[Interview] Rocky

Rencontre avec Tom, Olivier, Laurent et Olivier du projet house pop lillois Rocky lors du Printemps de Bourges, avant leur concert sur la scène Pression Live.
Un moment détendu où il est question d’influences, de visuels très originaux, de leur rencontre avec The Shoes et du futur EP à paraître cet automne.

Rocky © Fred Lombard

  • La création de Rocky remonte à 2011, le projet est né de trois d’entre vous : Tom, Olivier et Laurent.

Oui c’est ça, le projet est né à Lille, après avoir formé un groupe à trois qui s’appelait TV Glory. Quand ce dernier s’est arrêté, car on avait la volonté de faire autre chose, on a vite rencontré Inès ce qui a été un gros coup de chance.
On a très vite aussi monté une formule live et du coup, Olivier nous a rejoints aussi assez rapidement.

  • Un projet 100% lillois donc ?

Non, pas Inès, elle était étudiante à Lille, mais elle est parisienne.

  • On ne peut pas passer à côté des visuels chez Rocky : des couleurs ultrasaturées et des masques SM, qui a eu une telle idée ?
crédit : René Habermacher
crédit : René Habermacher

La base du travail vient du DA du label Gum qui s’appelle Pierre Le Ny. Le visuel, c’est plutôt son dada, il a bossé avec Woodkid et The Shoes. Il nous a proposé un photographe et un vidéaste, et c’est eux qui ont eu ces idées-là, qui ont créé l’image du premier EP.
À la base, on devait faire un portrait, ça a shooté toute la journée et c’est dans les dernières minutes que les photographes ont tenté un truc un peu fou et c’est resté, car c’est ce qu’il y avait de plus fort.

  • C’est bien Inès qui est sur la photo ?

Oui, oui c’est bien Inès. (rires) C’est très retouché.

  • Sur votre premier EP, ça bouge énormément et chaque titre a son propre univers. Sur « Just Away », on passe de la house à la trance jusqu’à la pop, « Chase The Cool » on démarre sur quelques notes de reggae, on part alors sur du trip-hop pour finir sur de la pop électro, « Band Against The Wall », je dirais du disco-funk et « Watch Me Forever » de la pop minimaliste un peu cathédrale.

Cathédrale, tu dis ça pour Woodkid (rires) ?

  • Même pas. Finalement, au-delà des genres, Rocky c’est de la musique pour faire danser, non ?

Oui, voilà, tu l’as dit pour nous (rires) ! Du côté des styles, tu as vu juste, c’est tout ce qu’on écoute.

  • Côté influences, de quoi est finalement né Rocky ?

La house de Manchester nous a beaucoup influencés, ce qu’on appelle le son Madchester – un mélange de pop, de machines et de samplers joués par des Anglais. On pourrait parler d’un son « baggy » : des Anglais qui font de l’Américain en quelque sorte.
Et avant tout, on se laisse influencer par la musique américaine : la house de Chicago entre autres.

  • Au sein du projet, Inès s’occupe des textes et vous de la musique ?

Grosso modo, c’est ça. Inès s’occupe des textes, après y’a certains morceaux où les lignes de chants étaient écrites avant, mais les vocaux, c’est sa partie oui. Après, on échange sur des trucs, c’est des allers-retours.

  • Vous êtes signés chez Label Gum, qui est également le label de Woodkid et de The Shoes, et votre premier EP a été produit par Guillaume Brière, qui est la moitié des Shoes. On peut parler d’une histoire de famille avec eux ?

Ouais, carrément ! Tout est né d’un premier contact, en 2012, en première partie des Shoes à Lille, c’était le premier concert de Rocky au Grand Mix de Tourcoing. Il y avait aussi We Are Enfant Terrible.
C’était donc également notre première rencontre avec Guillaume, et quasiment en même temps, on avait participé à un concours de remix des Shoes où l’on a fini deuxième.
Les Shoes ont bien apprécié le boulot et nous ont présentés au label, et l’histoire s’est faite là.

Et Olivier joue également dans la version étendue des Shoes, dans le Penny Loafers Orchestra où ils sont quatre percussionnistes, et Inès a aussi fait les chœurs pour eux.

  • On a parlé de Rocky sur disque, mais Rocky sur scène, c’est quoi ?

Un vrai groupe, parce qu’on joue tout ensemble. On forme un vrai collectif, d’ailleurs on s’entraine à jouer, à avoir le groove ensemble, et à faire danser les gens, ce qui est notre mission première.
S’il y’a des gens qui dansent, on est heureux. Ce soir, on ne s’attend à rien et on espère voir le public se laisser emporter par le projet si y’a la magie.

Rocky © Fred Lombard

  • Là, vous avez sorti un premier EP, « Rocky 2 » est prévu pour quand ?

Rocky 2 est sorti en 79. (rires) Plus sérieusement, on est sur le second EP et il sortira a priori cet automne. Et l’album sera pour plus tard.
On a déjà commencé à enregistrer des titres pour l’EP, et on statue encore sur le nombre de titres, peut-être quatre, peut-être deux, on ne sait pas encore.
Il y a encore un peu de travail, on nous reste encore à peaufiner quelques trucs – quelques coups de reverbs (rires) – mais ça avance !

  • Vous avez sorti un premier EP « Chase The Cool », un autre clip est-il prévu prochainement ?

Pas de ce premier EP a priori. On a tout cramé le pognon sur le premier.

  • D’ailleurs, vous avez même cramé l’image ! (rires)

Le prochain, ça sera un plan fixe. Non, pour le moment, rien de prévu de ce côté-là, mais sûrement un deuxième clip sur le deuxième EP.

  • Les prochaines dates, ça va vous emmener où après le Printemps de Bourges ?

Le 21 juin, place Denfert Rochereau pour la scène Ricard Live en partenariat avec le Fair. On ne fait que des trucs associés à des marques d’alcool de toute façon. (NDRL : Rocky jouait sur la scène Pression Live lors du Printemps de Bourges). Là, ça va être avec Griefjoy, Pendentif et Odezenne. Ça va être cool.

Rocky © Fred Lombard

  • Et vous avez donc pour pari de faire danser tout le monde ?

10 000 personnes. Et pour pari de faire danser Paris ! (rires)
Et l’autre grande date pour nous c’est le Montreux Jazz Festival, le 18 juillet prochain.


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