images qui collaient bien à l’idée dont on se faisait du clip et en particulier Longboard Dance. Bien que basé à Moscou, l’administrateur du groupe, très connecté avec la scène du longboard dance partout dans le monde, nous a mis en relation avec une vingtaine de skaters basés en Californie en leur présentant, notre groupe, la chanson et l’idée du clip. On a reçu un super retour de tout le monde et au fur et à mesure des conversations on a créé l’équipe, le scénario, la date, etc. J’ai pris un vol pour Los Angeles pour quatre jours seulement et n’ai rencontré tout le monde que le jour du tournage !

C’était une superbe aventure humaine basée sur un partage de passions, la joie de s’entraider, des bonnes vibes et une envie spontanée de collaborer sur un projet qui plaisait à tout le monde. Nous avons pris un risque c’est sûr, mais jusqu’ici ça nous a toujours bien réussi et on a toujours fait de super rencontres !

  • Génial ! Vous avez assuré début mars les premières parties de la tournée de Caravan Palace, tournée que vous reprendrez avec eux en fin d’année. Comment les avez-vous rencontrés, qui a fait le premier pas ?

Aurel : Je connais le groupe depuis des années, car un des membres est un super pote et je suis auteur sur certains de leurs morceaux (notamment les paroles de « Lone Digger », « Miracle », « Wonderland » entre autres). À force de travailler en studio avec eux, j’ai pu leur faire écouter notre musique qu’ils suivent depuis un moment. Puis il y a quelques mois, un des membres nous a demandé directement si on voulait assurer les premières parties lors de leur tournée française. L’invitation vient donc directement du groupe et ça nous a vraiment donné des ailes pour continuer à fond notre projet !

  • Même si la tournée a été jusqu’ici de courte durée, que retenez-vous de cette expérience ? Je pense notamment à votre concert au Zénith de Paris qui a dû être un moment très fort en émotion.

Samuél : Clairement le concert au Zénith était le « highlight » de nos vies musicales. Il y avait de la famille et des amis qui venaient de partout dans le monde pour nous soutenir et les spectateurs parisiens ont été super chaleureux à notre égard… On vous aime Paris ! C’est dur à expliquer l’expérience d’être sur scène devant autant de monde. Dans ces moments-là, il faut surtout profiter et se rendre compte à quel point c’est beau de partager un moment aussi spécial avec autant de monde. Bien qu’on ait fait que trois concerts (sur cette tournée avec Caravan Palace NDLR), on a bien conscience de devenir professionnel, on peut être fier de tout ce que nous avons fait pour arriver à ce moment-là, et on comprend que ce n’est que le début… On a hâte de retourner sur la route pour découvrir de nouvelles villes et partager notre musique avec de nouveaux fans !

Aaron : Nous n’avons joué que trois concerts avant que la tournée ne soit reportée à l’automne, mais cela nous a déjà tellement appris sur nous-mêmes ! Jouer devant une foule aussi importante nécessite de faire sentir au public une présence forte. Il a donc fallu que nous apprenions à jouer avec plus d’énergie, de feu et de confiance que jamais. On a beaucoup répété pour ça et ça s’est très bien passé ! Notre spectacle au Zénith de Paris en particulier était surréaliste et très émouvant, un rêve devenu réalité. Jouer pour la première fois devant une telle foule et recevoir une réponse si enthousiaste du public ! Ce fut un moment extraordinaire que nous n’oublierons jamais. On a vraiment hâte d’en vivre d’autres comme ça !

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  • On a pu lire pas mal d’histoires sur votre rencontre : une amitié qui est née sur un terrain de basket. Finalement, c’est le sport et non la musique qui vous a d’abord réunis ? La pratique sportive, c’est quelque chose qui compte dans vos vies de musiciens au quotidien ?

Samuél : On a tous les trois grandi aux États-Unis où le sport est presque une religion, surtout le basket à New York et en Caroline du Nord. À la base c’est bien le sport qui nous a réunis, car j’ai rencontré Aurélien un terrain de basket à Paris. Mais c’était la musique qui nous a montré qu’on avait une connexion qui dépassait le basket (c’est rare en général de voir des joueurs en dehors du terrain).

Pour nous trois, la pratique sportive dépasse la simple « pratique », ça fait partie de nous.

On a beaucoup joué au basket quand on était à Nouvelle-Orléans, et on continue à Paris…

On peut toujours nous trouver sur le terrain de basket derrière l’église Saint Paul les weekends quand il fait beau ! La musique, c’est la vie, oui, mais « ball is life » aussi !

  • Depuis cette histoire, vous avez résidé plusieurs mois à La Nouvelle-Orléans et enregistré vos premières maquettes à Barcelone. Pourquoi êtes-vous revenu à Paris pour enregistrer l’EP ? La France offre-t-elle plus d’avantages pour vivre mieux de sa musique par rapport à l’Espagne ou les États-Unis ?

