[Clip] [Exclusivité] RexRegis – Le rivage

La sensation d’ultimes moments, quand l’action tragique paraît surgie de nulle part et enserre le spectateur aussi bien de mystère que d’amour impossible. « Le rivage », celui du Styx, celui de l’effacement et de l’oubli, nous hante, plan après plan. 

Impossible de comprendre ce qui se passe avant les premières images du clip. Brutalement, on se retrouve face au visage marqué, blessé, sale de RexRegis. Un accident ? Un acte indicible ? Dans ses bras, une femme, inerte. On ne saura que ça, tandis que « Le rivage » se rapproche, dans le chant et les pas du musicien. La lumière naturelle joue tant un rôle protecteur que menaçant : celui du réconfort, du temps suspendu pendant encore quelques heures. Mais également celui de la finalité, de la séparation qui devient rapidement inéluctable.

Tout s’emballe, s’agite. Alors que le précipice libérateur apparaît au loin, que le linceul a fait son office mortuaire, il reste encore quelques pas. Les mélodies se muent en énergie brute, en électricité motivant les membres et les muscles de l’amant en état second. Enfin, elle est là : l’eau, purificatrice. Le cri primal, dramatique, peut retentir. Et, même si l’on ne l’entendra pas, on le vivra, dans nos tripes, dans nos cœurs. « Le rivage » transperce le cuir le plus résistant des âmes solitaires, de celles qui ont connu l’absence et la violence de la disparition. L’accompagnement au plus profond de l’agonie, en y laissant une part inconsolable de soi.


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