PISTE 6 : VÉNALE D’AMOUR
Les talons claquent les pavés des faubourgs. Une pluie fine coule sur les vitres d’un troquet embué. Les paysages sont si vite dressés. Les ambiances si vite habitées. Et elles dansent alors sur un son entraînant à souhait, où la batterie bat la cadence. Enjouée et pourtant si sèche. La guitare est guerrière, mais pas violente. Agréablement redondante, avant de se perdre dans les riffs d’un refrain plus énervé. Tel un étalon qui s’échappe de ses brides. Fougueuse liberté que prend cette demi-mondaine. Où les mots sont toujours ceux d’une effrontée. Ceux d’une fièvre alcoolisée. Ceux qui signent leur indépendance. Et c’est dans un timbre un brin racoleur qu’ils s’émancipent complètement. Alors l’homme n’est plus qu’un écho.