[Clip] Sarah Lancman – A contretemps

Sarah Lancman vit sa vie d’artiste aussi bien grâce à son talent inné et admirable qu’aux rencontres que l’existence lui permet de faire, le long d’une route où le jazz et le blues se vivent de l’intérieur afin de mieux rayonner sur nous et sur ses partenaires de jeux. Artiste s’étant révélée indispensable au fil de ces dernières années, elle nous revient avec un nouvel album, prévu pour le 19 janvier 2018 chez Jazz Eleven. Et, pour nous plonger dans l’univers qu’elle a pris soin de terraformer sur cet opus, elle nous offre son titre éponyme, superbe promenade mélodique où son chant prend une dimension angélique et obsédante.

crédit : Hubert Caldaguès

L’histoire de Sarah Lancman prouve à elle seule que, pour atteindre l’essence d’un style dans lequel on peut s’épanouir, il faut autant d’humilité que de travail. Ayant continué, sans relâche, à explorer les racines du jazz, elle s’en est emparée pour mieux exprimer son propre langage et propos, déjà sur le fabuleux « Inspiring Love » en 2016 et, maintenant, à travers le très attendu « A contretemps », que l’on surveille passionnément et avec une impatience non feinte. Surtout au vu de la qualité émotionnelle et structurelle du titre éponyme, véritable feu de cheminée réconfortant et doux alors que les éléments se déchaînent à l’extérieur. Avec respect et amitié, Sarah Lancman nous présente, au fur et à mesure de la progression du clip, ceux grâce à qui le rêve est devenu réalité. Et chaque phrase, chaque mélodie vocale est un hommage à ses compagnons de route, à leur implication et à leur envie de faire de l’opus une pièce maîtresse de la musique contemporaine.

Nous vous laisserons le soin de découvrir ces intervenants ; nous concernant, c’est sur l’aspect harmonique, choral et visuel que nous nous arrêterons. Il y a, dans « A contretemps », une intimité chaleureuse et accueillante. Une invitation à assister à l’enregistrement, dans un lieu isolé et presque hors du monde. Et, dans cet écrin architectural et naturel, Sarah Lancman s’exprime, se livre. « Comme les souvenirs oublient la tristesse, cet instant resterait éternellement en pause. » Une phrase, d’une évidente simplicité, mais définissant l’amour comme source vive de la mélancolie et du souvenir, inoubliable et nécessaire. « A contretemps » : en désaccord avec la facilité de la séparation, avec ses évidences qui ne sont jamais justifiées. Le murmure de l’interprète se fait affirmé et dévoile de multiples réalités que peut osent dire tout haut. La surprise vient de l’intervention des participants à cette future offrande, positionnant leurs visions au sein d’une ode parfaite et d’une criante vérité. Il va falloir maintenant patienter jusqu’à mi-janvier ; et l’attente sera longue. Très longue.


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