Devandra Banhart – Mala

Le nouveau Devandra Banhart, c’est comme le gâteau au yaourt et miel de mamie : moelleux, savoureux, sucré, simple… un souvenir réitérable à chaque morceau. Et c’est ce que j’aime chez le garçon, cette capacité à me replonger dans une enfance pas si éloignée, où je pouvais encore jouer avec mon frère aux indiens sans finir par me chamailler avec lui.

Devandra Banhart - Mala

Pas d’énormes surprises, ni d’énormes rafales donc. Mala ne jure pas sur la discographie du – un peu moins – barbu. Le monsieur ne nous ment pas avec ses ballades folk, et même lorsqu’il se transforme le temps d’une chanson en roi du dancefloor avec le refrain sautillant de Your Fine Petting Duck, il prend le temps de nous annoncer ce virement avec la rengaine lancinante du tout premier titre, Golden Girl.

Mala nous fait voyager, malicieusement, Banhart nous fait traverser ses habituels paysages hispaniques (Mi Negrita) mais aussi germaniques (toujours avec Your Fine Petting Duck ou encore Für Hildegarde Von Bingen, vieille bigote mystique qui semble surfer sur la vague « hype » des sources d’inspiration) ou encore serbes avec le titre de l’album et cette douzième piste Mala (petit en serbe).

Devandra Banhart

Devandra Banhart semble délaisser son tambourin (mais toujours présent, le gamin n’est pas fou) pour nous livrer des berceuses chuchotées ou chantonnées à deux voix. Un album à garder pour les longs dimanches pantouflards !

devendrabanhart.com

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