[EP] Violette Fleur Bleue – Espèce Sauvage

De l’électro-pop en mode chansons françaises qui émeuvent et poussent à bouger afin de découvrir cet EP de quatre titres. Violette  écrit et co-compose avec Léo Becerra (Bleu Toucan), l’un des trois producteurs de l’opus avec Fhin alias Brice Rivallin, et Quentin Gauvin (Minitel Rose, Mou).

« Imperméable », le premier single, est disponible depuis début octobre. On y suit Violette dans une ambiance entre mélancolie et romantisme, en un clip où elle paraît tout de blanc vêtue parmi un champ d’éoliennes blanches, mais éprouvée par une certain lâcher prise face au vague à l’âme, flots de pensées mises en paroles.

Le vidéo clip, réalisé par Quentin Just, est une petite merveille qu’on se plaît à regarder :

« Je voulais juste être normale (…) Qui peut me réinitialiser ? »

L’émotion dans l’introspection est prégnante et les sensations poreuses, non imperméabilisées. La catharsis interpersonnelle agit en douce, le texte reste en tête alors que la voix envoûte. Une légère envie de fredonner ou de se mettre en danse émerge. Du moins en mouvement, afin de rejouer le morceau, plusieurs fois

L’EP de quatre chansons françaises de Violette Fleur Bleue fait le point sur l’après-épreuves, difficultés pour s’en sortir en un futur plus clair et à vivre selon d’autres points de vue, en incluant l’essentiel qui résiste au temps : des meubles, des scènes du quotidien, comme le titre introduisant l’album, « À table ».

Les synthétiseurs s’épanouissent à l’unisson, douceur en échos à cette voix transperçant divers états d’âmes (ou bien sans !) avec poésie et simplicité.

Un nouveau morceau est d’ores et déjà disponible, « L’heure des filles » :

Un sublime piano-voix, et l’un des premiers titres qu’elle a composé pour l’EP, porté par ses synthés lancinants. Une voix chantée et, à la limite, déclamée, fait une sorte de déclaration de liens, d’union entre fleurs ; métaphorique « C’est l’heure des filles », à leur tour d’entrer en lice pour être bien plus que des fleurs, actrices en premiers rôles de la société ? C’est là tout l’art de superbes textes parfaitement maîtrisés dans l’interprétation, des arrangements à la hauteur des cimes sonores aériennes, des rythmiques poussant à entendre plus que l’on écoute. À l’auditeur de se faire sa propre idée, puisque « être fleur bleue » évoque le sentimentalisme, considéré sous un aspect plutôt sensible voire naïf. Mais le titre de l’opus, a contrario, ouvre les perspectives sur l’inopiné, le non contrôlé et le brut. Plus beaucoup de temps à patienter avant la sortie de ce beau premier EP prévu pour envelopper de douceur et de bonnes ondes l’énergie à l’orée de l’hiver.

crédit : Matthieu Dortomb

« Espèce sauvage » de Violette Fleur Bleue, sortie le 6 décembre 2019 chez Bienvenue Agency.


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