[Live] Believe The Machine @ Le Chabada

C’était l’une des soirées les plus attendues par les férus Angevins d’une techno à l’ancienne. La soirée « Believe The Machine », organisée par l’association ART’Ouch!, accueillait ce vendredi 28 mars les représentants des labels techno français Zone et Space Factory au Chabada.
Sur l’affiche, on pouvait découvrir un line-up des plus impressionnants réunissant notamment les légendes The Hacker et David Carretta, véritables activistes de la musique électronique française depuis les années 90. Autant dire que les planches de la SMAC angevine s’apprêtaient à devenir un véritable dancefloor.

crédit : Chris Taylor
crédit : Chris Taylor

Arrivé aux portes du Chabada, petite désillusion, le parking laisse d’abord derrière lui l’arrière-goût inhérent aux mauvais soirs. Et effectivement, les lieux ne sont guère occupés. C’est avec une grande tristesse que j’assiste à un DJ set où Carretta et Workerpoor se partagent le travail devant une salle presque vide. Mais ne blasphémons pas, il est encore tôt, preuve en est, la grande salle se remplit tout doucement à mesure que les minutes défilent.

David Carretta et The Hacker | crédit : Chris Taylor
David Carretta et The Hacker | crédit : Chris Taylor

Pendant près de deux heures, David Carretta et Workerpoor passeront des morceaux de techno pêchus et racés. Un set monté en puissance qui reprend tout le folklore de la techno industrielle depuis un quart de siècle ; d’anciennes productions jusqu’aux tubes plus récents tels que « Shockwave » de The Hacker, remixé par son poulain Gesaffelstein. Sombres, lourdes et hypnotiques, les mélodies en sous-sol des deux Français font mouche. Le public apprécie.

Workerpoor | crédit : Chris Taylor
Workerpoor | crédit : Chris Taylor

Puis vient le tour de The Hacker. Celui qui s’était fait connaître avec « The First Album », en collaboration avec la Grenobloise Miss Kittin, arrive sur scène avec son flegme si personnel et une froideur propre au personnage que celui-ci semble s’être forgé depuis des années. C’est donc à nouveau parti,, pour deux heures de mix absolument délectables. Nous devinerons des chansons encore inconnues, mais issues de son prochain album « Love/Kraft » dont la première partie est prévue pour le 21 avril.

The Hacker | crédit : Chris Taylor
The Hacker | crédit : Chris Taylor

Le Chabada s’est un peu rempli, mais on est encore bien loin du monde escompté. Mais est-ce là l’essentiel ?
Du côté des DJ, les sets sont efficaces au possible alors que le public est de plus en plus désinhibé.
Dans l’ensemble, ce dernier semble heureux d’assister à cette réunion techno de haut vol, et profite de l’espace libre pour s’exprimer de la manière la plus aléatoire possible. L’ambiance est clairement au rendez-vous, que ce soit sur la piste de danse, au coin fumeur ou au bar.

Milimetric | crédit : Chris Taylor
Milimetric | crédit : Chris Taylor

La soirée s’achève avec Millimetric et un public qui en redemande. La faute à une sélection musicale de qualité et une technique décidément maîtrisée. Je pense également qu’un David Carretta un brin agité derrière le DJ en course y est pour quelque chose concernant cette très bonne ambiance.

En de très nombreux points, Believe The Machine fut décidément une soirée réussie dont les seules choses à déplorer tiennent en un Chabada trop peu rempli, et peut-être une réunion d’artistes aux univers un peu trop proches. On saluera encore une fois le courageux travail de l’association ART’Ouch! derrière l’organisation de cette soirée.

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Maxime Dobosz

chroniqueur attaché aux expériences sensorielles inédites procurées par la musique