We Are The Line. Depuis quelques semaines, ce nom fait sensation auprès de nombreux webzines et sites spécialisés, et pour cause : le projet, porté par une volonté croissante de proposer une œuvre d’art globale certes axée sur la musique, mais également sur un contrôle total et parfait de l’univers visuel qui l’entoure, dévoile au fur et à mesure ses progressions, remises en question et volontés premières. Derrière ce mystère, une entité ; et, à travers elle, une passion pour la noirceur, insidieuse et vicieuse, qui caresse de ses épines les éclairs de clarté qui gravitent autour d’elle. Il nous fallait savoir qui était We Are The Line. Il nous fallait comprendre, apprendre, et surtout entendre. Entretien avec un extraterrestre de la scène hexagonale.

- Bonjour et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! Tout d’abord, quand et comment est né We Are The Line ?
Bonjour et merci à toi de nous accorder un peu de lumière. C’est un nouvel exercice pour nous (moi) et on est toujours touché de rencontrer des personnes qui nous posent des questions, sont curieux et nous soutiennent. Pour répondre à ta question, je dirais que ce projet existe depuis un bon moment et qu’il a longtemps été peu défini : il y avait des textes, des images et des sons, mais je n’ai jamais réellement pris le temps et le courage de les concrétiser sérieusement. Puis, il y a un peu plus de deux ans, il y a eu une accumulation de choses dans ma vie personnelle et professionnelle qui ont, quelque part, pointé l’urgence de devoir aller de l’avant et oser m’affirmer. Je me suis mis alors à monter les choses et à la fois créer l’univers, approfondir les textes et manipuler plus sérieusement les sons et la musique.
- On a l’impression, dans toute l’esthétique relative à We Are The Line, que le concept est né d’une envie, mais également d’une frustration, peut-être due notamment au fait que la majorité des artistes français n’osent pas se confronter à la musique électronique dark ou industrielle. Est-ce le cas ?
Très bonne question. J’avoue que je n’avais pas vu cela sous cet angle, mais en effet, le constat que cette musique est peu mise en avant est vrai. Même si nous pouvons constater que des artistes tels que Carpenter Brut, Gesaffelstein ou Ez3kiel également rencontrent des succès plus qu’honorables, la tendance actuelle est dans le happy. Je me souviens d’une séance d’écoute avec une personne spécialisée dans les playlists m’ayant dit en plaisantant ; « Bonne chance ! » ; tant, en effet, WATL ne colle pas forcément aux tendances musicales actuelles. Cela ne nous dérange pas outre mesure : il faut de tout pour tout le monde. Donc, nous ne pouvons pas dire que c’était vraiment une frustration liée à cet environnement. J’ai personnellement grandi avec ce type de musique. Reznor, Nine Inch Nails, Bowie de la fin des années 90, Depeche Mode et Massive Attack sont des artistes que j’écoute toujours en boucle. Alors, les choses sont venues naturellement sous cette forme. Nous avons avant tout cherché à créer de la musique que nous allions pouvoir écouter en boucle (je sais, c’est du masochisme ! (rires)). Mais après tout, si on s’aime pas, difficile de se faire aimer, non ? (rires)
- « Through The Crack » marque déjà une forte empreinte artistique. Comment avez-vous abordé sa composition et sa création ?
La musique vient en tout premier dans le processus de création. La majeure partie du temps, je cherche une mélodie au piano, puis j’y greffe des sons instinctivement, sans trop réfléchir, et me laisse aller à l’atmosphère créée. En fonction de cette dernière, la structure du morceau est bâtie ; viennent ensuite les textes et l’intention que je veux mettre dans la voix. Les morceaux évoluent fatalement ainsi. Pour « Through The Crack » (tout comme le prochain EP, sur lequel nous retravaillons), une fois que les morceaux ont été choisis et mis dans un ordre qui nous semblait cohérent (nous voulions une progression émotionnelle), nous essayons d’homogénéiser les productions. Ce qui fait par exemple que « Restless (In Vain) » et « A Cold Place » avaient initialement des sonorités complètement différentes. Nous avons d’ailleurs publié un EP de Remixes de « Restless », une sorte d’exercice de style et de clin d’œil. La cohérence est importante. Autre détail, mais qui je pense a de l’importance : nous ne venons pas forcément de la culture club. Les morceaux sont pensés pour devenir des chansons, ce qui, naturellement, induit des structures et des formes différentes et, peut-être, nous fait sonner différemment de la musique électronique actuelle. Enfin, comme dit précédemment, le test ultime est de pouvoir écouter en boucle l’EP. Et il était prêt quand nous avons senti que nous ne nous lassions pas.
- De même, malgré l’utilisation des machines, il contient une forme humaine omniprésente, sans laquelle la musique ne serait rien. Est-ce important d’avoir ces deux aspects dans vos chansons ?
C’est essentiel. En effet, les retours que nous avons sur « Through The Crack » pointent vraiment cela, un côté cold, dark, industriel (même si je ne suis pas certain que nous répondions à cette classification), mais aussi de la mélancolie, de la sensibilité, une forme de beauté. Selon moi, il y a une complémentarité entre la voix et les machines. Pour être transparent, et peut-être nous tirer une balle dans le pied, la voix était l’élément le plus faible de l’EP dès le début ; le point fort étant, selon moi, le travail de production. Mais je me suis appuyé sur cette faiblesse pour donner un aspect plus humain au projet et laisser de la fragilité dans l’intention.
- On parle beaucoup, dans les différents médias, d’influences concernant We Are The Line, notamment celle de Trent Reznor. Au-delà du fait d’être gratifiant, ne considérez-vous pas que c’est un peu trop réducteur par rapport à votre processus de création ?
C’est très flatteur, j’avoue. Mais souvent, dans les papiers que nous avons eus, c’était plutôt tourné dans le sens où nous étions parvenus à aller au-delà de l’influence, ce qui est encore plus flatteur (c’est notamment le cas du tout premier papier que nous avons eu, et cela nous a pas mal touché,s mais nous tairons l’auteur de ces mots !). On nous parle également de Depeche Mode. Et tout cela est assez évident, pour les raisons que j’évoquais toute à l’heure. Nous sommes conscients de ces influences et les revendiquons. Outre leur évocation dans différents médias, il est vrai que nous avons eu des retours pros nous réduisant à cela. Comme j’aime à le dire, on ne peut pas plaire à tout le monde, alors autant être le plus sincère possible, il n’y aura aucun malentendu. Et nous rencontrons plus de personnes qui vont au-delà de la surface, maintenant ; et là, on se dit qu’on noue des liens solides, plus durables, et ça nous touche plus.
- Le premier titre, « Through The Crack », a l’apparence d’une respiration interrompue et saccadée, comme une bouffée d’oxygène difficile à inspirer avant de pénétrer dans le disque. Comment sont nées les différentes pistes s’accumulant pendant deux minutes, et quel était le but recherché en commençant ainsi l’EP ?
« Through The Crack » est le morceau qui a été le plus rapidement construit, produit. Tout est venu très très vite ce jour-là et, en effet, le résultat final est assez conforme à la façon dont nous l’avons créé. On a superposé les choses avec cette idée de faire monter petit-à-petit le son, et finir sur un cut brutal, quasi frustrant. Puis, nous avons réaligné, nettoyé certaines pistes, en bout de processus et durant le mix. C’était la parfaite intro. Concernant la respiration, on voulait cet empressement, comme si le personnage central suffoquait.
- « A Cold Place » pénètre plus dans une ambiance à la fois pesante, du fait de rythmes appuyés, mais « Restless (In Vain) » est plus lumineux et ces deux chansons semblent former un diptyque entre ombre et lumière. Que pensez-vous de cette interprétation ?
