[Focus] Les Nuits Électro de Scopitone 2017

vendredi 22 septembre 2017 (2/3)

Vendredi 22 septembre 2017 : Antigone, Shlømo, Clément Bazin et FJAAK


Face à l’omniprésence de l’influence allemande sur la programmation de cette première nuit électro vient se heurter une étoile montante du genre, une étoile française. Si le patronyme Antigone vous fait d’abord penser à une tragédie grecque, vous serez étonnés de découvrir l’atmosphère tout aussi introspective et orageuse de la musique d’Antonin Janson. Ce dernier compare sa musique à deux couleurs : le rouge et le noir. Littéraire passionné ou faiseur d’ambiances déshumanisées ? Pour avoir la réponse, il faudra tendre l’oreille sous les boules à facettes du festival.

Le spectre de la scène techno française sera doublement représenté ce soir en la personne de Shlømo. Produisant une techno qui éveille les sens et hypnotise les foules en live, Shlømo a, tout comme Antigone, une appétence pour l’ambient. Ce n’est d’ailleurs par étonnant que l’on retrouve ces deux-là autour du label Taapion, qu’il a co-fondé. Avec un nom de scène à consonance scandinave, on se doute bien de la froideur du paysage qu’il nous promet pour septembre.

Si l’on élargit le spectre de la musique électronique qui nous est offerte ce soir, on tombe sur un autre Français : Clément Bazin. Habitué de la scène de par sa contribution musicale aux tournées de Woodkid, Clément Bazin n’est pas arrivé là par hasard. Formé au jazz et aux musiques cubaines dès son plus jeune âge, il est un instrumentaliste né. À ce titre, il a par ailleurs enseigné la pratique du steeldrum au Conservatoire de Paris pendant six ans. Dans la lignée d’un Fakear ou d’un Everydayz (tous trois membres de l’écurie Nowadays), Clément Bazin se distingue par des beats instrumentaux technico-groovy aux couleurs chaudes invitant le spectateur à se pavaner.

On bascule à nouveau chez nos voisins allemands (décidément) en se rapprochant de l’unique trio de la soirée. De surcroît, FJAAK incarne la jeunesse sur cette programmation détonante. Judicieusement repérés par Modeselektor et son label Monkeytown Records, où sévit notre compatriote Bambounou, les trois compères n’ont pas tardé à s’imposer avec leur techno puissante, truffée de rythmes machinistes. Premier Berghain l’an passé, premier Scopitone cette année, cela promet…

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