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[Interview] François Delaunay, co-directeur du Chabada

Co-directeur chargé du projet culturel, François Delaunay est, avec François Jonquet, à l’origine de la création du Chabada. Nous avons retracé avec lui l’histoire de la salle de concert angevine qui fête en 2014 ses 20 ans. Une interview-fleuve au passé, présent et futur, partagée entre souvenirs, rencontres, collaborations, envies et espoirs.

Francois Delaunay par Fred Lombard

  • Pour démarrer, comment es-tu devenu co-directeur du Chabada et quelles expériences t’ont conduites à l’exercice de cette fonction ?

Moi, j’ai eu la chance d’être étudiant à Rennes dès 1976, et du coup, de bouffer du concert dont les premières Trans Musicales et de fréquenter en parallèle des musiciens. À peine arrivé à Angers, comme jeune prof à l’époque, trois mois après j’organisais mon premier concert avec des gens qui sont devenus les Thugs, par exemple. J’ai toujours organisé des concerts, et à un moment donné, en 1988, quand la scène locale, les assos locales se sont fédérées pour créer une association pour aller parler d’une seule voix à la mairie, pour réclamer une salle de concert adaptée au rock, j’en étais assez naturellement.
De cette histoire associative, parce qu’un projet ça se fait toujours avec une asso, qui était ici assez conséquente, la fameuse ADRAMA créée en 88, – on était quatre personnes à porter le Chabada, et ces quatre personnes se sont retrouvées à prendre la direction de la salle au départ.
Il y en a deux qui sont parties et quand on est n’était plus que deux avec François Jonquet, les rôles se sont répartis de manière très naturelle : moi, j’étais responsable du projet, c’est-à-dire des contenus, disons du projet artistique en général, et François Jonquet, de l’administration et de la gestion de ce projet. Une répartition assez classique en culture finalement.

  • Le Chabada a ouvert ses portes en septembre 94, comment tout a démarré ? Pour le dire autrement, de quelles envies, de quelles demandes, de quelles démarches est né cet espace ?

Ce qu’il faut essayer d’imaginer, c’est que le paysage de la fin des années 80 – début 90, n’avait pas grand-chose à voir avec le paysage d’aujourd’hui.
Il y avait une grosse scène française alternative avec évidemment la Mano Negra, les $heriff, enfin un tas de groupes vraiment alternatifs. Moi, j’étais plus dans une veine déjà pop-rock US, mais aussi anglaise, un peu classe. Et il y avait sur la ville d’autres assos plus punk ou plus new-wave.
Quand on est allé voir la ville pour dire « On veut une salle », on pensait qu’on était en retard sur des villes qui en possédaient déjà une comme Rennes avec l’Ubu ou comme Poitiers avec le Confort Moderne, mais on ne parlait pas de musiques actuelles, ça n’était pas naturel.

L'équipe de la mairie et François Delaunay lors de l'inauguration du Chabada en septembre 1994 © Le Chabada

Inauguration du Chabada en septembre 1994 © Le Chabada

Quand le maire de l’époque a accepté, c’était – on s’en rend compte maintenant avec le recul – un vrai enjeu politique. Une vraie prise de risque politique, quoi !
Aujourd’hui, c’est banal d’ouvrir une scène de musiques actuelles. À l’époque, c’était « osé », même si d’autres villes, évidemment, étaient là avant nous.

  • Et avant le Chabada, est-ce qu’il y avait des espaces à même d’accueillir les groupes dans la périphérie angevine ?

