Scarlet se confie à indiemusic

Samedi après-midi, j’avais invité Dorota et Romain du groupe angevin Scarlet à passer quelques heures avec moi pour discuter en toute amitié de leur projet.
Pendant une bonne demi-heure et après avoir profité d’un demi et de quelques fruits de saison, l’interview a pu commencer.
C’est l’occasion pour ceux et celles qui ne connaissent pas le groupe de faire la connaissance d’un des projets les plus prometteurs de la scène angevine et pour les autres, de découvrir le couple Dorota-Romain en toute intimité, et sans langue de bois sur indiemusic.
Bonne lecture !

  • Bonjour les Scarlet, comment allez-vous ?

Romain  : Salut, ça va très bien.
Dorota : Ça va, il fait beau, c’est l’été !

  • On va parler de Scarlet, de ses débuts jusqu’à maintenant. Ça a commencé avec Elliptic en 2007, c’est ça ?

D : 2006 même je dirais. C’était notre début musical. On a vraiment commencé la musique tous les deux de manière un peu plus intense, professionnelle.
R : C’était la première expérience de groupe. À part les premiers groupes de garage qu’on a eu auparavant, c’était le premier groupe qu’on voulait développer sur de la composition.

  • Ça a duré combien de temps jusqu’à Scarlet ?

D : Un an je pense, jusqu’à ce qu’on fasse les réglages de Pro Tools et tout ça !
R : Le temps de tout enregistrer et de faire deux trois concerts pour voir ce que ça donnait.

  • Début 2008, on peut donc dire que Scarlet était prêt, lancé ?

R : Il y a eu quand même une petite pause entre les deux projets. On a eu différentes formations avec différents musiciens qui nous ont permis de voir ce qui avait été bien, ce qui avait été moins bon. On a pris toutes les critiques et les choses qui avaient plutôt bien marché. Et du coup, Scarlet, on l’a relancé un peu plus tard, fin 2009.

  • Scarlet est donc lancé depuis un peu plus de trois ans, si vous deviez présenter ce qu’est Scarlet aujourd’hui…

D : Scarlet, c’est tellement vague comme question.
R : Le nom d’abord.
D : Scarlet, ce n’est pas le prénom féminin qu’on voulait mettre en avant, surtout pas (rire). Ça signifie rouge écarlate en anglais, couleur assez symbolique, qui représente beaucoup de choses. Le rouge tout simplement, le sang, l’amour, la passion, le contraste entre plein de choses et c’est une idée qui est venue assez naturellement.

  • C’était un rouge pour symboliser plutôt la féminité ou plutôt un rouge « rock » ?

D : Les deux justement.
R : Il y a un côté bipolaire dans ce nom.
D : On peut l’interpréter de différentes façons.
R : Ça colle aussi à l’univers musical qu’on joue sur scène. Un côté un peu sexy ; rouge passion, et un côté plus dur, plus violent ; rouge sang.
D : Guerrier.
R : Ça se traduit par un côté plus sauvage de notre musique.

  • Vous avez parlé au début de l’interview que vous aviez plusieurs formations au sein de Scarlet, est-ce qu’on peut revenir sur ces différentes formations ?

D : Dans Scarlet, il y a eu deux line-up, au début, qui ont changé. Au début, on était cinq ; clavier, batterie, guitare, basse et moi au chant. On ne s’est pas trop entendu entre musiciens, il y avait une différence d’âge.

  • Je m’en souviens.

D : Ça n’a pas duré très longtemps pour le coup. On a joué peut-être six mois ensemble.
Ensuite on a changé le line-up assez rapidement. On était quatre ; guitare, batterie, basse et toujours moi au chant. Quelques samples aussi qui ont remplacé le clavier. Ça a duré un an à peu près.
Ensuite, toujours pareil, les musiciens devaient faire un choix entre la musique professionnellement parlant et le travail à côté et finalement, ils ont choisi la vie active.
Pour eux, c’était plus tranquille, peinard d’avoir un travail à côté.
Nous, on voulait vraiment se lancer dans l’aventure. On est trois maintenant, enfin deux ; Romain et moi à la base, et un batteur qui nous accompagne sur scène, qui vient plus ponctuellement, qui ne fait pas partie du projet à part entière.
On gère tout à deux, et on a un musicien de plus.

  • Scarlet, on peut donc dire que c’est un couple ou un duo.

