The Soft Moon, une lune si angoissante

La semaine dernière, j’ai eu l’agréable surprise de recevoir un EP s’intitulant « Total Decay » du groupe de San Francisco, The Soft Moon envoyé par le label Captured Tracks. Ce groupe constitué à l’origine de Luis Vasquez, se retrouve cette fois-ci en trio à l’occasion d’un mini-album avec l’apport de Justin Anastasi et Damon Way.

Je me lance donc dans une première écoute de ce 4 titres. Je commence avec le premier titre intitulé « Repetition » et m’aperçois que j’entre dans un univers très lugubre ; un cold-wave très froid à moitié post-punk.  Les boucles se répètent à tout va, et des sons très aériens viennent se glisser dans un brouhaha organisé. On ressent une sensation très profonde, quelque chose de très sombre.

Je m’attaque alors au deuxième morceau « Alive », toujours aussi glauque ! On distingue une voix nappée dans cette masse de synthétiseur où les boucles se répètent à tue-tête.

Le troisième morceau, éponyme de l’EP, arrive dans la continuité et j’ai alors l’impression de me retrouver dans un espèce d’endroit très sombre entouré de stroboscopes. Des chœurs sont en fond, le son est très lourd, strident, rend fou.

Un espèce de souffle venteux entre alors en jeu pour entamer le dernier titre, suivi d’un rythme qui pousse à la danse. Des bruits viennent se greffer, on s’imagine au bord de la mer, pourchassé par une armée, dans un rythme infernal.

Ce groupe fait de la musique peu ordinaire, une musique qui fait peur, mais une musique de l’imaginaire.

Un EP à vous procurer assurément chez capturedtracks.com

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Aloïs Lecerf

chroniqueur bercé par et vivant pour la musique à travers les découvertes et les concerts