Il y a chez JC Satàn comme une puanteur de sexe qui colle au papier peint. Ma platine suinte la transpiration, ça dégouline sur l’étagère. Bref, c’est la merde !

Voilà la description parfaite qui transparaît de la première écoute du nouvel album « Faraway Land » des JC Satàn, quintet des caves bordelaises qui nous assène des riffs sexys à base de crasse et de tequila, le tout en miaulant follement un amour sans limites pour le rock underground qui trouve ses lettres de noblesse à mon goût en France.
Bon, j’avoue, je découvre là ce groupe même si le nom ne m’est pas inconnu. Je dois dire que je ne suis pas déçu de la découverte.
Après l’introductif « Legion » qui déborde d’une sexualité vocale fougueuse, on ne peut que porter une oreille attentive à la suite qui ne sera en rien décevante. On peut parfois dire que le rock garage se repose sur ses lauriers en ressassant inlassablement des riffs sursaturés et enregistrés à la va-vite, mais ce reproche ne peut définitivement pas définir JC Satàn qui sait tout le long de l’album poser des thèmes mélodiques et des parties à tiroir sans que l’auditeur ne puisse s’ennuyer une seule seconde, chose assez rare pour ce type de musique et d’album.
Je prendrais en otage le morceau « Damnation » et son break délicieusement psychédélique. Telle une comptine récitée à son gosse au petit déjeuner après l’acide dans les Chocapics.
Que dire après cette décharge d’électricité dans les couilles (n’avez vous jamais essayé de sauter par dessus une clôture électrifiée ?) si ce n’est que l’album passe trop vite et qu’on aimerait en avoir un surplus ! On en garde un souvenir vraiment superbe, qu’on aimera à se rappeler régulièrement en reposant le disque une fois de plus dans notre chaîne hifi lorsque nous partirons tôt le matin à bord de notre bonne vieille Peugeot 106 pour aller bosser dans une entreprise de traitement des eaux, tout en restant sexy. Swagg.

Sortie le 22 octobre 2012 chez Teenage Menopause.