Avant ? Ce qui nous a permis d’avoir cette réponse positive de la ville, c’est d’abord qu’il y avait une vraie scène locale, qui faisait parler d’elle. À l’époque, le FAIR existait déjà, et je crois que chacune année, il y avait au moins un groupe qui était dedans. Le groupe emblématique, c’était évidemment les Thugs, mais il y en avait d’autres ; les Happy Drivers, les Dirty Hands qui tournaient beaucoup, voire même certains à l’étranger. Et cette vivacité de cette scène a été reconnue par les médias spécialisés français… donc on se disait : « Angers, c’est une ville vraiment rock ». Et ça, ça a vraiment aidé. Avant le Chabada, la plupart des concerts avaient lieu dans des maisons de quartier, Jean Vilar, Montplaisir, et puis dans une petite salle qui s’appelait l’Arceau avec des concerts organisés par l’association Love Fuzz. On y a vu pas mal de groupes de la scène punk rock de l’époque.
Puis quelques cafés concerts un peu célèbres comme le mythique « Bar Belge » dans la Doutre qui est devenu une compagnie d’assurance, mais qui, à l’époque, accueillait beaucoup de groupes devenus connus par la suite.

  • Entre 1994 et 2014, il y a eu l’arrivée du numérique. Est-ce que ça a bouleversé les pratiques, les fonctionnements du Chabada ?

J’ai envie de dire, en prémisse de l’arrivée du numérique, qu’on a vécu de plein fouet, la venue des musiques électroniques, même si elles existaient bien sûr là avant. Pour nous qui arrivions avec notre culture rock et pop-rock, la culture électronique a fait quand même bouger les lignes.
Même si on a fait venir Carl Craig en 97, il ne fallait pas être trop en avance ; on n’était qu’une petite ville de province.
Et le numérique derrière, c’était d’abord un superbe outil : je me souviens des premières présentations qu’on nous a faites d’internet comme d’un outil pour nous aider à travailler, nous les salles de concerts. C’était un très très gros outil.
Les premières années où je suis arrivé, on faisait tout par fax évidemment. Les négociations pour une éventuelle date de Radiohead pour l’ouverture du Chabada, j’ai gardé les fax quoi !

Après en terme de communication, ça a changé parce qu’effectivement, aujourd’hui, on a beaucoup de gens qui sont devenus de fins spécialistes. Tout est disponible sur internet, on n’a plus besoin de passer par la boutique du disquaire qui à l’époque était précepteur dans les découvertes.
À un moment donné, internet, c’est le royaume des niches, des gens qui vont creuser des sillons et en même temps, qui vont avoir une histoire, une culture, un patrimoine musical. Par exemple, certains vont aller dénicher des groupes obscurs de la new-wave d’il y a 20 ou 30 ans.
Mais le numérique n’est pas un élément marquant de l’histoire du Chabada, juste une péripétie connexe.

  • On voit pas mal d’échanges entre les villes jumelées à Angers : Austin au Texas, Bamako au Mali. Depuis quand ces collaborations culturelles existent-elles ?

Alors, là aujourd’hui, on parle beaucoup d’Austin puisque c’est l’actualité. Mais on a eu une longue période d’échanges et de collaborations avec Bamako, qui s’est faite très naturellement parce que les villes sont jumelées depuis 40 ans maintenant.
J’ai envie de rappeler qu’avec Bamako, on travaillait avec le même état d’esprit qu’avec Austin : chercher à développer des projets communs, des projets professionnels, et ne pas être dans de la coopération uniquement au sens « les blancs du Nord aident les pauvres noirs du Sud », mais de travailler d’égal à égal sur des projets artistiques balaises.
Et ça, ça a été pour nous une très grande richesse, sur lequel on a coproduit des trucs, dont un projet qui est encore en route, qui s’appelle Deltas, qui réunit des musiciens d’Angers (Richard de Lo’Jo et Vincent de Zenzile) et des musiciens de Bamako.

