Avec de beaux jaunes, on fait les meilleures galettes

À l’occasion de la sortie future du nouvel EP de The Yolks « Bossy Lady », j’ai eu la chance d’interviewer deux des trois fondateurs du groupe, à savoir les frères François et Arnaud.
C’est dans la bonne humeur que nous avons abordé cette interview à la cool orientée autour de la nouvelle formation du groupe, de leur expérience de la scène et bien sûr de leur opus à venir !

  • Salut les Yolks ! Comment allez-vous ?

François : Ça va super bien ! On est en plein dans les préparatifs de la sortie de notre 2e EP.
Arnaud : Chaud comme des chameaux !

  • Tel le passage obligé sous la douche avant d’entrer dans la piscine, c’est le moment où le groupe se présente ! So, what’s The Yolks ?

François : Une belle omelette de pop-electro !
Arnaud : Bien bouillante !

  • Depuis 2007, vous en avez fait du chemin ; un premier EP sorti à l’été 2009 et surtout un nombre assez dingue de concerts, principalement sur Paris ! De ces quatre premières années, vous en retenez quoi ?

Arnaud : Beaucoup d’émotions, vivement la suite !
François : Oui beaucoup de concerts en effet, on adore jouer alors on fait toujours le maximum pour  trouver des dates, on a aussi bien joué en dehors de Paris : Lille, Toulouse, Nantes, Rennes, Brest, Vannes, Metz, Reims … et même en Suisse et en Angleterre ! C’était les années d’apprentissage pendant lesquelles on s’est formé à la scène et à la composition.

  • Quand je vous ai découvert, avec les premières versions de Stop Working, de Temptation et de Faster avant même la sortie de votre premier EP  (à l’époque où avoir un MySpace, c’était encore hype), vous fonctionniez à trois membres. Avec Gabriel, puis aujourd’hui Ashon en tant que batteurs, vous vous considérez aujourd’hui plus comme un quatuor ou vous préférez toujours vous présenter en tant que trio ?

François : De plus en plus comme un quatuor, car Ashon apporte beaucoup au groupe.

  • Vous vous apprêtez à sortir votre deuxième EP très prochainement, dans moins d’un mois ! Est-ce que tout est prêt ?

François : Presque ! C’est un peu le rush là, mais c’est aussi très excitant. On aime beaucoup cette idée de faire notre chemin lentement mais sûrement. Tu vois c’est comme du temps des pyramides ou des constructeurs de cathédrales, rien ne se construisait rapidement, mais une fois terminé c’était là pour rester ! The Yolks c’est pareil, on a appris à marcher d’abord. « Walk don’t run » comme dit Herman Dune.
Arnaud : Oui, on aime les vieilles pierres et on marche sans tomber !

  • Vos premiers titres sonnaient très pop tropicale avec un côté très funky et ultra positif. Qu’est-ce qui nous attend musicalement avec votre futur bébé ?

François : Tropicale, vraiment (rires) ! Oui on aime bien les îles tropicales c’est pourquoi il y a une fille en tenue légère sur notre pochette, elle vient de sortir de l’eau où elle s’est baignée nue, elle a enfilé sa petite culotte et puis clic-clac on a pris la photo ! On est donc toujours dans une ambiance chaude avec le côté sexy en plus !
Arnaud : Plus rose !

  • Bossy Lady, c’est le nom de cet EP à venir. Si je traduis en français, ça donne la femme autoritaire, la dominatrice. Ce nom, ça vous est venu comment ? Et ça représente quoi pour vous ?

François : L’EP parle des filles. Avant on osait moins, on était trop timides alors on parlait de Cyborgs ! Grâce à quelques expériences et rencontres, on ose plus. Cette femme autoritaire c’est lié à notre ancien studio de répet’ qui était à Nanterre, pour y aller il fallait passer par la Défense. Et là on croisait des femmes en tailleurs et talons qui allaient travailler. Nous on avait nos guitares et claviers à la main, elles ne nous regardaient même pas. De là on a commencé à fantasmer. Je m’arrête là !
Arnaud : Les hommes ont eu le pouvoir trop longtemps, maintenant elles vont diriger le monde et nous on pourra rester au foyer bien au chaud !

