Yan Hart-Lemonnier – La fin de l’électricité

C’est à la suite de l’émission Tellement Vrai que nous diffuse NRJ12 et nous apprenant comment Marie allait parvenir à muscler son vagin afin de raviver la flamme sexuelle que je décide de me pencher sur la critique et écoute du premier disque de l’Angevin Yan Hart-Lemonnier. Un hasard ? Je ne pense pas.

Grand manitou du label de musique électronique Ego Twister qui nous agite les neurones depuis déjà 8 ans à grands coups d’8-bit survoltés et de techno déviante (trop punks pour les puristes et trop techno pour les punks comme l’avoue le musicien aux grandes lunettes), Yan sort ce premier album le 10 septembre sur sa propre structure avec l’espoir de conquérir le monde et les vieux ados au cœur tendre. Pas ceux qui écoutent Coldplay hein, mais ça, c’est un autre sujet.

C’est ainsi un vinyle que le sieur me met entre les mains en me souhaitant une bonne écoute et me remerciant vivement. En effet, la particularité de ce label à la texture musicale riche est, en plus de nous fournir du son épileptique, de choisir le parti pris du vinyle (hormis quelques très rares sorties disques dont l’une le temps d’une BD sur le voyage temporel).

Du coup, en plus d’avoir de nouvelles chansons à me mettre dans les cages à miel, j’hérite d’un objet magnifique avec la tête du musicien dessinée sur la pochette contenant sa galette couleur marron.

Passée la contemplation de l’objet et la revue du label, je pose la face A sur ma platine et entame l’écoute de ce premier effort.

Et quelle écoute! Loin d’être un disque fait à la va-vite, l’ensemble se trouve parfaitement abouti. 32 minutes de musique, un format vraiment idéal pour ce genre d’album où aucun morceau n’est à mettre à la trappe tant le contenu est à la fois dense et accompli.

Chaque petite perle que renferme cet ouvrage est un tube en perspective, certes probablement venu de Pluton ou Neptune (non, non, pas de Venus). Exclusivement instrumentales, ces dix pistes redressent le niveau des mélodies à un point assez rare. À ceux qui pensent que les mélodies viennent de la voix, Yan Hart-Lemonnier les emmerde et fait chanter son Juno chopé à 120 dans un Cash Converter et servi par un vendeur sûrement un peu débile.

Je ne saurais même pas choisir de morceau spécifique à vous conseiller tellement l’ensemble est génial. Bon, OK, je vous vois venir !
Allez donc mater le clip home-made éponyme « La fin de l’électricité » à l’intrigue assez folle.
Ensuite, essayez de ne pas fredonner le thème à tue-tête!

Bref, comme je le dis toujours, soutenez les artistes du coin de votre rue qui fond du vrai son (et je précise bien seulement ceux qui font du vrai son !), car y’en a un paquet qui se démènent depuis des années et qui se voient rafler le trophée par tous ces groupes à la con de synthpop.

Merci Yan, à bientôt.

yan.hotglue.me
egotwister.com

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Maxime Dobosz

chroniqueur attaché aux expériences sensorielles inédites procurées par la musique