[Clip] [Exclusivité] THILDA – Private Domain

Un écoulement du temps, une quête de l’amour parfait, de la possession, d’un lien tant fantasmé que concret. Le « Private Domain » de THILDA, espoir tout sauf idéalisé de la relation ultime, transforme les images liquides, terrestres et aériennes en un territoire du possible, du rêve enfin devenu réalité. Ainsi que de ses écueils et de ses choix, irrémédiables, essentiels.

La nature elle-même paraît imprégnée de la contamination sensitive de THILDA, de l’appropriation sensible d’un « Private Domain » tour-à-tour exaucé et exposé aux intempéries, au jours qui passent, aux heures stagnantes de l’attente et du doute. La sirène, créature mythique dont on ne peut se libérer, dont nous sommes les prisonniers consentants, est pourtant prête au total don d’elle-même : au fil de l’eau, elle apparaît, les yeux fermés, attendant la délivrance. Dans des tonalités bleutées et des mouvements de caméra lents et naturalistes, le court-métrage distille le vivant, la vibration de l’écorce terrestre qui est au cœur du tumulte masculin et féminin. Le chemin sera soit salvateur, soit empli d’un éternel regret. De ceux dont on ne peut jamais se remettre.

Pourtant, rien n’échappe à l’inexorable poids de la contrainte. Dans sa seconde partie, le triptyque de THILDA se métamorphose en une course vers ce qui aurait pu être, en refus de la désillusion. Un parfum âcre de tristesse, de déception. Une irrépressible envie de revenir à la source, de revoir la mer qui, dans les derniers plans du premier chapitre, s’éloignait et nous laissait mélancoliques. La menace, elle, était là, palpable. Elle s’étend, à travers le songe de la libération. « En silence, j’ai pleuré / En silence, j’ai crié ».

« Crazy Heart ». Renaître. Retrouver ses racines océaniques, la purification. Les reflets confondus des retrouvailles intérieures et naturelles, de la reconnaissance de soi, hypnotisent le spectateur. La renaissance n’en est que plus belle, plus pure. Au creux de visions démultipliées, la muse invite à l’oubli, sans pour autant omettre de laisser, au plus profond de notre âme, son empreinte, sa voix, ses mélodies cristallines et éclatantes. « Private Domain » est l’exceptionnelle histoire de la beauté, de la séduction, de l’intention immaculée d’une artiste touchant la clarté du sentiment le plus absolu.

L’EP « Private Domain » de THILDA est disponible depuis le 27 septembre 2019.


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