[Clip] [Exclusivité] Ossayol – The twins

D’Ossayol, nous savons déjà qu’il ne laisse absolument rien au hasard, s’impliquant corps et âme dans ses créations, qu’elles soient musicales ou visuelles. Avec « The twins », le songwriter continue à développer son insatiable curiosité, cette fois-ci à travers un échange amoureux d’une beauté à couper le souffle, alliant tendresse et humanité.

Il y a, dans « The twins », un paradoxe : celui de la douceur mélancolique d’une chanson éperdue d’amour et de confidence, projetée sur un plan-séquence nous présentant un couple se cherchant, s’embrassant, se touchant. La vision de cette scène devient, dès lors, à la fois attirante et étrange ; car, en quelques minutes, Ossayol nous confronte autant à la passion qu’à l’absence, comme si les événements n’étaient que le souvenir d’une joie trop tôt disparue. Mais les instants qui nous frappent se font rapidement précis et admirables. Aucun voyeurisme dans la réalisation du compositeur ; simplement, l’envie de montrer que l’acte de fascination émotionnelle est avant tout commun, union symbiotique des corps, des mains et des lèvres alors que la nuit tombe.

Se repousser pour mieux se toucher. Se mordre pour mieux s’embrasser. Les deux acteurs, Pauline et Jimmy, oublient la caméra qui tourne autour de leur danse nuptiale et se confondent, s’entrelacent, se lient pour l’éternité. Alors que la lumière décline, leur couple étincelle, brille de mille feux. Un érotisme rare et onirique, illustrant à la perfection ce que le partage d’une vie exige de contretemps et de réconciliations. On crie, car on n’est rien sans l’autre. On hurle l’absence. On appelle à l’aide. Jusqu’à l’accord parfait, porté par le bruit des vagues, alors que les éléments entourent les enveloppes charnelles ne faisant qu’une. « The twins » est une existence tissée devant l’astre solaire qui, lui-même, s’incline. Laissons-les profiter. Et aimons-les, à notre tour.


Retrouvez Ossayol sur :
Facebook

Partager cet article avec un ami