Robi – L’hiver et la joie

Ambiance crasseuse, quasi glauque, tendance hypnotique, son premier titre « On ne meurt plus d’amour », électro-pop comateux laissait penser que la fille cachée de Dani se mettait à la chanson française, une cigarette collée à la bouche.

Robi - L'hiver et la joie

Sombre et intime, l’univers de Robi est imprégné d’une constance : sa relation privilégiée avec la nuit.
Robi nous parle dans « L’hiver et la joie » de ses histoires construites dans l’obscurité et mises à la  lumière avec ses mots toujours pesés.

Surprenamment dansant sur « Où suis-je » avec ses riffs de basse frémissants et lourds et sa ritournelle au clavier contagieuse, Robi écrit et chante de sa voix singulière l’un des rares titres solaires de l’album.

Nous voilà partis dans une écoute qu’on n’arrêtera plus avec « Tout ce temps », autre échappée stimulante du disque, où le chant de Robi se fait plus suave, confondu parmi les larsens et les échos métalliques.

Entêtante et cadencée sur « Demain », Robi donne le blues à Dominique A sur « La Route » avec une certaine sexualité vocale impressionnante, et montre manifestement que la new wave peut prendre sur des textes en français sur « Belle et bien ».

Je m’arrêterais longtemps sur « Cherche avec moi », rappelant la Manu de Dolly sur un rock pop sensuel et fascinant, où la voix de Robi nous fait l’amour par procuration en pénétrant notre intimité. Ma révélation sur cet album à n’en plus douter.

Robi
crédit : Frank Loriou

Avec son premier album « L’hiver et la joie » prévu pour le 4 février chez Les Disques de Joie et L’Autre Distribution, Robi nous montre la face rongée et violentée de la pop française, où les textes édulcorés et les rythmiques légères ont pris la fuite.

robimusic.net

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