[Live] Petit Fantôme et Braziliers au Temps Machine

Le mercredi 15 novembre 2017, la salle de musiques actuelles de Joué-lès-Tours accueillait deux groupes remettant au goût du jour une pop d’évasion. Habités par un véritable amour de l’exercice musical, Petit Fantôme et Braziliers nous ont offert une soirée réjouissante. indiemusic vous raconte.

Braziliers – crédit : Sonia Samuelson

La seule chose à peu près brésilienne que l’on peut retrouver chez Braziliers, c’est un héritage issu de plusieurs continents et le soleil en arrière-plan. Le supergroupe, né d’une alliance entre les locaux Ropoporose et Piano Chat, est une ode à l’insouciance. Les riffs adolescents et le chant collectif du trio génèrent une œuvre lo-fi déjà bien déterminée alors que le trio semble presque sortir de nulle part. Certains moments sont krautrock, d’autres pop (coucou les Concrete Knives), mais toujours d’une bienveillance et d’une générosité qui font un bien fou. Avec une setlist comprenant un « Groove d’amour », nous n’en attendions pas moins.

Nous n’oublierons pas de sitôt ce final génial sur le « C’est Comme Ça » des Rita Mitsouko, hommage en finesse à la grande Catherine Ringer attendue dans la salle deux jours après. En voyant un groupe prendre autant de plaisir à jouer ensemble sur scène, nous en venons à nous demander pourquoi les musiciens, en général, se prennent autant au sérieux alors que la musique n’est finalement qu’un exutoire. Les programmateurs (les meilleurs) convieront Braziliers dans les prochains festivals pour garantir un stage de danse à tous.

Comment présenter un album aussi magique et surprenant qu’« Un mouvement pour le vent » sur scène ? C’est l’interrogation à laquelle devait répondre Pierre Loustaunau, ancien de Frànçois & The Atlas Mountains et de Crane Angels, ce soir-là au Temps Machine. Et de côté, c’est plutôt réussi. Les premiers morceaux s’enchaînent sans temps mort et deviennent rapidement prenants. Nous assistons à un concert rodé qui offre de beaux moments de divagation, notamment sur « Vivons cachés », « Ma naissance » ou encore « Libérations terribles ». Chaque membre du groupe joue sa partition, mais sans l’unité communicative de Braziliers, bien que le jeu du batteur soit remarquablement énergique.

Le leader du projet en profite pour raconter qu’il est déjà venu à Joué-lès-Tours pour un concours national de théâtre il y a plusieurs années. Nous comprenons mieux d’où est venue la vocation du songwriter de Mont-de-Marsan. Malgré une voix trop en retrait et une version du tube « Tu ressembles à l’orage » trop saturée, les sons synthétiques parviennent à ajouter au concert la dimension psychédélique et hypnotique tant attendue. Nous aurions bien voulu entendre le bouleversant « Aujourd’hui c’est les vacances » pour faire couler une larme de nostalgie en repensant à l’été, mais la mélancolie n’était pas à l’ordre du jour.


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