[Entourage #91] Dätcha Mandala

Trois ans après la sortie de son premier album « Rokh », le trio bordelais Dätcha Mandala, véritable phénomène, ovationné par le public autant qu’il encense les scènes de ses notes heavy blues intenses aux parfums orientaux annonce cet été la sortie du petit frère, « Hara ». Un disque brûlant qui lâche les chevaux et libère les watts à mille à l’heure tel un étalon sauvage. Ce qu’on aime particulièrement chez eux, c’est leur manière d’allier des riffs charpentés, un jeu de batterie technique et particulièrement agile à un chant d’une rare puissance, capable de réveiller mother earth d’un seul cri. Dätcha Mandala, c’est à la fois spirituel, fraternel et prodigieux du disque à la scène. Pour toutes ces raisons, nous sommes plus qu’honorés de les avoir aujourd’hui avec nous pour partager leurs plus belles rencontres, aussi sincères et spontanées qu’eux… sur la route, toujours.

crédit : Julien Dupeyron

Hayseed Dixie

On a rencontré les Hayseed Dixie sur un festival en Bretagne, ils ont aimé notre concert et nous le leur, on a sympathisé et on a jammé ensemble une bonne partie de la nuit sur leur instruments bluegrass type banjo et autres. En réalité, ce sont les pionniers de ce style plus connu en France à travers Steve’n’Seagulls. Ils nous ont dit le même soir qu’ils produisaient eux-mêmes leur tournée au Royaume-Uni et qu’ils nous invitaient à faire leur première partie sur leur prochaine tournée. Quelques mois sans nouvelles puis, un jour, nous recevons leur offre avec une tournée de 28 dates dans des clubs de 300 à 1200 places dans tout le Royaume-Uni ! C’était plein tous les soirs : c’est un groupe très drôle, d’une humanité sans bornes et d’excellents musiciens. C’est un souvenir magique et indélébile pour nous !


Les Insus

Nous les avons rencontrés eux aussi sur un festival mais près de Nantes, à la Nuit de l’Erdre. Nous avons fait nos balances pendant qu’ils jouaient sur la grosse scène en face et avons compris que leur musique était sincère et qu’ils prenaient du plaisir à jouer mais nous ne nous attendions pas à ce qu’après notre concert, en suivant, ils viennent nous écouter sur le bord de scène pendant un long moment, puis nous demander d’aller les voir dans leur loge pour nous féliciter. Et encore moins à ce qu’ils nous proposent quelques semaines plus tard de venir faire leur première partie au Stade de France !!! On a d’ailleurs fait deux autres premières parties des Insus en plus, avant le Stade. Nous sommes toujours en contact avec Louis Bertignac, nous sommes allés d’ailleurs dans son studio jammer et enregistrer quelques pré-prods de « Hara ». Nous avons été programmés à nouveau avec lui sur un festival l’été dernier, c’est un grand bonheur de le croiser à chaque fois !


Mars Red Sky

Encore une histoire de première partie mais pas seulement. Jimmy Kinast, le bassiste de Mars Red Sky est aussi notre booker et notre label manager. Autant dire, une personne clé de l’équipe ! La musique de Mars Red Sky est très singulière. Ils ont trouvé une formule unique dont beaucoup de jeunes groupes s’inspirent aujourd’hui avec un exercice poussé et très pointu du tempo lent, un gros son de guitares et de basse bien gras, et la voix dans les aigus de Julien Pras dont nous apprécions aussi les productions en solo dans une esthétique folk cette fois-ci. C’est un plaisir de les retrouver à chaque fois d’autant que Nico monte sur scène pour chanter « Strong Reflection » avec eux, ça marche super bien !


Dewolff

C’est une des rares dernières claques que nous avons prise en concert la première fois que nous les avions vu sur un festival où ils remplaçaient la tête d’affiche au pied-levé. Ils ont le même âge que nous, ont commencé plus jeune encore (pré-ados) et après avoir pris leur répertoire et leur son dans la figure, on s’est dit : « Eh bien les gars, on a encore du boulot ! » Par la suite, on les a très vite fait jouer à Bordeaux pour leur première fois avec nous dès que cela a été possible. On va les voir régulièrement en concert, on les suit, ils sont adorables et fun, et bien sûr et surtout d’excellents musiciens !


Dirty Deep

C’est une histoire assez incroyable dans le sens où il a fallu qu’on parte jouer à New-York pour rencontrer ce groupe de Strasbourg ! Nous étions programmés sur la même tournée USA-Québec et avons donc partagé notre première date ensemble à New-York dans un chouette club. Dirty Deep, c’est un vrai bon blues moderne qui prend son inspiration dans la vie, les galères et les joies des musiciens qui sont sur la route. C’est une musique et des gars authentiques.


Pour patienter jusqu’à la sortie dudit « Hara », Nicolas, JB et Jérémy sont allés tourner, avec l’autorisation de la mairie, un clip très heavy, 200% déter, dans les galeries de la base sous-marine de Bordeaux accompagnés du réalisateur Tony Horel. Le morceau s’appelle « Stick It Out » et ouvre même le futur album sur une escalade de riffs et de cymbales écrasante. Pour illustrer cette chanson qui porte sur le probable effondrement de notre civilisation industrielle, des plans éclairés d’un vert fluo nucléaire laissent place à un rouge incendiaire et apocalyptique. Des hommes en costumes SM, une invasion de déchets plastiques, la fin du monde selon Dätcha Mandala serait-elle la cause d’un capitalisme outrancier ? Réponse dans ce clip aux propos terriblement d’actualité.

« Hara » de Dätcha Mandala, sortie le 5 juin 2020 chez MRS Red Sound et L’Autre Distribution.


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