[Clip] Thérèse – T.O.X.I.C

Il faut savoir se confronter à son propre reflet pour accepter et dompter ses faiblesses. Dans la solitude et la semi-obscurité, regardant mentalement et psychiquement au-delà du visible, Thérèse offre à « T.O.X.I.C » une illustration esthétique soignée et, plus que tout, terriblement sincère et touchante. L’affirmation d’un texte et de choix artistiques ne devant rien au hasard, tout en ne craignant jamais de révéler ce qui, au fil des années, l’a faite grandir, en tant que femme et artiste.

Inutile de chercher une quelconque symbolique au bouquet de fleurs qui introduit les visions claires-obscures de « T.O.X.I.C » ; il est bel et bien une apparence, une forme de pardon efficace certes, mais démodée et dont le destin pourrait quasiment être programmé. Mais Thérèse prend son temps : celui de se présenter à nous, isolée dans le recoin d’une pièce vide, déserte et exempte de tout artifice inutile. Rencontre de la figure divine et de l’être humain solitaire, elle tourne lentement la tête, par peur, par envie, et s’observe. À travers ce simple mouvement, elle accepte les causes et conséquences du trouble qui l’a si longtemps paralysée. Une fascinante mise en place, ténébreuse et annonciatrice de scènes oniriques dans lesquelles splendeur et intimité vont enfin pouvoir s’affronter.

La poésie des images dissimule une violence lacérant nos esprits, une puissance émotionnelle dont l’étonnante simplicité provoque de terrifiants effets. Du noir et blanc d’une prison de plastique aux tonalités pastel d’un bain que l’on souhaite purificateur, les textures se succèdent, implacables, sanguines, épidermiques. Elles transmettent l’instinct de survie, l’étouffement, la soumission. Elles crient plus que la musicienne elle-même, elles brûlent plus que les flammes, elles étouffent plus que la fumée. Une pollution de l’âme et du cœur, de la volonté et d’une forme d’union au sein de laquelle l’amour est contaminé par la perversité. Une douleur de chaque instant, mais ne sombrant à aucun moment dans la résignation malgré la rage de ses illustrations ; c’est même l’opposé. Il faut passer par le feu de l’identité pour rompre ses chaînes. Par la révolte, la colère, mais également l’acceptation. « T.O.X.I.C » et Thérèse le font, avec courage et sans jamais craindre les conséquences de cette redoutable mais essentielle mise à nu.


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