[Clip] [Exclusivité] The Red Goes Black – Shadow Dancer

On se doute que le concours auquel nous invite The Red Goes Black en tant que spectateurs privilégiés va rapidement se transformer en comédie acide et décalée. Mais il faut bien avouer que l’on s’attendait à tout, sauf à ça ; depuis le grain nostalgique de l’image jusqu’à la tournure que prennent les événements, « Shadow Dancer » est beaucoup plus malin qu’il n’en a l’air dans ses premières secondes, et prouve une nouvel fois que le combo finistérien ne se laisse pas dicter ses intentions afin de parvenir à toucher son public. Bienvenue dans une guerre ouverte pour le trophée suprême !

Certains ne se focaliseront que sur les références et clins d’œil parsemés tout au long de « Shadow Dancer », du nom de certains membres du jury aux prestations des candidats. Ironique dans sa conception, certes, mais pas que ;  et on en conviendra facilement, une fois l’étape franchie (et il faut bien admettre, toutefois, qu’elle fait du bien à voir !). Le rock de The Red Goes Black, maquillé en hommage 70’s dont les sonorités ravivent une multitude de souvenirs, s’apprête à brandir haut et fort les couleurs de ce festival de mauvaise(s) tenue(s). La mise en scène d’Elen Moalic se prend elle aussi au jeu, enchaînant les plans à la manière d’un long-métrage musical coincé entre les élans comiques pré-Vietnam et la gueule de bois du début des années 80. Une merveille visuelle et musicale immédiatement attachante, sans pour autant se contenter d’être futilement référentielle.

Caché dans l’ombre, le démoniaque Shadow Dancer, impitoyable envers ses rivaux, attend son heure. Et se montre prêt à tout pour gagner. On vous conseille vivement de faire attention à tous les détails du film, des plaquettes des jurés aux gros plans sur les pas de danse du potentiel futur vainqueur ; c’est là que les époques se mélangent, ce qui porte le résultat en première place des meilleures illustrations des multiples décennies traversées par la musique et, avec elle, le Septième Art. Jusqu’à ce que tout dégénère ; ce que l’on pressentait, certes, mais qui, dans un ralenti encore plus impactant, a quelque chose de furieusement jouissif. Réussite totale pour The Red Goes Black, vainqueur par K.O. !


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