Aurel : Paris est non seulement une des plus belles villes du monde, mais c’est surtout une des villes les plus inspirantes du monde. J’ai rencontré Samuél à Paris. C’est là que tout a commencé. Notre style, mêlant nos origines américaines à des influences plus électroniques de la scène française, est né ici. C’était important pour nous de travailler avec des producteurs qui nous inspirent. Et travailler avec Yann de Gush, Thomas de Pampa Folks, Irfane de Breakbot et le jeune producteur Jules Jaconelli (un vrai génie de studio) nous a donné un bon équilibre entre nos racines américaines et la musique de 21e siècle.

  • Votre premier concert ensemble a eu lieu à La Nouvelle-Orléans. Dans quelles conditions était-ce et que vous a apporté cette expérience ?

Samuél : Notre premier concert était dans une toute petite salle qui s’appelle « Dragon’s Den » dans le French quarter de La Nouvelle-Orléans. Le bar était sombre et le barman ne savait pas comment gérer le système de son. C’est donc techniquement ce jour-là que nous sommes devenus ingénieurs du son. (rires) C’était aussi la première fois que nous avions été engagés pour jouer un set de trois heures ! On a donc dû apprendre beaucoup de chansons ensemble. Jouer dans les clubs de La Nouvelle-Orléans, ça t’apprend beaucoup, je pense. Il y a tellement de musique live partout et que c’est super important d’arriver à garder l’attention du public. Il faut donc une bonne présence sur scène et surtout être super tight et synchro. Cela nous a vachement rapprochés et nous a rendus musicalement meilleurs.

  • Vous partagez tous trois la nationalité américaine, mais êtes également Espagnols pour Aaron et Samuél et Français pour Aurélien. Le fait d’avoir la double nationalité vous donne indéniablement un avantage pour vous ouvrir à de nouvelles audiences. Vous avez commencé à creuser ces filons afin de conquérir l’audience nord-américaine voire internationale ?

Aurel : Oui, nous avons commencé à nous faire « entendre » bien au-delà de la France grâce a nos communautés d’amis aux USA qui nous suivent depuis le début du projet, que ce soit à La Nouvelle-Orléans ou sur la côte est à New York ou même Boston. Le fait d’avoir travaillé aussi au label Downtown Records à New York m’a permis d’avoir de bons contacts aux USA qui, on espère, ouvriront des portes le moment venu. Et puis, nos profils internationaux nous ont déjà permis de voyager en Europe pour jouer en Suède, Espagne, Portugal, Suisse…

  • Après avoir pas mal tourné jusqu’à présent, quel est votre plus beau souvenir de concert ? Ou plutôt y a-t-il des soirées qui ont eu un rôle décisif dans la suite de votre projet commun ?

Samuél : On a joué dans des endroits improbables. Dans les Alpes en Suisse, dans un petit bar de village du Portugal, au Yacht Club de Monaco, dans la rue du Massachusetts… mais le Zénith à Paris reste l’expérience la plus extraordinaire sans aucun doute : c’était la première fois de nos vies qu’on jouait tous les quatre (avec Thibaut on the bass !) devant plus de 5000 personnes. L’énergie qu’on a ressentie devant autant de monde c’était tout simplement magique et tellement humain… un véritable rêve !

  • Avez-vous remarqué des différences dans le mode de consommation musical entre les États-Unis, l’Espagne et la France ?

Samuél : Pas trop. Chaque personne est différente, peu importe la culture. Il y a beaucoup de gens aux States qui n’écoutent que des playlists, mais en France aussi. Il y a des gens qui préfèrent écouter des albums entiers, des lives… la plus grande différence entre les États-Unis et l’Europe sont les « tips ». Aux US, les pourboires font partie essentielle de la vie d’un musicien. À La Nouvelle-Orléans, on pouvait vivre de la musique. En France, ce n’est malheureusement pas possible pour le moment. Il faut avouer que La Nouvelle-Orléans est spéciale. C’est une des seules villes où un musicien peut vivre avec ses pourboires en jouant 3-4 fois par semaine.

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  • Vous vous êtes trouvé impacté par le coronavirus en pleine tournée promotionnelle. Quelles sont les conséquences pour vous ? Comment abordez-vous cette étrange période ?

Aurel : On essaie de prendre ça du bon côté. Les dates sont reportées et non pas annulées donc on en profite pour faire le point sur ce que nous avons déjà réalisé, prendre du recul par rapport au projet et se reposer avant que la tournée reprenne. On travaille sur de nouveaux morceaux et contenus. La sortie du clip de « Pasadena », c’était notre façon à nous d’apporter un peu de légèreté et de soleil aux gens pendant cette période morose. Il y a toujours de belles choses à tirer d’un moment difficile.

  • Pensez-vous que le confinement va changer durablement le monde de la musique ou est-ce juste temporaire ?

Aaron : Bien que le confinement soit un peu étrange, surréaliste et difficile à certains moments, nous espérons que le monde pourra en bénéficier sur le long terme. Peut-être pourrons-nous en retenir quelques leçons qui nous permettront de vivre plus harmonieusement avec la nature, mais aussi les uns avec les autres. Musicalement, beaucoup d’excellents disques et chansons seront écrits au cours de cette période. Espérons qu’ils soient porteurs de messages forts capables de changer la façon dont nous vivons sur notre planète.

