[Entourage #58] Pléthore

Emmené par le chanteur et batteur Louis Faloci, le groupe Pléthore mérite bien des éloges. Le quatuor ivryen, passionné d’architecture, structure et déconstruit sa pop moderne et élégante avec une créativité admirable. Il se livre ainsi à un habile exercice de style à la croisée des genres, réunissant, au sein de « L » – son 1er EP à paraître en septembre – rock progressif, trip-hop, soul, jazz et électronique. Une musique rondement menée, passionnée et onirique, qui s’enrichit sur nos écrans préférés de deux premiers extraits clipés, brouillant les pistes à travers les personnages mystérieux qu’ils mettent en scène. Pour indiemusic, le jeune groupe francilien nous a confié ses plus belles rencontres et amitiés musicales, aux horizons divers, à l’image de sa musique.

KOKOKO!

On a joué au festival Karnasouk avec eux. On s’était rapidement croisés dans les loges. (On jouait à 2h30 et eux à 4h). C’est une formation incroyable née à Kinshasa : le producteur Débruit s’est associé avec des musiciens du quartier de Ngwaka qui jouent des patterns répétitifs avec des objets recyclés. Leur concert était incroyable ! On a pris une énorme claque et ça nous a donné une tout autre approche de notre live, une autre façon de transmettre notre énergie au public. On en avait discuté jusqu’au petit matin…


Days in Orbit

Louis connaît Clément, notre bassiste, de l’école d’architecture. On est allé à leur live au New Morning. C’est à la croisée de beaucoup de genres, allant de la house au disco en passant par l’afrobeat. C’est un projet hybride/multiple et puissant dans sa complexité ! Il faut qu’on fasse quelque chose ensemble. On aimerait beaucoup partager une scène avec eux !


Météo Mirage

Ce sont des amis et des personnes très importantes pour nous. Louis a commencé la musique avec eux (Max, Cartus et Pierre) dans un premier groupe qui s’appelait Transistor. Ils ont tous appris à jouer ensemble, ce sont des moments précieux. Leur formation actuelle est unique. C’est magnifique en live. Il faut écouter leur morceau « le vide » ! Nous avons tous un parcours différent au sein de Pléthore. Louis est autodidacte, Vincent vient du classique, Antonin et Nicolas viennent du jazz. Ces différents parcours donnent ce qu’est Pléthore aujourd’hui.


Clément Bazin

On s’est rencontré lorsque Jésabel, avec qui Louis jouait dans Guru Fiction, lui a proposé de rejoindre Hijacked qu’elle avait fondé avec Clément. Ça a tout de suite été le coup de foudre, il lui a fait découvrir Baron Rétif et Conception Perez, on avait cette passion commune pour D’Angelo. Clément est vraiment un grand producteur/musicien. Il est venu nous voir au Silencio à Paris en novembre dernier pour notre premier concert et nous a dit juste après : « Les gars ! C’est de la musique qu’on a envie d’écouter dans une usine à Bristol ! » Ça nous a fait beaucoup rire. C’est une zone géographique importante pour nous : Propellerheads, Portishead, Massive Attack…


Daïda

Antonin, notre guitariste, joue aussi dans cette formation. C’est un mélange de jazz, de fusion et de transe. Il y a de grands thèmes, c’est une musique spirituelle et incantatoire. C’est vraiment fort en live ! C’est un projet dont le leader, Vincent Tortillier, est également batteur. Le lien s’est fait tout de suite. Notre entourage est assez vaste en termes de genres musicaux, on se nourrit les uns des autres et c’est ce qui constitue la pluralité de Pléthore.


« L » de Pléthore, sortie le 20 septembre 2019.


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