D : Maintenant oui, depuis très peu de temps, c’est devenu un duo.
R : Ça a toujours été un duo sur la composition, car on a toujours composé et écrit les morceaux à deux. Après, effectivement, dans tout ce qui était visuel et décisionnel au sein du groupe, au niveau de la direction artistique, chacun avait son mot à dire, on était tous logés à la même enseigne.
Le fait que nos expériences avec nos musiciens ne se soient pas tout le temps bien passées, on a décidé de prendre toutes les décisions à deux, et on a ensuite mis une annonce pour un batteur qui viendrait juste pour jouer.
On a eu énormément de réponses, beaucoup de batteurs se sont retrouvés dans cette situation où ils voulaient juste jouer sans forcément avoir les prises de tête que peuvent avoir les groupes dans cette gestion extra musicale.
C’est donc une formule qui est beaucoup plus simple, car il n’y a pas de prises de tête.
D : Pour l’instant, haha !
R : C’est vrai qu’on s’entend bien et on est quasiment d’accord sur tout. Et quand on n’est pas d’accord, on s’écoute et il y a un débat très constructif.
D : Il y a des prises de tête quand même !
R : Oui, mais elles sont tout le temps constructives, et après il y a un batteur qui vient nous accompagner sur scène pour donner l’énergie et la pêche que tu as vue l’autre soir.

  • D’ailleurs, un petit mot sur Jérémy (batteur) ?

R : Jérémy, c’est un des batteurs qui nous accompagne et qui joue au sein du groupe Léonie qu’on connait bien.
Jérémy, c’est vrai qu’il est très doué, c’est un plaisir de jouer avec lui.
D : Il dégage quelque chose de plus que tous les autres avec qui on a joué jusque-là.
R : C’est un coup de cœur musical, c’est vrai que ça correspond surtout à ça notre relation avec le batteur. Mais effectivement, avec Jérémy, c’est génial. En deux répéts, il avait intégré tous nos morceaux. On lui a envoyé tous les morceaux qu’on avait enregistrés et dès le premier concert, premier tremplin, c’était bon. On a d’ailleurs gagné le tremplin avec lui.
D : C’était le 21 juin à la Fnac pour la Fête de la Musique. On était un peu stressés, car on se demandait ce qu’il allait donner en live.
R : Très stressés même et finalement, ça a été génial. Il a grave assuré et on a gagné le tremplin. C’est un bon élément !

  • Donc une aventure à trois faite pour durer ?

R : Le souci, c’est qu’il joue également dans Léonie. Il y a des dates qui se chevauchent, car c’est également un groupe qui avance bien et qui tourne bien.

  • Et qui a beaucoup de jeunes fans.

R : Voilà (rire).
D : Beaucoup de groupies (rire). C’est dur de s’en passer, c’est vrai.
On n’en a pas autant, je pense.
R : C’est vrai qu’il ne va pas être disponible tout le temps donc on a également d’autres batteurs avec qui on a répété, qui connaissent le set, et qui sont prêts. Ça va plus être de la sélection sur chaque date, ça va être de la surprise.
D : Un peu comme Jack White qui change de musiciens à chaque concert. On ne sait pas trop avec qui on va jouer jusqu’au dernier moment.

  • On va parler des chansons. Dorota, c’est toi qui t’occupes des textes ?

D : C’est moi qui m’occupe des textes, et un peu de la musique aussi. On travaille en binôme en général. Les idées, c’est mutuel, on s’écoute, on s’inspire aussi.
Mais les textes, c’est principalement moi, oui.
R : C’est toi qui maitrises le mieux l’anglais.

  • Tu apportes quoi comme sujet, comme thème ?

D : Ça peut être n’importe quoi. Je m’inspire de plein de choses, de ce que je vois autour de moi ; ça peut être quelque chose à la télé qui m’est resté en tête, ça peut être des gens. Je m’inspire souvent des gens qui m’entourent, des histoires qu’ils vivent, de mes histoires à moi.
Mes textes, ce ne sont pas des histoires en soit, avec un début et un fin, ce sont plus des instantanés, ça peut être abstrait et métaphorique. On peut même ne pas savoir de quoi je parle. Moi, je le sais et ça me suffit.

  • Si tu devais me donner l’exemple d’une personne qui t’a inspiré dernièrement pour l’une de tes chansons ?

D : Est-ce que c’est une question piège ? (rire)

  • Pas du tout, non, non (rire)

D : Une ex-copine à moi qui m’a un peu déçue. Je vais faire une chanson sur elle, mais je ne vais pas donner de nom. C’est plus une expérience personnelle dans ce cas-là. C’est plus facile d’écrire sur quelque chose quand on est affecté personnellement. Quand ça nous énerve et quand ça réveille de fortes émotions en nous, on a envie de les sortir.

  • Il y a aussi du positif ?

D : Bien sûr, bien sûr toujours ! (rire)

  • Pas mal de changements se sont opérés dans votre son. Depuis vos débuts avec la première formation, vous avez eu un passage électronique très marqué, puis vous êtes partis sur de la pop et vous êtes maintenant revenus dans du rock très dansant. Avec toujours quelques touches électroniques quand même…

D : On n’a toujours pas de bassiste quand même (rire). Il y a toujours une machine qui tourne, mais c’est absolument voulu.
R : On s’est pas mal remis en question sur ce qu’on faisait, est-ce que ça nous plait ce qu’on fait ? À un certain moment, on s’est posé la question d’une différente formule, surtout avec la dernière où on était quatre en septembre de l’année dernière.
On a trouvé que ce qu’on avait fait, qui était plus électro et assez pop était plus dans une lignée mainstream, un peu commerciale. C’était un peu calculé, car on s’est dit que ça pouvait marcher. Et finalement, ça ne nous ressemblait pas. Et je pense que les gens aussi, de certaines critiques que l’on avait eues ressentaient également ça, que c’était la meilleure musique qu’on savait faire, et qu’on aimait jouer.
On a donc décidé pour le line-up actuel de composer effectivement quelque chose de beaucoup plus rock, un peu plus minimaliste, un peu plus brut.
Et ça donne ce qu’on découvre sur notre site et durant nos concerts.
C’est un peu inspiré niveau influences ; on aime bien les Kills, les White Stripes…
D : les Dead Wheater, PJ Harvey, Band of Skulls, Black Keys,… y’en a plein.

  • Il n’y a pas de groupes français…

D : Non, non (rire)

  • Anglais et Américains pour résumer. Il y a des lieux dans lesquels vous vous sentez bien pour écrire et composer ?

D : J’ai une petite idée moi (rire). Je me sens très bien au Manoir des Ponts-de-Cé.

  • Il y a des esprits qui t’aident ?

D : C’est l’ambiance du manoir, les pièces vides, avec les vieux rideaux accrochés, la peinture du plafond qui s’effrite, plein de petites choses comme ça.
R : C’est un peu glauque, ça donne une ambiance.

  • Un peu gothique ?

D : Pas du tout ! Ce n’est pas gothique, ça fait un peu abandonné, c’est très grand, il y a deux étages, avec un grand jardin. C’est un peu un Khô Lanta, car on ne sait pas où on va. C’est un lieu un peu bizarre avec un atelier abandonné et des caves aussi. C’est très mystérieux et moi, j’aime bien cette ambiance.
On a passé des mois là-bas, on a pas mal composé d’ailleurs, pas forcément que pour Scarlet, mais ça venait tout seul, tout seul. C’est une ambiance qu’on aime bien.
Il n’y avait personne dedans, on n’entendait personne, il n’y avait pas de gens à côté.

  • Le bonheur…

D : Complètement. Des endroits comme ça, c’est parfait pour composer.

  • D’ailleurs, vous avez pendant ces années Scarlet enregistré pas mal d’EPs. Vous en avez fait trois, non ?

D : Avec Elliptic, on en a fait un à nos débuts. Ensuite, avec Scarlet, on en a fait deux dans un style un peu différent, plus pop électro.
Et on en a enregistré un tout nouveau, qui est plus dans l’esprit de ce qu’on joue actuellement, plus pop rock garage. Ça fait trois pour Scarlet si on doit compter l’ensemble, mais on aime bien dire qu’il y a un EP, puisque Scarlet, c’est plus ce que l’on fait maintenant, et qui compte pour nous.
Avant on se cherchait…

  • Et on le trouve où cet EP ?

D : Il n’est pas encore sorti réellement. C’est une compil de morceaux qu’on a enregistré pour démarcher, mais qui va sortir officiellement en septembre.
On va surement rajouter quelques titres pour cette sortie, avec un titre qui est presque prêt.

  • On pourra donc bientôt le découvrir sur toutes les plateformes ?

D : Oui, avec une vidéo. Sur indiemusic par exemple ! (rire).

  • Pour le moment, pas d’album ?

D : Pour le moment non.
R : Ça a failli avec une maison disque indépendante cette année, qui était très intéressée par notre projet, et puis effectivement, on est entouré par de nombreux professionnels sur Angers qui nous conseillent et nous soutiennent. Et après réflexion, devant ce qu’on voulait faire, là où on en était, on s’est dit que ce n’était pas le moment de faire ça, et qu’on n’était pas encore prêt, et qu’aussi on pouvait peut être mieux trouver que cette maison de disques, même si c’était quelque chose d’assez important.
Du coup, on a refusé cette proposition-là, pas d’album pour l’instant.
On attend début 2013, où ça sera a priori plus faisable.

  • Romain, tu parlais de l’entourage autour du groupe. Le parrainage du Chabada par exemple ?

R : Par exemple oui, c’est l’un des principaux partenaires qu’on a eu l’année dernière. Le Chabada, la salle de concert principale sur Angers qui parraine des groupes chaque année. Nous c’était l’année dernière et on est toujours suivi en fait parce que le parrainage s’est bien passé. Ils continuent de nous suivre et de nous conseiller ; c’est surtout du conseil artistique sur ce qu’on veut faire et un peu de management. Quand on a des contacts de maisons de disques, de labels, ils nous aiguillent pour savoir si c’est un bon contrat, c’est une bonne opération, si ça tombe à point nommé dans le cheminement de notre projet. Ça nous permet d’avoir un avis extérieur.

  • On va revenir au côté studio, enregistrement. Ce que vous préférez, c’est quoi ; l’enregistrement en très live, ensemble, brut, ou du piste par piste, instrument par instrument, quelque chose de très propre, précis et soigné ?

D : Scarlet, ça a toujours été piste par piste. Récemment, on a fait un autre projet juste pour le plaisir où on a justement essayé d’enregistrer comme tu dis plus brut, plus tous ensemble, c’est différent. Mais Scarlet, oui, c’est piste par piste. C’est toi Romain qui gère cet aspect…
R : Oui, c’est beaucoup moins pratique de jouer tous ensemble, que de faire en effet du piste par piste. Après on essaye de, sur ce que l’on fait maintenant qui est beaucoup plus minimaliste, effectivement de moins peaufiner comme auparavant. Il faut un son plus authentique quand même. On fait du piste par piste, mais il n’y a pas beaucoup de travail après. On fait une prise en général pour tout le morceau. On ne fait pas du bricolage comme certains font, du travail sur la voix avec plein de découpes.

  • Pas encore de vocodeur donc ?

R : Non, pas de vocodeur, surtout pas ! (rire)

  • Et donc tu enregistres toi-même le groupe.

R : En partie, mais on a un technicien son qui nous accompagne en concert, Stéphane, qui s’y connait aussi beaucoup en studio et on travaille un peu tous les deux. On se fait parfois aussi aider par d’autres personnes sur Angers, par d’autres techniciens qu’on connait.
On enregistre dans différents lieux donc on n’enregistre pas dans un lieu qui fait la prod de A à Z, mais ce n’est pas non plus moi qui fais ça tout seul. Je n’en suis pas capable, surtout pour tout ce qu’on veut faire. C’est plus une cohésion de plusieurs personnes qui font vraiment le cd ensemble.
Ça donne des choses intéressantes, pas mal de prise de tête aussi, on essaye de tirer le meilleur des compétences de chacun.

  • On va maintenant accéder à la partie concert ! Vous en avez fait pas mal, des premières parties comme des partages de scène…

R : On ne va parler que de la dernière formule, depuis le début de cette année.
Au niveau des dates, on essaye d’en trouver beaucoup, parce qu’on pense que c’est par là que la maturité du groupe va se faire. C’est un discours qu’on défend et qui n’est pas partagé par l’ensemble de la scène angevine, où certains sont partisans de ne faire que des bonnes scènes.
On essaye de jouer pour se faire notre expérience, notre maturité. On en a à peu près quarante par an, des petits caf-conc’  où l’on ne sait pas trop où l’on va, partout en France, aux très belles scènes.
Pour ne retenir que les belles, effectivement, la plus belle de cette année, c’était en première partie des Stranglers, au Bol d’Or.
C’était un tremplin organisé par le magazine Rock and Folk, et du coup, qui nous a permis de faire leur première partie, devant près de 5-6000 personnes. C’était excellent.
On a aussi joué à Tempo Rives, où tu nous as photographiés, qui était aussi une scène sympa.
D : Vraiment bien en général. Pour Angers, on s’attendait à un accueil plus froid. Il y avait quand même du monde et les gens étaient assez réceptifs, on a trouvé.
C’était agréable, à la fin on a discuté avec le public. Je ne m’attendais pas à ça.

  • Il y a beaucoup de monde que vous connaissiez déjà ?

D : Pas énormément de mon côté.
R : De ceux qui suivent Scarlet, j’en avais repéré quelques-uns, mais il y avait certainement quelques-uns qui avaient entendu parler de nous sur des affiches, ou sur les différents médias angevins et qui sont venus découvrir ce que ça donnait en concert vu qu’on n’avait jamais eu l’occasion de jouer sur une aussi grosse scène dans le coin.
Effectivement, on en a convaincu pas mal, c’était très sympa.
D : Quoi d’autre sinon ?
R : Aussi les tremplins, on essaye d’en faire pas mal, car il y a des prix sympas à gagner. Cette année, on en a gagné cinq, ce qui est, je pense, un bon score.

  • Je pense aussi (rire)

R : On en avait aussi fait pas mal avec l’ancienne formule, mais on en avait gagné beaucoup moins. C’est ce qui rassure aussi sur la direction prise, qui semble meilleure qu’avant.

  • 2012, c’est le bon cru donc ?

D : On n’est qu’à la moitié, mais pour l’instant, ça va très bien donc on croise les doigts. C’est bien parti.
À la rentrée, on a pas mal de concerts, et on va partir plus dans le nord.

  • D’autres tremplins aussi ?

D : Pas pour l’instant, non.
R : Les tremplins, c’est plus en début d’année. Là il y en a moins jusqu’en fin d’année. Après, on prépare une petite tournée en Europe de l’Est, ça va être aussi un bon événement de l’année, mais qui sera plus en 2013.

  • Il y avait déjà eu une tournée en ce sens.

D : On avait essayé, mais c’était juste deux trois dates.
R : Là, ça sera plus une tournée sur deux trois semaines où l’on joue quasiment tous les jours, quelque chose de bien préparé, avec peut-être un autre groupe.
On va peut-être partir à deux groupes pour faire cette tournée-là.

  • Un groupe français également ?

R : Ouais, un groupe local.

  • Un nom ?

R : On est en réflexion, mais effectivement, si on pouvait avoir un batteur commun, ça pourrait être excellent.

  • Genre Léonie !

D : Hahaha, c’est dit, ça y est.
C’est des projets, rien n’est sûr, mais ça pourrait être ça.
R : Je pense que l’année Scarlet, ça sera plus 2013 en fait. Là, on a enclenché certaines choses, et on a peut-être un peu plus trouvé notre voie.

  • Alors qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour l’été 2012 déjà et pour la fin d’année ?

D : De finir les enregistrements pour l’EP déjà. Il faut nous souhaiter bon courage (rire). Et de la bonne inspiration pour faire les titres.
R : Que nos concerts se passent aussi bien que ceux du début d’année et que la tournée européenne se mette en place, ça c’est vraiment ce qui nous tient à cœur ! C’est le plus gros projet qu’on a actuellement.

  • Et après, un world tour.

R : Un world tour, ouais, on n’y est pas encore !
D : Oui, on part en Californie en 2014, je crois, haha !
R : On se fixe des objectifs qu’on pense atteignables au fur et à mesure et je pense que la prochaine étape, ça sera cette tournée européenne.

  • D’autres passions à partager avec les lecteurs d’indiemusic ?

D : À part la musique ?  J’aime bien peindre, ça fait longtemps que je n’ai plus fait de dessin ou quoi que ce soit, mais avant, j’aimais bien faire ça. Avant que je commence la musique, c’était plus ça mon trip. Et depuis peu, l’accrobranche, qu’on essaye de faire régulièrement dès qu’on bouge lors des festivals d’été.
R : Ça nous fait faire un peu de sport !

  • Bientôt Scarlet peindra et fera de l’accrobranche lors de ses concerts…

D : C’est un peu ça oui (rire). Pourquoi pas ! Et toi Romain ?
R : Moi, même si je n’en fais pas beaucoup, j’aime bien la photo. Je me suis acheté un appareil et je commence à découvrir. Puis aussi un peu de sport, j’aime bien le surf, je reviens de quelques jours à l’île d’Oléron où j’ai bien profité des vagues, ouais.

  • Encore pour faire de l’ombre à Léonie (rire)

R : Ouais, c’est ça (rire).
D : Exactement ! (rire).

  • Eh bien, merci à vous deux et puis bonne continuation.

R et D : Merci à toi et à très vite !

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