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Scène Beauregard. Il faut bien ça pour contenir les presque trente ans de carrière du groupe rock indé. Les légendes du rock belges dEUS reviennent après une longue absence avec un dernier album « How to replace it », mais pas question de faire dans la nostalgie facile. Ceux qu’on appelle « les darons légendaires de l’indé » sont de retour, et on danse. Rencontre avec Stephane Misseghers, batteur historique du groupe.

- Quel est votre rapport à la musique ?
Savoir que je vais jouer de la musique est vraiment quelque chose que j’attends à chaque fois avec la même impatience. S’il y a une longue période pendant laquelle je ne joue pas de musique, je deviens nerveux. J’ai ce sentiment, ce besoin que les choses bougent et puis je mets derrière la batterie et je me dis « Ah ! C’était donc ça ! ». Je fais ainsi depuis presque 30 ans et je dois encore me pincer et réaliser que la musique est toujours ce dont j’ai besoin. Alors parfois je me demande bien pourquoi j’essaie de chercher autre chose. La musique est cette constante dans ma vie dont j’ai besoin pour fonctionner.
- Quand avez-vous réalisé que vous vouliez jouer de la batterie ?
Quand j’avais deux ans, je suis allée chez ma tante avec ma mère. La première chose que j’ai faite a été d’ouvrir les placards, de sortir les casseroles et les poêles et de les frapper avec les couverts.
- Comment vous êtes-vous rencontré pour la première fois et avez-vous décidé d’être un groupe ?
Je jouais au sein du groupe Soulwax à la fin des années 90 (de 1997 à 2001). Quand ma collaboration avec eux s’est terminée, j’ai commencé à jouer avec Danny Mommens, l’ancien bassiste de dEUS. Nous jouions dans son groupe appelé Vive la fête, un groupe électro pop français. Quelques années plus tard, Danny m’a présenté Tom (Barman – chant, guitare). Évidemment nous nous étions déjà rencontrés, mais il n’y avait pas eu de connexion professionnelle jusque-là. Et puis nous avons fait la première partie d’une de leur tournée donc ils m’avaient déjà vu jouer. Ensuite, j’ai passé une audition et j’ai obtenu le poste.
- 20 ans, c’est long. Vous n’en avez pas marre de jouer ensemble ?
C’est comme être dans une longue relation. On gagne, on perd. On fait des concessions. Il y a des hauts et des bas. On se bat. Mais on ne fait pas l’amour. (Se penchant en avant), Mais il y a quelque chose qui nous lie : c’est faire de la musique ensemble. Le résultat de cette combinaison, de cette constellation, ce qui en sort, on essaie de le faire résonner au bon endroit et au bon moment.
- Vous souvenez-vous de votre premier concert ?
Ah oui. C’était horrible ! (rires) Non, attends, c’était lors d’un mariage ! Avec le chanteur de mon premier groupe et qui était mon meilleur ami à l’époque. Sa tante épousait un Néerlandais qui avait beaucoup d’argent. Tu as déjà vu des vidéos de groupes punk rock qui saccagent tout ? Eh bien, c’était un peu comme ça. Ils étaient tellement gentils qu’ils n’ont rien dit, mais oui, c’était à la fois cool et terrible.
- 3 chansons pour les gens qui ne vous connaissent pas :
- Merci Stephane, à tout à l’heure sur scène !
Avec plaisir ! Merci à vous.
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ENGLISH
Beauregard stage. That’s what it takes to celebrate the indie rock band’s almost thirty-year career. Belgian rock legends dEUS are returning after a long hiatus with their latest album, « How to Replace It », but there’s no room for easy nostalgia. The so-called « legendary indie darlings » are back, and we’re dancing. Meet Stephane Misseghers, the band’s long-serving drummer.

- What is your relationship with music?
To look forward to playing music is really something that keeps me on edge in a good way. If there is a long period where I won’t be playing music, I get edgy. I have this feeling, that need for things to move and then I play music and I’m like « Ah Ah! That was it. » I have been doing this for almost 30 years and I still have to pinch myself and realize that music is always the thing I need. So why am I trying to look for something else? Music is this constant in my life that I need to have in order to function.
- When did you realize that you wanted to play the drums?
When I was 2 years old, I went to my aunt with my mum. The first thing I did was open the cupboards, take out the pots and pans ad hit it with the cutlery.
- How did you first met and decide to be a band?
I was playing with a Belgian band, Soulwax, in the end of the 90s. When that ended I started playing with Danny Mommens, he was the previous bass player of dEUS. We were playing in his band called Vive la fête, a French electro pop band. A few years later Danny introduced me to Tom Barman, obviously we had already met but there was no professional connexion until we did an opening act of one of their tour, so they would have seen me play already. Then I passed an audition and I got the job.
- 20 years is a long time. Aren’t you tired of playing together?
It is like being in a relationship. You win some, you lose some. And we still do. There are still ups and downs. We fight. We don’t make love. (Leaning forward) we don’t make love.That’s for the record. But there is something that binds us and it’s making music together. The result of that combination, of that constellation is what works, making it resonate at the right time and the moment.
- Do you remember your first gig?
Yes, I do. It was horrible. No, wait, it was at a wedding! The singer of my first band who was my best friend at the time. His aunt was marrying a Dutch guy who had a lot of money. You’ve seen videos of punk rock bands who trash everything? Well, it was a bit like that. They were so amicable that they didn’t say a thing but yeah, it was both cool and horrible.
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