[Entourage #12] Vin’S da Cuero

Parfois les projets vont par paire : c’est manifestement le cas de Pumpkin et Vin’S da Cuero. Après avoir donné la parole à Cécile dans le précédent épisode d’Entourage, c’est au tour de Vincent de nous faire partager cinq anecdotes authentiques, en lien toujours étroit avec sa partenaire de (c)rime sur le récent EP « Persona Non Gratis ». Il y est ici question de retrouvailles, de rencontres (bien)heureuses et de belles amitiés qui perdurent au fil des années. Un Entourage très feel good donc au programme !

crédit : Bastien Burger

Chill Bump

La première fois que j’ai entendu parler de Chill Bump, c’était en 2013 après qu’une programmatrice nous ait annoncé tranquillement que, finalement, nous n’allions pas jouer à son festival et qu’ils nous remplaçaient, car elle préférait leur musique. Plutôt cash ! Quelques semaines plus tard, rebelote pour une autre date de concert. Autant vous dire que je l’avais un peu mauvaise. Depuis, c’est le groupe avec lequel nous avons partagé le plus de fois la scène. On s’est même retrouvés à taper un baby-foot à 2h du mat’ avec Xavier Vaution, responsable de la NBA sur beIN Sports, au fin fond du 77 après un show. Il se murmure que des choses sont en préparation pour la suite, mais je n’en dis pas plus.


Gaël Faye

Ma première rencontre avec Gaël s’est faite lors d’un concert de Enz à Paris en 2010. On avait un peu discuté à la fin du show et le courant est bien passé. Si ma mémoire ne me joue pas des tours, c’est à l’issue de cette discussion qu’il nous a proposé, à Pumpkin et à moi, de venir assister à l’enregistrement d’un de ses morceaux au Studio Pigalle. Il travaillait sur son premier album solo. À l’époque, cela nous semblait fou : quelques mois plus tôt, on distribuait des flyers à la sortie d’un concert de Milk Coffee and Sugar, et là, on était en studio avec Gaël, Edgar Sekloka, Guillaume Poncelet & co ! Il faut savoir qu’on connaissait très peu de monde en 2010. Mentalow Music n’existait même pas. Depuis, on a collaboré sur un morceau. On se croise de plus en plus rarement malheureusement, mais quand c’est le cas, c’est toujours dans la bonne humeur. Il cartonne avec son bouquin et ça me fait sincèrement plaisir pour lui, même si je ne l’ai toujours pas lu (mea culpa).


DJ Lyrik

Je ne sais pas trop par où commencer avec DJ Lyrik. On s’est rencontré lors d’un concert de la rappeuse américaine T-Love à Paname. Il mixait après le show. Pumpkin l’avait capté quelques semaines plus tôt lors d’un tremplin avec le groupe Lemdi & Moax qu’il accompagnait. À cette époque, on s’était dit que ça pouvait être cool d’avoir un DJ sur scène avec nous. Ni une, ni deux, on lui a demandé s’il était chaud. S’en sont suivi cinq ans à parcourir la France et l’Europe. Autant vous dire que nos liens sont forts et qu’on en a vu de toutes les couleurs : des hauts, des bas, des moments magiques, d’autres plus tragiques, parfois à des milliers de kilomètres de chez nous. Aujourd’hui, Lyrik a décidé de se poser un peu et de lever le pied, ce que je comprends. Depuis notre déménagement à Nantes, on ne se voit plus aussi souvent. Nous avons bien essayé de le draguer en l’incitant à déménager en Loire-Atlantique, mais la Seine-et-Marne est trop encrée en lui… pour l’instant en tout cas.


Greg Frite

J’ai rencontré Greg Frite en 2012, en plein boom des soirées Can I Kick It. On avait super bien accroché et commencé à bosser sur un EP en duo. Il voulait partir dans un délire esthétique inspiré de la série anglaise Le Prisonnier : rétro 60’s, habillé chic sur scène et en noir. Je trouvais ça cool. Finalement, le projet est tombé à l’eau après sa signature chez Warner Chappell et le début des Gros Mots de Greg sur Canal +. Il y’a quelque temps, il m’a demandé si je pouvais lui envoyer les pistes séparées d’un des morceaux qui devait figurer sur notre projet afin que Drixxxé le retravaille. Depuis, plus de nouvelles. J’espère qu’on bossera ensemble un jour, car c’est un de mes rappeurs préférés.


Jay Prince

J’adore partager de la musique. C’est une des choses que j’aime le plus au monde. Il y’a quelques années, je tenais un podcast bimensuel ou je playlistais que de la nouveauté. À l’occasion de mes recherches, j’étais tombé sur l’EP de Jay Prince avec le beatmaker suisse Maloon TheBoom. J’avais alors retenu un morceau pour le podcast. C’est à ce moment-là que Jay est venu fouiner dans ce que nous faisions avec Pumpkin avant de la contacter sur Facebook. Comme il venait à Paris quelques semaines plus tard, il nous a demandé si nous pouvions nous rencontrer et est venu passer la journée à la maison. Dans la foulée, nous avons collaboré sur le titre « La Mer à Boire ». Lorsqu’il est revenu à Paris quelques mois plus tard, nous l’avons embarqué à Nantes pour tourner le clip du morceau. Le pauvre était content, mais en même temps un peu intimidé et je le comprends ! Il devait avoir 18 ou 19 ans à l’époque et s’apprêtait à se taper un road trip et son premier tournage de clip dans une ville qu’il ne pouvait même pas placer sur une carte. Au final, tout s’est très bien passé et le clip de « La Mer à Boire » est l’un de mes préférés à ce jour. Depuis, Jay cartonne pas mal au Royaume-Uni et aux US. On essaie de se capter quand il vient en France, mais les emplois du temps font que ce n’est pas toujours évident.


Quelques mois seulement après son concert en première partie de Cabadzi à Stereolux, Pumpkin et Vin’s da Cuero seront à l’affiche d’une (très) grosse soirée nanto-nantaise, le 23 février prochain, orchestrée conjointement par 20Syl et Hocus Pocus pour la scène hip-hop, KO KO MO pour la scène rock et Pégase pour la scène électro-pop. Des guests à n’en plus finir (Mr. J. Medeiros, Manou des Elmer Food Beat, Lenparrot, Von Pariahs ou encore Voyou) et autant de copains à retrouver à l’occasion d’une soirée qui a déjà fait le plein. Complet complet comme on dit !


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