[Focus] Les indés français de Rock en Seine 2016

Pour sa 14e édition, Rock en Seine revient du vendredi 26 au dimanche 28 août 2016 au domaine national de Saint-Cloud, situé aux portes de Paris. Comme chaque année, les têtes d’affiches ne manquent pas à l’appel ; du légendaire iguane du rock Iggy Pop aux précurseurs du trip-hop, Massive Attack, en passant par le post-rock éthéré des Islandais de Sigur Rós et la fièvre math-rock de Foals, les festivaliers ne seront pas déçus. Plutôt que de s’attarder sur les champions du festival parisien, l’équipe d’indiemusic vous propose un autre regard sur la programmation autour des nouveaux noms (parfois déjà bien connus) de l’indie française qui viendront, sans nul doute, défendre avec passion leurs titres pour conquérir sur scène et à quelques pas de la Seine, le cœur du public, trois jours durant.

Rock en Seine 2016

Vendredi 26 août 2016

Adrien Soleiman

Après avoir parcouru sa « Rue des Étoiles », qu’il est difficile de reposer les pieds sur terre… Le barbu solitaire, Adrien Soleiman, nous offrait ses premières contemplations pop lumineuses un an plus tôt. L’ex-saxophoniste dévoile sa personnalité et sa voix touchante, en mariant avec sincérité, une électronique vaporeuse à une pop troublante de sentiments. Fascinant !


Einleit

Princes de la nuit parisienne, les trois diables d’Einleit, emmenés par son magnétique chanteur Jun, règnent en maîtres ténébreux d’une pop dense et funeste, aux impulsions électroniques terriblement envoûtantes. Leur dark pop, vitale et fatale, jouit d’un pouvoir d’attraction sans équivoque, auquel nous ne résistons plus.


Rendez-Vous

Le post-punk n’est pas mort ! En blousons noirs, les membres de Rendez-Vous ne manquent pas de nous le répéter à chacun de leurs titres augustes qui rendent hommage au genre musical dans une messe plus noire que noire. À défaut de réveiller les morts, le projet parisien ressuscite et exulte avec brio l’underground eighties le plus glaçant d’Albion dans un premier EP « Distance », entre Joy Division et The Cure.


Theo Lawrence & The Hearts

Derrière sa voix de crooner soul tout droit venu des States, Theo Lawrence & The Hearts devient la réponse française à Nathaniel Rateliff et ses Night Sweats. Le songwriter et chanteur originaire de Gentilly n’a rien à envier aux ténors de la Stax tant pour son jeune âge, une vingtaine à peine passée, son premier double single emmené par l’irrésistible « Heaven to Me », nous offre déjà un goût du paradis en plein temple de la soul nord-américaine.


Flavien Berger

L’électronicien Flavien Berger est un créatif en phase avec sa fantaisie aquatique. Bidouilleur génial de machines folles, le chanteur et compositeur parisien insuffle depuis la sortie de son premier album, « Léviathan », l’an dernier, un doux vent de légèreté et de poésie au cœur de la pop électronique française. Du « Bleu Sous-Marin » à l’« Océan Rouge », Flavien Berger nous plonge dans les profondeurs délirantes de sa musique évasive.

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