Deltas par Ulrike Monso

Deltas © Ulrike Monso

Pour la petite histoire, on avait imaginé avec le Quai et avec le soutien de la ville à l’époque, de monter un festival autour des musiques du Mali, pour faire savoir de manière nationale et plus encore, qu’Angers était jumelée avec Bamako et qu’on avait la chance de l’être avec une « putain » de ville de l’Afrique de l’Ouest, qui génère l’une des plus grosses scènes musicales africaine.
Tout était dans les tuyaux ; un projet de festival vraiment vitrine de la musique malienne en France, et la crise bancaire de 2008 est arrivée et je nous revoie avec le maire de l’époque, Jean-Claude Antonini, au coin du bar au Chabada me dire « Je crois qu’on va pas le faire le festival, le contexte est quand même un peu difficile ». Et il n’y avait qu’une réponse à dire « Bah, oui ! ».
Et quelques années plus tard, six ans plus tard, on se retrouve à accueillir un festival d’Austin qui nous permet de favoriser ce jumelage avec la capitale texane.
Dans l’esprit, le fait que ce soit Angers, ville moyenne qui soit jumelée avec Austin, grande ville américaine, nous permet de nous différencier par rapport à d’autres villes françaises.
On a la chance de faire venir l’Austin Psych Fest, qui n’est pas, de plus, un festival de country, de musique classique du Texas, car Austin est aussi une des très grandes villes américaines de la musique psychédélique comme Los Angeles et San Francisco. Ça, c’est une vraie fierté.

  • Donc finalement, à travers ces jumelages, Angers fait parler de lui à l’international ?

Ces jumelages nous permettent surtout de faire grandir nos projets, de leur donner des contenus un peu plus forts, d’exposer les artistiques qu’on soutient et cela apporte des opportunités pour les professionnels d’Angers impliqués dans ces projets.
Après pour moi, ces deux projets ; Bamako puis Austin, sont deux gros projets, bien lourds, bien palpitants, mais dans l’idéal, j’aimerais bien qu’on soit impliqué sur des petits projets, moins ambitieux, mais plus réguliers.

J’ai rencontré, dans le cadre d’Europavox, des responsables de la salle de Haarlem, ville dans la banlieue d’Amsterdam aux Pays-Bas qui jumelée avec Angers. Dans l’esprit, ils sont très proches du Chabada. J’aimerais qu’on travaille plus régulièrement ensemble.

J’ai aussi rencontré des personnes à Bologne, en Italie. L’international, c’est ça aussi : « Je t’aide à développer ton groupe en France, par la porte d’entrée qui s’appelle Angers, et toi, tu aides à développer mes groupes et professionnels en Italie ».
Avec Austin, c’est le même truc, sauf que les Américains sont quand même un peu en avance sur nous, comme le sont les Anglais. Pour le faire un peu schématique : « ils ont moins besoin de nous, que l’on a besoin d’eux ».

Avoir eu la déclinaison de l’Austin Psych Fest à Angers via le festival Levitation, c’est pour moi une sacrée satisfaction ! Il y a une certaine fierté.

  • Le Chabada, c’est aussi un lieu de création et de formation…

Depuis les tous débuts du Chabada, on donne des coups de main aux groupes locaux.
Pour info, les premiers groupes qu’on a soutenus officiellement s’appelaient notamment la Ruda et Zenzile.
Petit à petit, l’idée de soutenir les musiciens locaux a pris de plus en plus d’ampleur, et puis, on a eu la chance d’avoir une scène angevine assez riche entre Lo’Jo, Zenzile, Titi Robin, La Ruda, Kwal…, il y a eu assez d’artistes locaux à soutenir, ce qui nous a permis de nous affirmer.

Parmi les projets locaux plus récents, on a pu accompagner les Pony Pony Run Run depuis leur première scène « On Stage » jusqu’à leur disque d’Or et leur Victoire de la Musique. Là, ça a été un déclic, parce qu’à la Mairie, à la ville, les partenaires en général ont compris ce que pouvait être aussi la notion d’accompagnement.

Faire une résidence, soutenir une création, c’est une chose. Accompagner des groupes que personne ne connait et les suivre sur leur chemin, être là à leurs côtés quand ils ont besoin, ça, c’était quelque chose de nouveau. Du coup de main, on est passé à la notion d’accompagnement.
Et le studio Tostaky s’est inscrit dans ce cadre-là ; c’est-à-dire qu’à un moment, on s’est dit : nous, on est prêts à accompagner encore plus les groupes, mais avec le rythme des concerts, c’est vachement dur de trouver des moments, des créneaux disponibles. Et en piquant l’idée au Grand Théâtre d’Angers, on a demandé un lieu dédié à la création.
On a récupéré un lieu juste derrière le Chabada, qui servait jusqu’alors à la création théâtrale. Pour nous, ça a été un très grand moment, et un vrai virage dans l’histoire du Chabada : un vrai boost à cette idée d’accompagnement.

