AV et Niki Demiller, les virtuoses de la nouvelle scène française.

Pour bien commencer cette nouvelle année, mon ami Louis m’a proposé mercredi soir mon premier concert pour 2012. À l’affiche AV et Niki Demiller, deux chanteurs français réunis dans ce lieu sympathique qu’est l’Alimentation Générale.

Quelques heures avant le concert, j’ai écouté rapidement deux, trois chansons de ces artistes. Pour tout vous avouer, j’avais une petite appréhension étant donné que je ne suis pas une grande amatrice de la chanson française. Mais la surprise fut grande !

20h20 : je me suis rendue à l’AG et j’ai rejoint trois amis déjà présents sur place. La salle s’est remplie petit à petit au fil des minutes. Pour patienter, la musique de Manu Chao en fond sonore, ce qui m’a donné encore plus envie de voir AV et Niki Demiller sur scène pour mettre fin à cette bande-son interminable.

Une heure plus tard, une lumière rouge éclaire le plateau. Au milieu se trouvent quatre lumières néon éteintes. Les deux premières s’allument en bleu et les deux dernières en rouge représentant le logo AV. Le chanteur vêtu de noir entre en scène et le charme opère. Accompagné d’une bassiste, d’un guitariste et d’un clavier, on pourrait croire qu’AV est un groupe composé de quatre membres, ce qui n’est pas le cas. AV n’est composé que d’un seul membre qui est Adrien, le chanteur. A vrai dire, j’avais plus l’impression de voir un groupe sur scène qu’un chanteur accompagné de ses musiciens. AV aime nous surprendre et nous dérouter. Néanmoins tous les musiciens réunis formaient une seule et vraie identité et leur façon de bouger m’a beaucoup fait penser aux Franz Ferdinand que j’adore.

Très charismatique, le chanteur joue un vrai rôle sur scène : celui d’un séducteur inaccessible perdu dans son monde. On sent l’influence du coldwave (genre musical minimaliste et austère des débuts des années 80) et de l’électro. Si je devais résumer le style d’AV ce serait un mix de Joy Division et de White Lies mélangé à du Gainsbourg.

Énorme coup de cœur pour le titre « Vénus Bar » qui a tout d’un vrai tube. La recette : quelques touches de synthé, un rythme entrainant à la basse, une guitare pour accompagner le tout mélangé à une voix ultra sensuelle. On retient surtout le « tututututu, ouais ouais ouais ouais au Vénus Bar ».

Le concert s’est poursuivi avec le chanteur Niki Demiller. Un style totalement différent du premier chanteur. On est plus dans le genre Jacques Dutronc. Contrairement à AV, on a vraiment l’impression de voir un chanteur accompagné de ses musiciens.

Dès l’arrivée de Niki Demiller, mon regard s’est tout de suite posé sur sa chevelure longue et soyeuse. On aurait presque dit Jacques Dutronc à ses débuts. Comme une impression de retourner dans les années 60 ! Totalement décalé ; en pleine représentation, le chanteur commande un verre d’eau et un shot de vodka. Proche du public, on s’attache à ce personnage très sympathique. Soudain Niki Demiller invite sur scène Alain Chennevière, chanteur du fameux groupe Les Alligators, pour un duo époustouflant. Le concert a atteint son apothéose, certaines filles commencent à danser comme les groupies de l’époque.

La chanson « J’ai dû vous lasser » m’a beaucoup marqué. Elle donne envie de danser un slow avec son air si entrainant.

En conclusion, j’ai passé une excellente soirée. Avec des inspirations et des styles différents, les talentueux AV et Niki Demiller m’ont pratiquement réconcilié avec la chanson française !

À retenir : AV sortira début 2012 sa première démo. Niki Demiller est en pleine préparation d’un premier EP de six titres financé par les internautes via le site Ulule.

AV- www.facebook.com/avsinger
Niki Demiller – www.myspace.com/nikidemiller

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