Theme Park – Theme Park

Ce premier album des Londoniens de Theme Park, je m’étais dit, je vais le chroniquer, et même après dix écoutes, toutes enthousiastes, je n’ai jamais pris assez de temps pour m’y coller.
Allez, cette fois-ci, ce sera la bonne. En plus, je commence à bien connaitre les onze titres donc autant me lancer !

Theme Park - Theme Park

Brit pop très actuelle, Theme Park distille l’élégance avec un sens de mélodie particulièrement vivant et spontané.
On démarre sur « Big Dream » qui s’ouvre comme on passerait les portes d’un club chic, bien sapé, en avançant avec assurance vers la piste de danse. Une invitation brillante.

On enchaine sans peine sur « Jamaïca » et ses rythmes pop tropicaux respirants la convivialité puis sur « Two Hours » pop portée haut par le chant de Miles Haughton et les riffs et touches jouées par le trio qui montent vite en rythme.

Parfois entêtant, c’est le cas avec « A Place They’ll Never Know », pop club aux couplets-refrains possessifs, où le clavier devient vite l’ultime allié du chanteur pour faire tomber les cœurs.

L’ambiance dance ne les lâche plus avec « Tonight », imparable tube pop aux paroles légères et libérées (Come on, baby, let’s fly tonight / We’ll be all we ever wanted! / Let’s give it up! / Baby, let’s get high tonight / And wake up by your side / Come, get it off!). Et c’est tout ce qu’on demande !

Le point de rupture se fera sur Saccades (Lines We Delay), sorte de James Blake de la pop dans sa globalité. Pas besoin d’en dire plus, il faut aller écouter !

Et le rythme repart sur « Wax », où l’on croirait parfois entendre David Byrne dans la voix de Miles. La mélodie est accrocheuse, et on suit la trajectoire du groupe jusqu’à la prochaine destination « Ghosts ».

Évident prochain single du groupe, « Ghosts » est un concentré des compétences de Theme Park, rythmes entrainants, sourire dans la voix et ruptures en douceur entre couplets et refrains pour me reprendre.

Plus calme, « Still Life » avance vers le fond de la salle de ce club chic dont on parlait tout à l’heure pour se poser dans les canapés avec les plus jolies filles de la soirée. Paroles sur l’amour, le charme du trio opère naturellement sans qu’on se pose la moindre question (We can be alright  / We can have us just to make it fine / We can be alright / Together). Comme une évidence.

Plus court titre de l’album, « Los Chikas » quoi qu’insultant pour la communauté hispanique avec ses « o » et « k » fautifs, remporte la palme du titre le plus cool du disque où la batterie est remplacée par un cajón alors que toutes les guitares sont débranchées.

Theme Park

« Blind » boucle l’écoute sur des paroles particulièrement poétiques ( Show me, it’s fitting up a light we have inside you / This sky is burning black and dreaming darkness / Eyes wide open for two hours at least / To show something quick before you go) entonnées à tour de rôle par les frères Haughton.

De « Big Dream » en ouverture à « Blind » en conclusion, Theme Park nous offre un album pop souriant et agréable, et sans fausse note. Un disque éponyme garni de très nombreux tubes en puissance parés pour la fête avec élégance.

« Theme Park » de Theme Park est disponible depuis le 25 février chez Transgressive Records.

A retrouver également sur indiemusic, l’interview du groupe réalisée par Charlotte : l’interview rock’n’roll coaster des Theme Park.

themeparkband.com

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