Pink Holy Days – Twenty Eight Minutes

Pink Holy Days est un duo d’électro rock qui a vu le jour en 2008. Après la sortie d’un Ep (s/t) en 2009 et d’un LP  »Nicht » en 2010, les italiens reviennent sur le devant de la scène avec un deuxième LP ‘‘Twenty Eight Minutes » dont la sortie est prévue pour le 7 Mai 2012. Pour situer immédiatement le genre de musique dont on va parler, il s’agit d’un mélange de musique dancefloor et industrielle.

Lorsqu’on lance la lecture de cet album, on a l’impression que notre ordinateur (ou notre lecteur cd) est en train de buger, en effet, le même son se répète pendant près de 37 secondes. Un son du type réveil, pas forcément très agréable, voire même énervant.
C’est seulement après cette intro relativement agaçante que les gros, très gros, riffs sont envoyés.

La musique, c’est souvent une histoire d’imagination. Et il m’arrive souvent en écoutant un album de fermer les yeux et d’imaginer à quoi pourrait ressembler le clip.
Dans le cadre d’une chanson de Best Coast, la west coast américaine apparaît immédiatement, lorsque j’écoute Naast, je pense davantage aux beaux quartiers parisiens, mais quand il s’agit de Pink Holy Days, j’imagine un décor sombre. Une forêt pourquoi pas. Un clip où une jeune fille, plutôt brune avec la peau très pâle se ferait pourchasser par un tueur en série armé d’un couteau plein de sang. Le premier morceau s’appelle  »Shh! ».  »Shh! » c’est un message que la fille pourrait adresser à ceux qui regardent le clip pour les inviter à ne pas faire de bruit afin de ne pas attirer l’attention du tueur. Une sorte de clip interactif. Et à ce moment-là on pourrait choisir entre deux options  »Marcher sur une branche » ou  »Ne plus bouger » et selon celle que l’on choisirait on scellerait le sort de cette jeune fille.

Pour revenir à l’album qui est quand même la base de cette chronique, il commence plutôt énergiquement pendant trois chansons (Shh!, Skit et Spaceman) avant de retrouver un côté plus pop avec le morceau  »Stand by me » puis de revenir à un côté indus avec  »One night in hell ».

Avec  »You’re over » le groupe nous livre une chanson qui pourrait faire le bonheur des clubs underground, une fois la nuit bien avancée. Quant à  »Trop Cap », elle est planante au possible. En écoutant cette chanson, il y a de fortes chances que vous vous en envoliez sans avoir à ingurgiter la boisson la plus mauvaise que l’homme ait pu créer.

L’album se termine sur « 28′ » qui est une outro sans vraiment d’intérêt.

Selon moi, les Pink Holy Days maîtrisent vraiment ce qu’ils font et le résultat est vraiment bon. Leur album sera davantage apprécié entre 00h et 6h du matin qu’en début de journée. Au niveau de la météo, la pluie, l’orage et le tonnerre seront un plus et puis si vous voulez ne faire qu’un avec ce LP, faites en sorte d’être très énervé.

Voilà, vous avez tous les ingrédients pour aborder le dernier album des PHD qui sera dans les bacs français le 7 mai prochain chez Flue Records.

pinkholydays.com
fluerecords.com

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