[Entourage #81] Saïkaly

Grâce à ses « Quatre murs blancs », Saïkaly est parvenu à démontrer que les ambitions programmées d’un artiste, tel qu’il apparaissait du moins au niveau médiatique, n’étaient absolument pas celles que l’on croyait. Dépassant largement toutes les espérances, le musicien est parvenu à créer, honnêtement et avec une sensibilité à fleur de peau, un lieu mélodique distinct de ses contemporains, parlant aussi bien au cœur qu’à l’âme de l’auditeur. Une oeuvre étonnante, aux multiples visages, mais demeurant proche de nous, de notre for intérieur malmené par les difficultés relationnelles et amoureuses, par le doute et l’incompréhension, afin de mieux basculer vers l’espoir, si proche de la folie. Saïkaly a su redonner ses lettres de noblesse au terme « introspection » ; dès lors, il nous semblait inévitable de lui demander de nous parler de cinq rencontres importantes pour lui, entre découvertes et partages.

crédit : Aline Deschamps

Nicolas Rey

Nicolas faisait des chroniques à France Inter. À l’occasion d’une « nuit blanche » sur l’émission autour de l’écrivain Philippe Djian, il devait lire des extraits des différents auteurs invités, et les mettre en musique. Il ne savait pas à qui demander. Il avait suivi Nouvelle Star avec sa sœur et son fils, ils m’aimaient bien. Un jour, alors qu’ils mangeaient ensemble, Gaëlle, sa sœur, a dit : « Pourquoi tu ne demanderais pas à Mathieu ? ». Il a trouvé un moyen de me joindre. J’aimais beaucoup mettre des contes en musique, parfois. On s’est vu, il m’a expliqué le principe où je devais jouer mais aussi chanter, faire une sorte de ping-pong avec lui entre texte et chanson. On a fait la nuit blanche, on a eu des supers retours. François Morel a conseillé à Nico d’en faire un spectacle. Il m’a recontacté deux ou trois mois plus tard, il m’a proposé. J’étais chaud. À ce jour, on a fait un an de chronique hebdomadaire sur Inter,on deux ans de tournée avec un premier spectacle pour lequel on a eu un prix à Avignon et deux ans de tournée avec le deuxième, qui tourne encore. C’est un sacré hasard qui m’a apporté de l’expérience à plein de niveaux différents. On s’appelle Les Garçons Manqués. Avec tous les défauts qu’il peut avoir, je l’aime beaucoup, ce bon vieux Rey, et c’est un vrai plaisir de faire le spectacle avec lui On rigole beaucoup.


Frànçois and the Atlas Mountains

La première fois que j’ai rencontré Frànçois, c’était lors d’une émission sur France Inter en 2015, A’live, animée par Pascale Clark, où Nicolas et moi faisions une chronique hebdomadaire avec Les Garçons Manqués. J’avais trouvé sa musique et sa voix très originales, atypiques dans le paysage français. Sa manière de choisir ses mots, ses mélodies, ses instrumentations… J’ai adoré. Il avait aussi bien aimé ma voix et mes interprétations pour la chronique.

Bien plus tard, je l’ai revu en 2019 dans Foule Sentimentale de Didier Varrod. Je suivais toujours ce qu’il faisait. On a pris plus le temps de parler et de sympathiser à ce moment là. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Il a un air spécial, il dégage quelque chose qui me fait penser à Viggo Mortensen parfois (rires). Je pense qu’on pourrait faire quelque chose d’intéressant tous les deux sur un morceau. Maybe someday…


Pomme

Pomme et moi avions le même directeur artistique chez Polydor, Jan Ghazi. Elle faisait une sorte de folk, moi aussi. On s’est rencontré à différentes occasions, on s’est bien entendu, on a ri, on a mangé des galettes des rois, et on est devenu amis. Je suis content et fier de son évolution. Elle avait 17 ans quand je l’ai rencontrée. Je l’ai vue gagner en caractère, s’affirmer musicalement, grandir artistiquement, elle et sa belle voix. J’admire sa force d’initiative, sa détermination à faire des choses, c’est inspirant pour moi. On a fait un mash-up il y a longtemps (rires) ! Je vous mets le lien, c’était marrant à faire.


Florian Bertonnier

J’ai rencontré Florian en automne 2013, dans le cadre de la Nouvelle Star, peu avant que je commence les primes. Il m’avait parlé de son expérience, il m’avait fait rire, je l’avais fait rire et, à la fin de la soirée, on avait échangé nos écharpes ; pourquoi pas, après tout ? Depuis, c’est devenu un ami. C’est quelqu’un d’hyper gentil et bienveillant, j’aime beaucoup son énergie et son approche de la musique. Il a une super voix. Il n’y a pas longtemps on a chanté « Quatre murs blancs » ensemble sur France Inter, avec également mon amie Emka ; c’était un moment que j’ai bien aimé. Il a sorti ça dernièrement, ça donne envie de danser en pleurant, c’est très bien.


Quartermelon

Cet été, je suis allé en Angleterre une petite semaine avec une super amie, Raphaëlle. On est resté un peu à Londres, puis on est allé à Witney, une petite ville où elle avait vécu, à côté d’Oxford. Là-bas, elle m’a fait découvrir ce groupe grâce au batteur, Dave, qu’elle connaissait d’avant. Les gars sont hyper cools, hyper drôles et hyper talentueux. J’ai ouvert pour eux avant, puis après le concert, on a bien ri. Ce sont des amis maintenant ; avec Dave, on se tient au jus de part et d’autre de la Manche. J’ai beaucoup aimé l’Angleterre, d’ailleurs je réfléchis parfois à aller migrer là-bas ! On verra en fonction de la langue que je choisis pour mon prochain projet. Ils viennent de sortir ce clip. Je vous conseille fortement aussi le morceau « Sleeping ».



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