  • Dans The Yolks, chacun de vous trois a son univers musical propre, ses propres influences. Actuellement, si vous devez citer chacun un album sorti en 2011 qui vous a marqué, de qui de quoi s’agit-il ?

François : The Rapture (In the grace of your love). Ce groupe a été très important pour nous. C’est un groupe de rock qui fait aussi danser et c’est ce qu’on essaye de faire depuis nos débuts. Je me souviens encore de la première fois où j’ai entendu Ohio la chanson d’ouverture du premier album (Echoes), j’en ai encore des frissons. En plus ils sont signés chez DFA, label qu’on adore (LCD Soundsystem, Hot Chip, the Juan Maclean), James Murphy si tu nous entends !!!
Arnaud : Metronomy (The English Riviera).

  • Vous êtes parisiens. Pour vous, qu’est-ce qui est incontournable dans la capitale française ? Qu’est-ce que vous y aimez ?

François : faire du vélo à contresens ! C’est autorisé dans certaines rues, mais les mecs au volant ne le savent pas toujours !
Arnaud : Les taxis et les bus de nuit, tellement que j’y oublie régulièrement des choses en partant, ça doit faire plaisir aux chauffeurs…

  • En quelques années, vous avez quasiment fait toutes les scènes sympas de Paris entre la Flèche d’Or auquel vous semblez très attachés, l’OPA, l’International, la Boule Noire et j’en passe !  Il y a encore des lieux sur Paris dans lesquels vous n’avez pas encore mis les pieds ?

François : L’Olympia, le Zénith… oui bien sûr il y a les grandes salles qui nous font toujours rêver. Mais on garde un lien fort avec des endroits comme le Popin, le Motel, la Flèche d’or où on a beaucoup joué au commencement du groupe.
Arnaud : Un des meilleurs souvenirs à Paris sur scène ça devait être le Bataclan, car c’était la récompense de beaucoup de travail et c’est arrivé pile au bon moment… On en a savouré chaque minute ! Je garde sinon un regard tendre et nostalgique de nos débuts au Pop In, où je continue d’aller très souvent . Mais l’Olympia ou la Cigale, ça doit rester dans les endroits non conquis qu’on rêve de fouler le plus je pense…

  • Avec la sortie prochaine de « Bossy Lady » le 10 octobre, il y a certainement un tas de concerts qui vont accompagner cet événement. Avez-vous pour le coup quelques dates à annoncer ?

François : Le mardi 11 octobre, venez tous à l’International (5 rue Moret, Paris). C’est notre release party, la date à ne pas rater. Ça va être la fête !
Arnaud : Le moment qu’on attend tous, venez venez !!!

  • J’en profite pour parler de votre nouveau clip qui est sorti le 14 septembre dernier. Une petite présentation de « Digital Days ».

François : Un ami à nous Téva Bourdin a réalisé ce clip. On a parlé avec lui pendant quelques mois, on lui a expliqué ce que l’on voulait dire dans les paroles. En gros, il faut se déconnecter de la réalité virtuelle de temps à autre, elle a tendance à « bouffer » la vraie vie. C’est un cri pour sortir parfois du monde virtuel où on a tous la plus belle photo sur notre Facebook, mais où on ne connaît pas la tête de notre voisin.
Téva a ensuite bossé dans son coin pour nous proposer un scénario qu’on a trouvé génial. Il a poussé le truc encore plus loin, dans le monde des stars éphémères dont on oublie le visage et qui se font toujours remplacer par quelqu’un d’autre.
Arnaud : On s’est énormément amusé à tourner ce clip, merci à Téva et à tous les figurants !

  • Ça sera ma dernière question, après cet EP, faut-il s’attendre à voir débarquer l’album ? C’est dans les projets du groupe ou pas du tout ?

François : À fond dans les projets du groupe ! On bosse sur des maquettes de nouveaux morceaux, on a plein de nouvelles idées, ça germe dans tous les coins !
Arnaud : Oui, on a de quoi faire l’album maintenant, on pousse pas mal les arrangements en ce moment, ça sera la prochaine étape !

À bientôt et que tout roule avec la sortie du nouvel EP ! Indiemusic aime The Yolks !

Retrouvez les Yolks sur leur site officiel  www.theyolks.com

Fred Lombard

Fred Lombard

rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques