Rencontre avec le Scéno

C’est bien connu, chaque rentrée apporte son lot de nouveauté. Pour indiemusic, c’est notamment la concrétisation d’une collaboration avec l’agenda des sorties, le Scéno. Désormais, dans chacune de leurs parutions mensuelles, nous aurons la chance de proposer quelques chroniques et coups de cœur sur l’édition papier et web du média basé à Angers. Histoire de vous présenter plus en détail cette collaboration, indiemusic a proposé à Suzie Macel, l’une des fondatrices du Scéno de nous en parler. Rencontre.

Scéno 80

  • Bonjour Suzie, tu es l’une des fondatrices du Scéno. Peux-tu revenir sur son histoire : comment ça s’est créé, avec qui, pourquoi ?

Alors, ça s’est créé en 2005 exactement, assez rapidement, avec Yacine Laghrour et Erwan Querval. On était trois. On s’est rencontré un peu par hasard avec le même projet de faire un agenda culturel sur Angers parce qu’il n’y avait pas d’agenda jour par jour de ce qui se passait dans les cafés ou dans les salles d’Angers et de l’agglomération.
On s’est rencontré en avril et le premier Scéno sortait en octobre 2005.
On est resté sur l’agglomération pendant quatre ans, à peu près, et puis après, on s’est agrandi au Maine-et-Loire parce qu’on s’est rendu compte qu’il y avait une demande pour inscrire les manifestations qui se faisaient partout. Voilà pour l’historique !

  • Et aujourd’hui, qui compose l’équipe du Scéno ?

Aujourd’hui, on est encore deux des fondateurs, Erwan et moi. Yacine est parti vers d’autres horizons en janvier dernier, et Alexandre, notre chargé de publicité, qui est un peu notre commercial nous a rejoints, et Mickael est développeur pour notre site internet. On est donc actuellement une équipe de quatre.

  • Alors, comment fonctionne le Scéno ? Quel est le principe ?

Le Scéno, en tant que tel, c’est un agenda des sorties. Que ce soit sur le papier ou sur le web, notre vocation est d’être exhaustif sur les sorties du Maine-et-Loire, d’être assez complets, de demander aux gens maintenant de s’inscrire sur le site internet pour diffuser leurs sorties.
On est d’abord un diffuseur de spectacles, et de sorties culturelles.
Mais après, on est aussi là pour guider les gens quelque part, et c’est là qu’intervient la partie rédactionnelle. On essaye de faire des chroniques de spectacles, que ce soit sur papier ou sur le site ; que ce soit en danse, en théâtre, en musique ou en exposition, sans oublier l’événementiel avec les festivals.

  • En résumé, le Scéno, c’est à la fois participatif et lié à l’équipe même de la structure ?

C’est exactement ça. C’est participatif dans l’agenda, puisque finalement tous les chargés de communication et même les particuliers qui organisent des manifestations peuvent publier leurs infos.
Nous, on s’occupe de diffuser gratuitement ces sorties.
De notre côté, on parle davantage de ce qui se passe au niveau des spectacles aux alentours d’Angers.

  • Sur sceno.fr, le site donc, on trouve un agenda, un magazine, un guide et une communauté. La communauté, c’est quoi ?

Scéno capture

Alors, la communauté, c’est à venir. C’est à destination des diffuseurs d’abord pour leur permettre de communiquer entre eux, afin qu’ils puissent partager des données.
Le site est bien posé, mais la partie rédactionnelle va encore être refondée pour qu’on soit un peu plus dans l’actualité, pour avoir une permanence et non des publications trop éphémères finalement.
Tout va être refondé au niveau de la rédaction, et on a essayé de faire grandir la communauté : faire en sorte que lorsqu’une annonce est publiée, celle-ci soit relayée sur les réseaux sociaux et sur d’autres sites diffuseurs de sorties. L’idée, c’est de lier les gens et les communautés.
Sinon, pour ce qui est du guide, il s’agit de répertorier les lieux du Maine-et-Loire et des alentours. Des alentours, car même si le Scéno papier sort à Angers, il est aussi beaucoup présent dans le Maine-et-Loire, mais on commence à avoir des gens de Nantes, du Mans, et puis même d’autres villes comme Toulouse qui publient sur le site puisqu’il est national finalement.

