La mélancolie. N’est-ce pas la préoccupation principale d’un artiste ? Ne sommes-nous pas parfois lassés de la morosité de nos vies et ne cherchons-nous pas alors une échappatoire dans la musique par n’importe quel moyen.

À l’écoute d’Oshin du groupe de Brooklyn DIIV mené par le guitariste Zachary Cole Smith de Beach Fossils, je me suis retrouvé dans une situation hors du temps ; cette sensation où l’on se trouve seul face à soi dans le miroir, face à soi-même sans aucune fuite possible.

Cet album est parfait pour s’enfermer dans un univers rempli d’images et battre un rythme répétitif avec ses pieds en ayant les yeux fermés. Un brouhaha mélodieux mené par les mélodies entêtantes et la voix gravée dans le temps du chanteur par sa réverbération majestueuse. L’assortiment se mêlant divinement avec une basse créant des vibrations rêveuses et une batterie répétitive.
Ce sont des chansons entêtantes ; soit faites pour agir de manière brusque sur nos réflexions ou alors tout le contraire pour nous vider la tête de plein fouet et sans retour.
Il me sera par contre impossible de vous parler précisément des morceaux tant ils se révèlent tous imprécis et sans véritables conclusions.
Pour tout vous dire, ce groupe m’était inconnu jusqu’à recevoir l’album des mains du label Américain Captured Tracks, alors même que je suis avec passion l’actualité de Beach Fossils dont j’ai pourtant fait l’écoute de l’intégralité du catalogue et tout ce qui pouvait sortir de leur projet.

Il est 22h quand je finis d’écrire cet article, une clope à la bouche, l’album Oshin du groupe DIIV dans le casque. Je ne peux que vous encourager fortement à prêter une oreille attentive à cet album tout en vous informant que ces gars de Brooklyn seront très prochainement de passage en France et notamment au Pitchfork Festival à Paris La Villette le 1er novembre.

Oshin de DIIV est sorti en France le 26 août et est disponible chez capturedtracks.com.