Igorrr – Hallelujah

Ce n’est pas parce que le nom de notre webzine comprend le mot indie que cela nous oblige à ne chroniquer uniquement que de la pop moderne. Notre propos ici sera le breakcore d’Igorrr, fort d’un nouvel album excellentissime. Les lecteurs aux oreilles sensibles et qui aiment la douceur ont le droit de sortir par la porte de derrière au risque de se faire bouffer par Cerbère.

Igorrr - Hallelujah

Dire qu’Igorrr ne fait pas dans la dentelle serait compréhensible, mais en fait vraiment naïf et imprécis. Derrière la violence évidente de ses rythmiques drum’n’bass cassées à l’envers comme à l’endroit se cache une fourmilière de détails. En effet, dans Hallelujah il y a des mélodies, et un bon nombre dispersé derrière cette tonne de guitares saturées et autres clavecins de l’enfer. Bref, la vérité doit être dite.

La beauté de cette violence subjugue automatiquement de par son originalité. Igorrr s’amuse à réintroduire des sonorités baroques et gothiques là où on ne s’y attend pas, et ainsi l’album varie après chaque morceau ; hop un nouveau sample, une nouvelle mélodie, une nouvelle vitesse. Le travail est là et nous avons affaire à une réelle épreuve musicale. Le climax de l’album se situe au sein du morceau le plus doux du disque, Corpus Tristi et ses samples de piano magnifiques doublés de la voix d’outre-tombe d’une chanteuse d’opéra. Magique.

Igorrr

Rien ne sert de s’attarder sur les mots, il faut foncer sur Hallelujah, le nouvel album d’Igorrr qui après un 21 décembre foiré va vous faire de nouveau croire et espérer en l’apocalypse. Préparez-vous à être touchés par ce breakcore teinté d’electronica et d’imagerie gothique.

igorrr.com
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Maxime Dobosz

chroniqueur attaché aux expériences sensorielles inédites procurées par la musique