[EP] Parcels – Hideout

Véritable machine à faire danser la planète entière à la façon de la légendaire émission américaine Soul Train, Parcels, révélation funk pop australienne débarque avec un premier EP, « Hideout », qui l’affiche immédiatement comme la relève aux cheveux longs du phénomène Jungle.



Formé en 2014 par cinq jeunes originaires de Byron Bay, paradis balnéaire à l’extrême est de la côte australienne, Parcels prend rapidement son envol direction le vieux continent et l’une de ses capitales culturelles : Berlin. Un coup de poker gagnant pour Patrick Hetherington (claviers), Noah Hill (basse), Anatole Serret (batterie), Louie Swain (claviers) et Jules Grommelin (guitare) dont les premiers singles (le torride « Herefore » et « Anotherclock » au groove presque jazzy) parviendront jusqu’aux oreilles attentives et réceptives de Kitsuné et de son fondateur, Gildas Loaëc. Une première prise de contact et une présence sur les célèbres compilations de l’élégant renard plus tard donneront alors la première impulsion vers ce premier EP, « Hideout », cinq pistes qui modernisent et combinent la soul, le disco et le funk dans un élan pop chaleureux et follement entraînant.

Avec ses riffs galvanisant, ses lignes de basse à la Chic puissamment marquées et ses rythmiques électroniques ravageuses couplées à ses voix délicieusement harmonieuses, la production de qualité supérieure des Australiens est sans appel ni défauts. Il suffit d’écouter « Myenemy », offensive pacifique entre funk et neo-soul pour réaliser à quel point Parcels s’est définitivement trouvé dans un registre musical qui lui ressemble : à la fois follement coloré, passionné et sensuel. Riche de mélodies et d’un groove singulier, « Hideout » se dévoile avec l’assurance des jeunes premiers auquel rien ni personne ne résiste. Le captivant « Gamesofluck », l’irrésistible « Older » et l’élégant « Allaround » dévoileront progressivement les nombreux atouts de la formation australienne.

Des charmes qui s’illustrent d’ailleurs parfaitement sur le titre éponyme ; exercice de séduction pop parfaitement assumé, sinon impeccablement exécuté lorsque Patrick Hetherington nous susurre à l’oreille des mots qu’on imaginerait bien interdits, sur une basse so funky héritée de Nile Rogers et suivis de chœurs parfaitement chantés à l’unisson. En tachant de concilier des influences eighties non dénuées de sens (Hot Chocolate voire Parliament) et d’autres plus actuelles sinon remises au goût du jour par ses pairs (Jungle voire Holy Ghost!), Parcels n’est jamais loin de prétendre à la perfection avec des titres au bon format : ni trop produits, ni trop concis. Des tubes-nés qui se savourent avec gourmandise sans que la saveur première, celle de la surprise et de la révélation ne s’éclipse au fil des écoutes.

crédit : Cai Leplaw

« Hideout » de Parcels, sortie le 27 janvier 2017 chez Kitsuné.


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