Ce diptyque est au cœur même de ce que nous faisons : nous décrivons le parcours d’une personne, tout ce qu’elle peut rencontrer et vivre. Et, fatalement, il y a des chutes, de la solitude, puis toute crise aboutit (normalement) à un rebond, une prise de conscience… Et c’est ce que nous essayons de développer. Il y a des hauts et des bas dans toute vie, on en subit certains et puis on peut aussi décider de prendre les choses en mains, de ne plus être victime d’un destin, ou prétendre en être les victimes. Mais tu fais bien de parler de cette dualité Ombre et Lumière, car cela sera beaucoup plus évident pour le prochain EP.
- « Our Last Sight » est comme une transmission impossible entre une embarcation perdue en plein brouillard et le continent. Elle a quelque chose de très fantomatique. Comment avez-vous décidé d’utiliser des sons plus proches du bruit blanc, de fréquences troubles et étranges ?
Pour être honnête, pur hasard d’expérimentation. Nous travaillons beaucoup les sons, cherchons systématiquement à créer des choses homogènes. Pour « Our Last Sight » (qui est l’un des tous premiers morceaux que nous avons faits), on a bidouillé et on a tout stoppé dès que nous avions trouvé ce son un peu caverneux, glitché. Tout est construit autour de la basse profonde et de l’effet stéréo. Ce morceau est, je pense, le plus risqué de l’EP. Par ailleurs, c’est le seul qui n’a pas été revu en fin de processus. Nous l’avons laissé tel quel, je l’ai mixé. En disant cela, on enlève un peu de magie, mais c’est peut être cela la musique, la création : faire les choses instinctivement, s’appuyer sur de la technique puis s’arrêter, décider quand on sent qu’on a ce que nous voulons.
- « Shining Edge » souffle, dans ses ultimes secondes, un vent de liberté et de révolte, une hypnose qui fédère et donne envie d’aller de l’avant malgré la souffrance. Qu’annonce ce titre concernant le futur de We Are The Line ?
Il ouvre la suite en effet, une affirmation. Sur le papier, le projet We Are The Line connaît différentes phases, cycles. Nous essayons de suivre une structure narrative. « Through The Crack » en est l’introduction, le second EP étant plus une phase d’affirmation, ou en tout cas une envie de dénoncer le mensonge (ou ce que nous pourrions considérer comme tel) et l’illusion dans laquelle nous aurions pu rester, ou toute sorte d’hypocrisie aussi. Pendant Longtemps, cette phase devait prendre la forme d’une dystopie, mais cela aurait été trop évident. Peut-être que cela a déjà été trop fait. En revanche, nous essayons de faire quelque chose de plus boosté, tendu, affirmé. On a cette chance d’avoir pas mal de morceaux à l’état de démos. On peut donc, tout en suivant la structure que l’on a en tête, sélectionner, transformer en fonction de ce que l’on veut faire ressentir et de la phase de l’histoire qu’on veut mettre en avant et, ainsi, nous adapter à ce qui se passe dans notre vie réelle. À moins que WATL soit notre vie réelle !
- Avez-vous l’ambition de vous produire sur scène, ou We Are The Line est-il avant tout un projet purement et simplement studio ?