Le dernier exemple que je prendrais pour parler de ça, c’est qu’effectivement, quand on a décidé de soutenir les C2C, d’abord, ils n’étaient pas connus ; il faut rappeler qu’à l’époque, ça pesait 200 personnes dans le club, et Tostaky a été un outil majeur, parce que les fameux écrans à LED sont arrivés directement de Chine à Tostaky. C’est un vrai lieu dédié à la création.

C2C par Fred Lombard

Au-delà de ces projets comme C2C et Pony Pony Run Run qui sont arrivés très hauts, l’essentiel du travail hebdomadaire, pour ne pas dire au quotidien, c’est la notion de soutien à une équipe que l’on appelle « espoir » depuis peu. Toutes les salles de France accompagnent des groupes locaux et quand toi, tu es sur un festival ou à Paris sur un concert, quand un mec d’une maison de disques ou un tourneur te demande « Tu as quoi de bien chez toi ? », tu ne vas pas citer tous tes groupes. Il faut avoir deux-trois groupes dont tu es fier, et pour lesquels tu penses qu’il y a un destin national possible.
Alors bien sûr, on est un peu chauvins, mais n’empêche que notre crédibilité auprès des professionnels passe par le fait que ce qu’on va faire écouter tient la route. L’idée de l’équipe espoir, c’est ça. Et aujourd’hui, l’autre idée, c’est de se dire, vu comme le paysage musical français a explosé aujourd’hui avec la multiplication des propositions des artistes et la raréfaction de l’économie de la musique du côté du support disque ; il y a davantage besoin d’aider qu’il y a 10 ans, il y a besoin d’être plus derrière. Alors, ce n’est pas forcément en mettant des subventions, mais c’est seulement en utilisant tous les outils dont on dispose.

Et cette année, pour moi, je retiendrais dans l’équipe espoir les Coco Grrrls qui font le Prix du Jury de l’Ampli Ouest France, les Lemon Queen qui sont signés chez Naïve, les Eagles Gift qui sont partis à l’Austin Psych Fest, San Carol qui sort un album qui est chroniqué partout, avec des bons papiers, et Thylacine qui fait « Découvertes du Printemps de Bourges » et qui se retrouve sur des premières parties de Stromae dans des Zéniths et qui est bien parti pour faire un très beau parcours. Sur une équipe d’une dizaine, voilà, il y en a 5 qui se font remarquer pour une raison ou pour une autre : c’est exactement ça qu’on voulait !
Après, c’est pas nous, c’est pas grâce à nous, mais pour prendre l’exemple de Thylacine, il a pas mal travaillé avec quelqu’un de l’équipe du Chabada, à Tostaky pour travailler ses sons. Les Lemon Queen, on les a emmené aux Francos de la Rochelle suite à une carte blanche et on les a fait travailler avec Xavier de Tahiti 80. J’ai envie de dire qu’il n’y a pas de règles : on aide à faire grandir le projet artistique. On aide aussi à faire se rencontrer les artistes et le monde professionnel. C’est pour ça qu’avec Benjamin Piat, on a financé une partie du management et de l’attachée de presse.

  • On peut parler également des résidences d’artistes ?

Vu de loin, ce sont tous des groupes que l’on accompagne. Après, la notion d’accompagnement, c’est principalement des groupes locaux, mais pas que.
Il y a des très gros projets avec lesquels on va chercher des financements : ce qu’on va appeler des résidences ; où là, il va y avoir du salaire pendant les temps de répétition, comme pour C2C, Lo’Jo, Zenzile… Après, on peut prendre l’exemple du projet caennais SAmBA De La mUERTE ; on ne peut pas être uniquement enfermé dans le soutien des groupes locaux, ça, c’est pas possible ! C’est pour ça, d’ailleurs, qu’on a soutenu Mustang, qu’on les a accueillis plusieurs fois en résidence pour le Fair et avec le CNV.
Et sur SAmBA, bien sûr, il y a un angevin dans la bande, mais c’est aussi l’envie, un coup de cœur sur un projet qui est installé à Caen. On avait envie d’être partenaires de ce projet. On leur a dit « vous venez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, on vous héberge, on vous nourrit, on a un petit peu de sous pour, peut-être, vous dépanner sur un peu de visibilité pendant les Trans Musicales ». Et c’est vrai que le groupe pourrait travailler avec la SMAC de Caen (NDLR : Le Cargö), mais des fois, c’est sain d’aller voir ailleurs, parce que ça génère d’autres énergies.

