Rencontre avec les Yalta Club

Ce soir, la tribu de Yalta Club est en concert au Divan du Monde pour la sortie de leur EP « Highly Branded ».
Rencontre avec le très sympathique sextet qui a tout pour plaire auprès des amoureux d’une pop colorée et décomplexée.

  • Salut les Yalta Club, vous êtes six dans ce projet, c’est suffisant pour parler de club ?

C’est suffisant pour faire un 3 contre 3 ! Et puis le club, ça décrit aussi le côté dansant de notre musique !

  • Stoned Popes est devenu Yalta Club : qu’est-ce qui a changé, qu’est-ce qui reste ?

Ce qui a changé : La formation déjà ! Ça fait un an qu’on a trouvé notre équilibre à 6 après plusieurs phases d’expérimentations… Le groupe est plus mature et a trouvé son identité après 8 ans de recherches.

Ce qui reste : le côté collectif, une musique qui se veut fédératrice et cherche à donner le sourire au gens, une grosse énergie live !

  • Cinq gars, une fille dans Yalta Club, où est donc la parité dans tout ça ? Y’a-t-il au moins une parité cuivres et cordes dans le groupe ?

Corinna dit : « La parité du genre est dans l’esprit. Je pèse pour 5 ». Que rajouter de plus ? Pour la parité des instruments, dur à dire, disons qu’on essaye pleins d’arrangements différents sur nos morceaux et ils ont tous droit à leur chance, donc pas de favoritisme pour un type d’instrus en particulier !

  • What’s Comin’ After n’est pas sur votre premier EP « Highly Branded ». Pourquoi ne pas l’avoir mis dedans ?

On a voulu montrer une facette plus folk rock sur cet EP. On trouvait plus intéressant d’avoir un vrai parti pris cohérent plutôt que d’essayer de montrer à tout prix toutes les influences du groupe sur 4 titres… mais What’s comin’ after sera sur l’album of course !

  • Vous venez de sortir le clip d’Highly Branded. Il y a, comme dans votre précédent clip, une histoire de marque, vous n’avez pas peur qu’on vous colle une étiquette à votre tour ?

C’est sûr que le thème de la société de consommation et ses dérives revient dans les 2 premiers clips et dans plusieurs textes de l’album, mais on ne fera pas le troisième sur ce même thème, promis !

  • Aussi, comment s’est passé le tournage de ce clip ?

Très très bien. On a eu la chance de bosser avec les lapins de l’espace (www.lapinsdelespace.com), un collectif de réalisateurs ultra créatifs et très pros. Ça a été une journée intense mais très agréable, on a été très bien drivés donc tout s’est fait très naturellement…

  • Sur votre EP, on trouve une reprise de Starman de David Bowie que vous vous êtes appropriée. Est-ce l’une de vos influences ou plus un défi que vous vous êtes lancé ?

Bowie est un artiste qu’on adore, déjà ! Après on a essayé pas mal de reprises ces dernières années et sur Starman tout s’est mis en place de manière assez évidente, on se l’est approprié très naturellement. La mélodie est tellement belle que même avec un arrangement très différent la force du morceau reste intacte, même si on n’essaie pas de rivaliser avec l’original, qui est parfait.

  • Laurent Fetis a illustré votre premier EP. Qui a eu l’idée de faire cette demande et comment lui avez-vous « vendu » votre musique pour qu’il s’en inspire pour réaliser cette pochette très colorée ?

On a beaucoup aimé son travail sur les pochettes de M83, Tahiti 80 et sur les affiches de Beck, avec un univers très coloré et exigeant à la fois. On a écouté les morceaux ensemble et beaucoup discuté du sens des textes. Laurent a très bien compris notre univers et nous a créé cette superbe pochette !

  • Après « Highly Branded », avez-vous d’autres projets d’enregistrement en vue ?

L’album est déjà dans la boîte et sortira début 2013 ! Et on continue à composer en vue du 2ème !

  • Vous êtes signés depuis peu chez Atmosphériques, ça va, ils sont cools avec vous ? Qu’est-ce que ça apporte de rejoindre un label renommé ?

Ils sont très cools avec nous (en même temps on ne va pas dire le contraire (rire)) on a eu beaucoup de chance, c’est un label qui a travaillé dur pour garder son indépendance et ça nous va beaucoup mieux que de bosser avec une grosse structure dans laquelle on serait plus anonymes… Chez Atmo on connait toute l’équipe, on les appelle quand on veut, on passe quand on veut, on est vraiment entre de bonnes mains. Et l’équipe est très appréciée dans le « milieu » donc ça nous ouvre beaucoup de portes… Pour finir, c’est un label qui a su trouver l’équilibre entre exigence artistique et grand public avec des groupes comme Louise Attaque, Ghinzu, Wax Tailor, etc. Et c’est assez rare pour être souligné…

  • Au niveau de la scène, où pourra-t-on vous retrouver prochainement ?

Après notre concert de sortie d’EP au Divan du Monde le 17 octobre, on va faire un arrêt à Metz le 19 octobre puis le 20 à la péniche Marquise à Lyon. On aura également la chance de faire la première partie de Dionysos le 8 novembre à Brest et le 23 novembre à Rennes !

Toute l’actualité des Yalta Club est à retrouver sur leur page facebook.com/YaltaClubMusic

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