Oh que oui ! La scène est clairement un objectif. Mais on ne pouvait pas commencer par là. Pour différentes raisons, dont une qui va paraître de plus en plus évidente et qui commence à être révélée : derrière le We (le « nous » employé ici), il n’y a qu’un Je, et je ne me vois pas tout seul sur scène. J’en suis incapable. J’admire vraiment ceux qui y arrivent. Je connais le live, les tournées pour avoir été booker et régisseur dans une vie précédente, et je sais que cela nécessite un gros travail et une équipe. Travail que j’ai très envie d’accomplir, d’ailleurs, car je brûle d’envie de voir les gens ressentir tout ça avec moi. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Et We Are The Line n’avait pas de public il y a six mois, On (vous voyez, je continue avec le On et le Nous), sent que les choses prennent petit-à-petit et que l’attente, sur ce plan, commence à être là. J’ai décliné, il y a deux semaines, une demande pour un festival en Allemagne. C’était trop tôt, pas cohérent, toujours du fait de l’histoire que j’essaie de raconter. We Are The Line est un projet très produit, et je pense que le live doit suivre cela. Je ne me vois vraiment pas avec des contrôleurs midi, seul ; certains excellent dans ça, mais je ne me sens pas de proposer ça. J’imagine vraiment une sorte de gang sur scène, avec une grosse énergie, et que le public ressorte de là avec cette sensation d’avoir vécu une expérience, bonne ou mauvaise. Alors tout, ça se prépare et c’est clairement l’un de mes principaux chantiers dans les semaines à venir. Je lance donc un appel à toute personne sérieuse n’ayant pas peur de bosser avec un tyran !
- L’industrie musicale, actuellement, est en grande difficulté, mais de nombreux projets naissent chaque jour. Quelle est votre vision par rapport à ce problème, et votre ambition avec We Are The Line ?
Ouh là, vaste et passionnant sujet ! Je vais essayer de raisonner un peu et commencer par dire que toute crise présente des opportunités et entraîne systématiquement la chute d’un ancien monde au profit d’un nouveau. Donc, personnellement, j’y vois vraiment l’opportunité de faire et de se lancer, d’oser. Comme nous sommes en crise, tu as des chances de te planter, alors autant prendre des risques. Cela étant dit, et pour revenir sur cette crise, une des premières choses qui m’interpelle est que cette crise dure depuis à peu près vingt ans et que son point de départ (la combinaison de deux évolutions technologiques : la création du MP3 et l’avènement du Web) n’avait ni été anticipé, ni analysé correctement. Je me souviens d’un grand patron de major expliquant, il y a quelques années, que le Net ne remplacerait jamais le disque, etc… et qui, aujourd’hui, explique que le streaming est l’avenir de la musique enregistrée ; visionnaire le Grand Frère, non ? (rires). Oups, je viens de flinguer mon embryon de carrière, là… Il y a deux ou trois ans, ce discours était tenu par beaucoup d’acteurs du marché, allant même jusqu’à dire « C’est foutu, on ne retrouvera plus ce qu’on a vécu dans les années 90 ». Puis, on nous a expliqué que le live sauvait les artistes, que leur revenu venait majoritairement de cela. Ce qui est vrai quand on a atteint un certain niveau de notoriété, mais complètement faux en développement. Combien d’artistes jouent en étant payés au lance-pierre au début, n’ont pas assez pour se payer un bon ingé son… ? Bref, je commence une digression là, et je vais péter le nombre de signes de ton interview tant ce sujet me passionne. Revenons à ta question, qui pointe une offre de plus en plus pléthorique dans un milieu pourtant en crise. Cette offre pléthorique pose un problème, selon moi. Le Web, la vulgarisation des moyens de production combinés au manque de connaissance sur ce que sont ce métier, ce secteur et ses acteurs, font que toute personne pense qu’il peut devenir une star et réussir en postant quelque chose sur Youtube. Je ne peux pas reprocher aux gens de rêver et d’espérer, loin de là. En revanche, chaque chose, et particulièrement ce métier, nécessite des efforts considérables, un travail sur chaque aspect de son activité. Et, malheureusement, on se retrouve, en tout cas aujourd’hui, avec des propositions artistiques fabuleuses noyées au milieu de choses dispensables. Ma crainte est que la régulation de tout ça vienne par des histoires de quotas ou d’accès à la diffusion de plus en plus onéreux, comme cela peut être le cas pour les médias traditionnels. Le très bon côté de tout ça est que, de plus en plus, les artistes émergents sont structurés, avisés voire entrepreneurs ; nous n’avons pas le choix, je pense. Donc, de cela va découler un changement profond du positionnement de l’artiste (qui est théoriquement au centre) vis-à-vis des autres acteurs essentiels du secteur et, par conséquent, se posera la question aussi du rôle de ses acteurs. L’autre question que cela doit poser est celle de l’entourage et de l’accompagnement de projet artistique. Personnellement, je trouve ce secteur passionnant, parce qu’on peut y faire coexister le rêve, l’artistique et le concret, l’aspect business. J’ai d’ailleurs cette espèce de schizophrénie ! (rires)
En conclusion, j’ai envie d’être optimiste, et surtout je me répète sans cesse mon mantra : « Don’t believe the hype ». je veux dire par là que j’essaie de ne pas faire ce que tout le monde fait, parce que tout le monde le fait ; j’essaie d’appliquer des choses en cohérence avec ce projet. J’espère que j’ai répondu à ta question. Je ne te cache pas que je peux tenir des heures là-dessus ! (rires) Après, je vais peut être bien me planter, mais à minima, j’aurai essayé.