  • Votre premier EP est sorti en octobre dernier. Qu’avez-vous en vue pour la suite : un nouvel EP ou plutôt un album ?

Aurel : Pour le moment, nous n’avons pas encore pris de décisions. On a la chance d’avoir plusieurs chansons déjà prêtes, mais nous préférons rester patients (surtout avec cette situation) afin d’avoir l’opportunité de défendre chaque titre comme il se doit. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura plein de nouvelles chansons en 2020 !

  • Finalement, la période de confinement est-elle un mal pour un bien pour la préparation de ce prochain disque ?

Aaron : Je ne pense pas que ce soit nécessairement bon ou mauvais, peut-être les deux ? Le bon côté est que nous avons déjà des chansons prêtes à sortir donc cela nous donne un certain confort pour nous projeter plus loin dans le futur et décider ce que nous sommes prêts à sortir et ce qui pourrait nécessiter plus de travail. Cela nous donne également de l’espace pour créer de nouvelles chansons, ce qui peut être difficile à faire quand on est très occupés à tourner et à jouer live.

  • Vous avez sorti votre EP en format vinyle et à un petit tirage. Et vous êtes également pas mal streamé sur les plateformes digitales ? Comment écoutez-vous personnellement la musique dans votre quotidien ? Sur une chaîne hi-fi, avec la platine, en prévoyant des sessions d’écoute ou avec le baladeur en mode nomade ?

Aaron : Il y a tellement de façons d’écouter de la musique de nos jours… presque trop ! Notre EP est disponible sur vinyle, CD et plateformes de streaming. Pour moi, rien au monde ne vaut écouter un vinyle sur une bonne platine. C’est tellement intentionnel ! Cela permet à l’auditeur de vraiment se plonger dans la musique. Quand une platine n’est pas disponible, Spotify est presque toujours la façon dont j’écoute de la musique. C’est tellement incroyable de pouvoir découvrir de la nouvelle musique et des artistes extraordinaires (* toux Slim & The Beast * toux) dont vous n’auriez jamais entendu parler autrement.

Aurel : Pour moi la musique m’accompagne partout, que ce soit du jazz le matin en me levant, du hip-hop la journée en me baladant dans Paris, de la soul pour l’apéro, et ma guitare sur le canapé entre tout cela. J’aime écouter des albums entiers sur ma platine quand je suis à la maison, mais aussi mes playlists folk, soul, rock, hip-hop et jazz sur Spotify en mode nomade ! Et puis parfois du silence total, pour réfléchir et me concentrer sur de nouvelles idées musicales ou autre.

  • J’ai vu que vous aimiez bien partager les tablatures de vos morceaux sur Facebook. Avez-vous eu des surprises en retour qui vous ont inspiré, voir même fait évoluer votre approche de vos morceaux ?

Samuél : On a vu plusieurs reprises qui étaient vraiment touchantes. C’est un rêve de voir des musiciens qui t’inspirent jouer tes propres morceaux, donc bien sûr chaque fois qu’on voit que quelqu’un a pris le temps d’apprendre un de nos titres, ça nous fait extrêmement plaisir et nous invite à encore plus aller dans ce sens. On pense que la musique est avant tout un partage et qu’il n’y a pas de meilleure façon pour un morceau de vivre que d’être joué et réinterprété de différentes façons par autant de personnes que possible.

  • Prévoyez-vous de réaliser des featuring dans une prochaine session acoustique ou le prochain EP ?

Aurel : Les arrangeurs avec qui nous travaillons sont en quelques sortes déjà des sortes de mini featuring, car ils apportent beaucoup à nos morceaux (ligne de basse, riff de guitare, différentes textures ici et là). Mais pour ce qui est d’un vrai featuring, nous sommes ouverts à tout. On verra d’ici la prochaine sortie, si quelqu’un peut apparaître de manière plus prononcée sur un titre sous forme de featuring ou même de remix.

  • On vous sait proches de Yan du groupe GUSH et de Irfane, qui pose sa voix sur nombre de morceaux de Breakbot. Tous deux ont notamment produit des titres de votre premier EP. Est-ce qu’on pourrait rêver d’un featuring avec eux ?

Aurel : Rien de concret pour le moment, mais ça pourrait arriver, car ce sont tous le deux de vrais copains qui croient bien au projet et nous suivent de très près depuis le début.

  • Si vous deviez reprendre ensemble un titre que vous n’avez jamais joué jusqu’ici, sur quel titre plancheriez-vous ensemble ? (On croise fort les doigts pour le découvrir bientôt alors !)

Aaron : Question difficile, parce que nous aimons bien jouer des reprises et nous en avons déjà pas mal joué. En ce moment, on a un goût plus prononcé pour les reprises d’artistes modernes alors pourquoi pas « Stay Together » d’Anderson .Paak ou « Honey Bee » d’Unknown Mortal Orchestra, deux titres/groupes que nous adorons.


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