  • Il y a un but d’ouverture du Scéno au niveau national, si je comprends bien ?

Oui, le Sceno est national, on peut l’ouvrir aujourd’hui à n’importe quel lieu.

  • Depuis cette rentrée, le Scéno collabore avec indiemusic. De notre côté, on est très content de cette opportunité que vous nous offrez pour mettre en avant nos chroniques et nos coups de cœur sur votre média papier. De votre côté, quel regard portez-vous sur cette collaboration ?

Sceno - indiemusic

Sceno - indiemusic

Pour nous, c’est très enrichissant aussi. Finalement, les affinités font qu’on y trouve chacun un intérêt, nous à travailler avec des spécialistes plus en musique d’abord et vous êtes de plus des locaux. On implique le local, et je vois ça comme un échange de bons procédés.
On est diffuseurs en papier et vous êtes sur le web, on peut donc partager des données, et là, de vous avoir sur papier, c’est un plus pour nous, car c’est de l’écrit de qualité.
Moi qui suit un peu obligée de jongler avec les disciplines avec de la danse, du théâtre et des expos, je dois laisser certaines pratiques de côté et j’aime avoir des gens qui peuvent aussi nous conseiller au niveau local voire même plus loin.
Ça nous permet aussi de parler du national via indiemusic, ce qu’on ne faisait pas forcément auparavant. On y trouve donc un intérêt sur le papier et sur le web, c’est des échanges de liens, de contenus qui nous intéressent autant les uns que les autres.
On s’est bien entendu depuis le début, le contact passe bien et c’est important dans ce genre de relations. C’est le début d’une aventure et on espère continuer le plus longtemps avec un maximum d’échanges à venir sur tous supports.

interview avec Olympia Fields
interview avec Olympia Fields
  • Pour revenir sur le Scéno, tu m’as fait part de ton désir de proposer à des bénévoles de contribuer au magazine web comme à la revue papier…

C’est vrai qu’on aimerait en effet publier aussi des articles de rédacteurs, qui seront autant visibles sur le papier que sur le web. On cherche de nouveaux rédacteurs, des gens qui aiment sortir, qui aiment écrire et qui ont envie de participer à la vie d’un magazine.
On a envie de dynamiser la rédaction parce qu’on ne peut pas tout couvrir finalement avec la toute petite équipe qu’on est.
On a toujours eu des rédacteurs, dans le papier avant, on a eu beaucoup de rédacteurs et chacun vague à ses occupations et il faut souvent renouveler les équipes.
Donc effectivement, à la rentrée, on cherche des gens qui ont envie de s’impliquer, à leur manière, dans la vie des sorties à Angers.

Scéno - capture

  • Cette rentrée, c’est aussi l’occasion de fêter les 8 ans du Scéno et le 80e numéro au bar de l’espace culturel Le Quai à Angers…

Soiree Sceno 8 ans

Oui, ça se fera au bar du Quai le 16 octobre à 19h30 avec Bud McMuffin et un duo féminin de DJettes, les Red Pants. C’est dansant ! Et ce sera également l’occasion pour les Angevins de rencontrer notre équipe. On veut marquer le coup des 80 numéros, dire qu’on est là, car il faut finalement toujours se réaffirmer. Dire qu’on existe !

  • Merci beaucoup Suzie et à bientôt !

Merci Fréd, à bientôt !

Retrouvez le Scéno sur :
sceno.fr
facebook.com/le.sceno
Et en édition papier dans le Maine-et-Loire (Angers, Cholet, Saumur…) dans de nombreux relais (bars, cafés, salles de concerts, théâtres…) (disponible également sur le site en version pdf).

Fred Lombard

Fred Lombard

rédacteur en chef curieux et passionné par les musiques actuelles et éclectiques