[Sorties] 5 soirées et festivals immanquables en avril 2022

L’éclectisme est de mise, disons le même réaffirmé, à travers notre sélection non exhaustive des sorties de ce mois d’avril. Des incontournables iNOUïS du Printemps de Bourges au Festival God Save Clermont, en passant par des célébrations du rock sous ses formes les plus vives et réjouissantes, vous n’avez certainement pas idée du programme qui vous attend. Prenez bonne note de nos recommandations et réservez au plus vite vos places tant celles-ci risquent de s’arracher auprès des mieux informés !

Festival God Save Clermont

Du 7 au 9 avril 2022 à Clermont-Ferrand

Le principe du festival est parfaitement illustré par son nom : mettre à l’honneur le rock et la pop anglaise sur quelques jours, tout en permettant à la scène locale de se distinguer au sein d’une programmation foisonnante au cœur de la ville. L’édition 2022 se signale par une sensibilité artistique pointue et recherchée, qui verra deux groupes marquants et envoûtants se produire lors du sommet annoncé de ce nouveau God Save ClermontPenelope Isles et sa pop feutrée, pleine de nuances et de poésie, nouvelle sensation du label iconique et légendaire Bella Union aux côtés de Midlake, Beach House, Fleet Foxes ; DITZ, dans une veine post-punk agitée et électrique, symbolisée par son album « The Great Regression ». Mais l’ADN du festival est aussi celui de l’atmosphère vibrant et bouillonnant des bars les plus rock de la ville, où se produiront des valeurs sûres comme les inusables Wendy Darlings, véritables stars underground locales, mais aussi Montañita, nouveau trio qui pourrait redonner le sourire à tous les fans du groupe Niandra Lades qui a récemment raccroché les crampons après de belles années so « indie ». Plus largement, côté british, débouleront dans la capitale auvergnate : Hollow Hand, Holiday Ghosts, Seadog, Avalanche Party, Bleach Boy, Odd Morris. Plus d’infos sur la page Facebook du festival.


Les iNOUïS du Printemps de Bourges

Du 20 au 23 avril 2022 à Bourges

Du mercredi 20 au samedi 23 avril 2022 se tiendra la 37e édition des iNOUïS du Printemps de Bourges. Comme l’an passé, ce sont 33 groupes de France, de Belgique, de Suisse et du Canada qui, quatre jours durant, vont présenter un concentré de leur répertoire original allant du rock à la chanson, en passant par l’électro, la pop et le hip-hop. La règle du jeu est la même pour tou.te.s : chacun.e a trente minutes chrono pour convaincre public et professionnels, et tous les participants le diront, être dans la sélection, c’est déjà une victoire en soi. Déjà repérés en région par les antennes territoriales françaises et francophones, ces artistes chanceux bénéficient à Bourges d’une semaine d’accompagnement professionnel pour gérer au mieux leur développement de carrière. C’est évidemment un véritable coup de projecteur quand on sait que ces dernières années, les iNOUïS ont contribué à lancer la carrière de Feu! Chatterton, Last Train, Eddy de Pretto ou encore Silly Boy Blue.

Cette année, on a repéré dans la sélection finale l’indie folk tendre et enlaçant de Julii Sharp (notre entrevue à venir la semaine prochaine), les chansons intimistes et florales de Yoa, la french pop catchy et entêtante de ML (notre interview-fleuve par ici), la dream pop plus croquante que mordante de Museau, l’imparable faiseur de tubes pop romantiques Oete, mais aussi le curieux bricoleur et multiinstrumentiste YMNK développant une electronica rêveuse et analogique dans la veine de M83. Citons également Meule, enfants turbulents du krautrock, Rallye, serial drifters de la (french) pop psychédélique, Walter Astral ou la combustion ensorcelante entre l’univers acid house de Zaspero (Ovhal44) et le psychédélisme oriental de Tino Gelli (Polycool). Terminons avec Loman, alias Romain Yamauchi, franco-japonais dévoilant un univers en clair-obscur où se mêlent peinture, performance et electro expérimentale.


Cathedrale, Rank-O et Total Leopard

Vendredi 22 avril à L’International (Paris)

De fines fleurs de la scène « indie » hexagonale se sont donc donné rendez-vous à L’International le 22 avril prochain. Les guitares vont s’en donner à cœur joie, le rythme sera soutenu, la température sera très électrique. Trois groupes et trois visions du rock indépendant relativement différentes se compléteront à merveille dans le club de l’International. À commencer par les Toulousains de Cathedrale qui nous avaient éblouis par la fraîcheur mélodique et l’énergie punk de l’excellent LP « Houses are built the same » sorti chez Howlin’ Banana en 2020. Du côté de Tours, les Rank-O ne sont pas en reste, ils nous tout simplement impressionné avec la créativité de leur 2e album « De Novo » qui n’a toujours pas fini de nous faire tourner la tête. Chez Rank-O, le post-punk, qui est désormais le curseur majeur de la nouvelle scène rock française, est loin d’être un espace restreint, mais bien au contraire une espace de liberté qui n’a pas peur des digressions synth pop, math rock, garage… Il ne faudrait pas réduire les rockeuses de Total Leopard à des faire-valoir, elles qui s’inscrivent dans le plus pur esprit rebelle et volontaire des Riot Grrls historiques.


Nothing, The Waltz et Garm

Mardi 26 avril au Ferrailleur (Nantes)

C’est un évènement : Nothing, l’une des références actuelles du shoegaze américain, sera à Nantes à la fin du mois et il ne faudra surtout pas manquer le rendez-vous. Avec quatre albums à son actif (dont le cultissime « Tired of Tomorrow ») et un sens de la dramaturgie rock jamais démenti, le quatuor alternatif de Philly emmené par le chant très émotionnel de Domenic Palermo annonce d’emblée au public du Ferrailleur une performance très musclée et électrique entre noise, hardcore, grunge et shoegaze. Un an et demi après la sortie de son dernier album en date, « The Great Dismal », reflet contrasté de l’état d’esprit anxieux de notre monde en période de confinement, il nous tarde de découvrir enfin sur scène les fulgurances instrumentales du quatuor américain dont le jeu massif des guitares promet un véritable mur du son. Les premières parties ne manqueront d’ailleurs pas d’intérêt à commencer par l’excellent projet dark wave nantais Garm pour une messe noire introductive, possédée et dévorante. Ce sera également l’occasion de découvrir le post-punk très (très) noisy des Belges de The Waltz, qui ont d’ailleurs l’honneur d’ouvrir la tournée européenne de Nothing. Une vraie curiosité expérimentale à l’instar de son premier album « Looking-Glass Self » sorti en début d’année.


Villa Fantôme et Alex Paquette

Jeudi 28 avril au Chabada (Angers)

Quand les deux fondateurs de La Ruda (1995 – 2012) décident de remonter un groupe ensemble, c’est déjà un évènement pour le public du grand ouest,  ça l’est d’autant plus quand ce dernier joue à domicile. Pierrot au chant, Manu derrière les fûts ont lancé depuis quelques mois ce nouveau projet, Villa Fantôme, nourri par ses figures ska et punk brittonnes et paternelles ; des Specials aux Clash en passant par The Selecter. Mais c’est bien sûr en français que la bande s’organise pour délivrer sur disque (leur premier long format éponyme vient de sortir chez At(h)ome) mais surtout sur scène un set explosif mêlant à ce ska rock survolté des allures très personnelles de western. La première partie sera assurée dans la chaleur et la bonne humeur communicative par le toaster québécois Alex Paquette, membre du collectif de reggae ska francophone Francbâtards.