[Live] Bernhoft au Bataclan

Jeudi 22 mai 2014, l’épatant multi-instrumentiste Jarle Bernhoft était de passage dans la capitale pour une date unique en France. Le public parisien a découvert en live des extraits de son EP «Islander», prélude à son prochain album prévu cet automne.

Bernhoft © Solène Patron

Le Norvégien débarque avec son look de Tintin à lunettes, tendance un peu old school. Seul sur scène, il est armé d’un clavier, de trois guitares, de deux micros, un sampler sur les genoux. Virtuose touche-à-tout, il passe de l’un à l’autre avec une aisance et une ingéniosité déconcertantes. D’emblée, on s’engouffre dans un tourbillon musical qui n’a pas fini de surprendre.

L’artiste est en forme, le public aussi. À l’aide de son looper, il joue l’homme-orchestre : empile son et voix, tape les rythmes avec ses mains ou sur sa gratte qu’il fait virevolter dans tous les sens. Loin d’un joyeux capharnaüm, tout est parfaitement maîtrisé et il en résulte un subtil mélange de sonorités soul, pop et funk.

Ça démarre fort avec le bijou très groovy « Wind You Up » qui envoie une bouffée d’énergie ravageuse et fait se dandiner toute la salle. La setlist continue à faire la part belle à de nouveaux titres comme « Come Around With Me », « Freedom », « I know That She Knows »… Le public reprend en chœur les refrains de « C’mon Talk » qui l’a révélé, s’offre un moment de grâce avec « Stay With Me » et l’ambiance est à son comble avec la version revisitée du »Shout » des Tears for Fears.

Non content d’exceller dans l’art d’assembler les sons, il ose quelques pas de danse sur « Fly Away » et termine avec un morceau a capella. Histoire de nous rappeler que Bernhoft, c’est aussi une performance vocale. Une voix de la trempe de celle des grands songwriters des 70s, un instrument à part entière qu’il module (une fois de plus) à l’envi.

Après 1h20 de concert, Bernhoft s’éclipse en coulisse devant une mer de bras levés.


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