- Les critiques qui ont suivi la sortie de « Through The Crack » sont extrêmement positives, et c’est amplement mérité ! Comment vivez-vous cette notoriété ou, du moins, le fait que votre musique ait un sens, aussi bien auprès du public que des journalistes qui parlent de vous ?
Merci ! Je suis super touché, pour être sincère. Ça me permet aussi d’exiger qu’on m’appelle Monsieur l’Artiste chez moi ! Plus sérieusement, quand tout ceci a été lancé, je n’osais pas dire que j’étais un artiste. J’ai monté mon label pour produire, à la base, d’autres artistes. Jusqu’à très récemment, mes proches ne savaient pas que la voix, c’était moi. Puis sont arrivées les premières critiques, les premiers retours pros, et des personnes que je ne connaissais absolument pas ont commencé à me remercier pour ma musique. J’avoue que ça se savoure, c’est quelque chose que, pour le coup, je n’avais pas du tout imaginé. De ce fait, ça donne une force et une confiance incroyables. J’ai beaucoup moins peur de dire : « Je suis « We Are The Line » ». Après, il faut garder les pieds sur terre : je ne suis qu’un petit gars, et tout ça me fait me sentir plus grand, certes, mais j’ai encore beaucoup de choses à faire, démontrer, expérimenter. Alors, je continue à travailler beaucoup entre les siestes (rires), à ne pas écouter mes peurs et à produire tout ce que je peux, et le plus librement et sincèrement possible. A partir de là, ça ne m’appartient plus, mais les gens qui me suivront sauront pourquoi. Mais c’est vraiment un truc de dingue, de se rendre compte qu’on touche des gens.
- Quelle est la suite des aventures de We Are The Line dans les mois à venir ?
Haha, dense je crois. Nous avons déjà notre première réelle vidéo pour le titre « A Cold Place » qui va sortir le 21 janvier prochain. On a bossé avec une artiste ultra talentueuse (Astrid Karoual), que nous avons rencontrée grâce au Net et à qui on a laissé carte blanche. Et on a bien fait, car le résultat n’est pas un clip, mais réellement une interprétation visuelle de ce titre. C’est réellement dingue, et je pense que ça ne va pas laisser les gens indifférents.
Puis, si tout va bien, on devrait sortir notre second EP en avril/mai 2018, avec peut-être le troisième dans la foulée, mais j’hésite encore. Nous avons la matière, mais le temps manque et cela nécessite des moyens. Je pense lancer un crowdfunding fin janvier pour des tas de raisons, et ce sera aussi un vrai indicateur pour moi. L’un des enjeux est bien de pouvoir financer tout ça mais, surtout, de dégager du temps pour bien travailler la prod’ et créer le set live. A côté de ça, je continue à écouter des choses ; et puis, j’avoue que j’adorerais bosser avec d’autres artistes, dans d’autres univers. Peut être que cela viendra, si je prouve encore des choses.

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