[Focus] MaMA Festival 2019 : huit découvertes à ne pas manquer

Sur les 120 groupes et artistes programmés cette année au MaMA Festival, on a retenu pour vous huit découvertes françaises et de pays voisins (Suisse et Royaume-Uni) ou bien plus lointains (Israël et Nouvelle-Zélande). Focus sur nos coups de cœur de cette 10e édition à découvrir du mercredi 16 au vendredi 18 octobre sur les scènes nocturnes de Montmartre et Pigalle.

Mercredi 16 octobre 2019

SOOMA

À la Boule Noire de 20h30 à 21h10

À une lettre près, on pourrait les confondre avec un groupe qui fit les grandes heures du rock marseillais. SOOMA, avec deux o, lui vient de Zurich en Suisse et comme tout bon power trio qui se respecte est là pour casser des dents. Lignes de basse hyper lourds, riffs assourdissants, frappes sans retenue et par-dessus, le chant grave de Yannick Consaël. Pas de doute, les nouvelles recrues de Jerkov Music vont jouer la carte de l’efficacité pour faire retentir leur concentré brut et sans artifice de grunge noisy à souhait.


WILDES

Au Carmen de 22h30 à 23h15

Dans la veine magnétique de London Grammar et de Florence and the Machine, Ella Walker alias WILDES, se présente comme l’une des nouvelles têtes à couronner de la pop outre-Manche. Voix lumineuse et puissante, émotion transcendante, mélodies enivrantes, on ne résiste pas bien longtemps au magnétisme et à l’onirisme d’une telle artiste. Déjà consacrée au Royaume-Uni, ils seront bien chanceux ceux qui pourront la découvrir ce mercredi au Carmen avant de la retrouver sur les plus grandes scènes d’Europe au cours des prochains mois.


Jeudi 17 octobre 2019

Black Sea Dahu

À la Boule Noire de 19h30 à 20h10

La Suissesse Janine Cathrein a une telle voix, profonde et envoûtante, et d’une certaine façon androgyne, au sein de son projet Black Sea Dahu, qu’elle nous évoque tout à la fois The Franklin Electric et Half Moon Run. Une intensité vocale, un sens de la respiration dans le texte qui ne cache rien de moins qu’un authentique talent de conteuse moderne. Avec son groupe – ils sont six sur scène, on s’attend déjà à vivre une véritable poésie voyageuse qui trace son chemin parmi des reliefs parfois doux ou plus abrupt de son récent EP, l’excellent « No Fire in the Sand », sorti fin septembre. Sans jamais donner le vertige, la chanteuse de Zurich nous réserve un inoubliable panorama indie folk à découvrir en primeur française au MaMA. Immanquable.


Lola Marsh

Au Carmen de 19h45 à 20h25

Il aura suffi d’un titre récent pour nous convaincre de retenir le duo israélien Lola Marsh dans notre sélection, formé par la sublime chanteuse Yael Shoshana Cohen aux airs de Penélope Cruz et le producteur Gil Landau (sosie troublant d’Olivier Coursier d’Aaron). Voix divinement sensuelle à la Lana del Rey, mélodie western qui trouverait aisément sa place dans un Tarantino, tout nous parle chez ce couple et on s’imagine déjà chevaucher avec le duo dans des paysages à couper le souffle. Avec tous ces ingrédients, on ne résistera pas d’aller faire les cent pas (de danse) jeudi soir au Carmen.


Quentin Sauvé

Au Phono Museum de 20h00 à 20h45

Ancien du hardcore, Quentin Sauvé se réfugie aujourd’hui dans la douceur inerte d’un folk crépusculaire qui se fait notre confident. Sur des mélodies désarmantes à la guitare, sobrement intensifiées de quelques effets entre autres échos, le songwriter lavallois appuie les contours d’une œuvre aussi sombre que sobre, qui touche à l’émotionnel avec une justesse désarmante. À travers son interprétation souvent à vif, on peut distinguer l’intense goût de l’épure.


Awir Leon

Au Magnum Club de 20h00 à 20h40

En avril dernier, on avait eu le privilège de dévoiler en exclusivité « Rain », titre central du golem « Man Zoo », le second album d’Awir Leon. Un titre absolument somptueux, initié en piano-voix pour intégrer une pluie de percussions corporelles évoquant des cliquetis d’un début d’orage sur nos vitres.  Plus organique que son cadet « Giants », évoluant entre neo-soul, RnB et electronica expérimentale, le nouveau disque de l’Amstellodamois cultive, entre terre et ciel, ce goût de l’inattendu et de l’invitation à la transe méditative.


Vendredi 18 octobre 2019

Everyone You Know

Au Cuba Café de 21h30 à 22h00

Auteurs, déjà, d’un second EP, « Look After Your Pennies » moins d’un an le précédent, les prolifiques demi-frangins Rhys et Harvey du groupe Everyone You Know viendront présenter au MaMA leur musique qui aime tant à brouiller les genres et transgresser les conventions. La jeune sensation londonienne évolue ainsi entre une pop particulièrement accrocheuse dopée à la pop culture (on pense notamment au culte « Rockafeller Skank » de Fat Boy Slim sur « Burnin Down » du premier EP), qui exulte sur des parties urbaines particulièrement crues, entre trap et trip-hop. On ne se sait définitivement pas trop à quoi s’attendre avec les deux trublions anglais. Raison de plus d’en être.


Tiny Ruins

Au Phono Museum de 22h00 à 22h45

Direction la Nouvelle-Zélande en compagnie de la divine Hollie Fullbrook alias Tiny Ruins, révélation folk anglaise expatriée à Auckland. Comme un cadeau à ses fans, la chanteuse dévoilait fin septembre une version inédite, en guitare-voix des onze titres de son troisième album « Olympic Girl » prouvant depuis son île du bout du monde, que des versions acoustiques sans artifices et sublimement interprétées peuvent être amenées à dépasser la version originale en full band. On croise déjà les doigts très forts pour la découvrir au MaMA, au moins pour un titre ou deux, dans cette configuration unplugged à la grâce infinie.


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