  • Il y a beaucoup de groupes qui depuis 1994 qui sont passés par le Chabada. Quels sont pour toi, ceux qui ont marqué la salle de leur venue ?

Tout à l’heure, quand tu es arrivé, on feuilletait l’album de photos, et on regardait le livre d’or de la première année. Au tout début du Chabada, c’est un très grand souvenir maintenant qu’il est parti, une des premières grandes fiertés, c’était d’accueillir Bashung pour un live filmé qui s’appelle « Confessions Publiques », à l’époque de « Osez Joséphine ».

Pour illustrer l’histoire avec Bamako, il y a eu les Tinariwen qu’on a accueilli plein de fois, qui sont revenus cette année. Il y a une vraie histoire avec eux.

Mon grand plaisir récent, ce fût d’accueillir les Black Angels durant le festival Levitation, de voir Alex (Mass) et Christian (Bland) sur la scène du Chabada.

Après, à titre perso, moi je suis un fan absolu de Girls In Hawaii, qui sont venus trois fois. À chaque fois, ce fut une vraie et grande émotion. Et là, tu te dis, c’est plus un métier que je fais, c’est mon rêve de gamin !

Girls In Hawaii

Ce fut aussi le cas sur des gens comme Andrew Bird et Patrick Watson dont je connais toutes les discographies par cœur. Et les deux, malgré le fait qu’ils soient tous deux étrangers, c’est qu’ils parlent tous les deux français, dont tu peux plus facilement et simplement échanger avec eux.

Sur tout ce qui est musique électronique, moi, j’ai pas de souvenirs plus qu’un autre, mais voir la grande scène en dancefloor, c’est un truc qui m’a toujours fasciné.

Et dans les grands, grands concerts ici, j’oubliais, il y a Ghinzu.

  • Encore des Belges !

Eh oui ! On est très belges ; à l’inauguration du Chabada, il y avait dEUS qui faisait son premier concert en France. Tout ça parce que j’étais allé en Belgique peu de temps avant avec un groupe d’Angers et que j’avais filé le disque à un tourneur belge.

  • Et quels beaux souvenirs gardes-tu de certains concerts ?

Je me souviens du premier concert de Yann Tiersen, j’adorais ça, mais j’étais allé à reculons, car je me disais, « j’aime ça, mais personne ne va aimer, c’est pas possible, c’est trop bizarre comme musique… ». C’est typiquement un projet où tu penses que ça va aller à la gamelle assurée. Yann Tiersen jouait en club, et il a fait le parcours qu’on lui connait, et après il est revenu faire une résidence sur je ne sais plus quel album, et a fait un concert dans la grande salle où c’était complet.

Je me souviens aussi d’une proximité avec les Louise Attaque, qui ont joué en club puis en grande salle. C’est vrai que je garde plus de souvenirs de groupes français plutôt qu’anglo-saxons avec ce parcours : de la découverte à la tête d’affiche.

  • Le Chabada a quand même accueilli Half Moon Run qui en l’espace de deux ans est devenu un des grands phénomènes montants au Québec…

C’est bien que tu parles d’Half Moon Run. Typiquement, c’est comme Patrick Watson, c’est des disques que j’ai écoutés 50 000 fois avant qu’ils jouent ici et quand le groupe joue sur scène, c’est un bonheur absolu. C’est un très bon exemple en effet, merci d’avoir soufflé Half Moon Run parce qu’en plus, je les avais vus à Austin ; deux fois là-bas. C’est un super exemple, ouais !

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