Versari – Ostinato

Tel un coup de poing, le second et nouvel album de Versari, « Ostinato », frappe lourdement et vous marque d’une empreinte d’autant plus claire qu’elle est chantée en français.

Versari - Ostinato

Par ses sonorités métalliques et ses mélodies installées dans le brouillard électrique, Ostinato puise dans la noirceur ce qu’elle a de plus séduisante.

On plonge dans la profondeur de la voix et l’intensité viscérale des textes de Jean-Charles Versari. Riffs nerveux comme des câbles à haute tension, l’électricité jaillit de chaque note d’Ostinato. De ses déflagrations sonores incisives résonne la voix de son chanteur.

crédit : Renaud de Foville
crédit : Renaud de Foville

Accompagné de Laureline Prod’Homme (The Dude) à la basse et aux chœurs, et de Cyril Bilbeaud (ex-Sloy et actuel Tue-Loup) à la batterie, Jean-Charles Versari à la guitare et au chant installe ses positions, pour mieux projeter ses maux avec violence et envoyer ses frappes avec rigueur.

Porté par un premier single cold wave (ou post punk, c’est selon), « Hymne », particulièrement entrainant rappelant librement Editors, on sera sensible à l’évolution de ce disque offrant autant de moments torturés (Le dernier souffle) que libérés (Le courant).

On retiendra de cette écoute, la sensation d’une tristesse mélancolique, particulièrement enivrante et serrée dans l’étau, un jeu dur et fracassant d’un regard tourné vers l’obscurité.

Intense, brûlant et vibrant, Versari construit une musique abrupte et violente, saisissante par son efficacité électrique où le choix du français sied particulièrement à l’expression des sentiments développés sur « Ostinato ».

crédit : Renaud de Foville
crédit : Renaud de Foville

« Ostinato » de Versari, disponible le 8 avril chez T-Red et Yotanka/Differ Ant.

versari.org

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