[Interview] Papooz

Tel un vent de fraîcheur, la musique de Papooz a déferlé sur les côtes françaises tout l’été. Aux saveurs de la Californie et des seventies, les deux compères parisiens ont servi enthousiastes leur premier album : « Green Juice ». Fameux cocktail estival et énergisant. À l’occasion de leur venue, qu’ils disent « rêvée », à Rock en Seine le samedi 27 août, ils évoquent la genèse de ce projet et son envol sur scène.

crédit : Soko
crédit : Soko
  • Dans « Green Juice », vous reprenez le titre d’Arto Lindsay, « Simply Are ». Vous chantez « You are one of those creatures who simply are ». Et vous, quelles sortes de créatures êtes-vous ?

De vrais fans d’Arto Lindsay ! Ou deux jeunes éphèbes parisiens découvrant les joies de l’existence.

  • Un album enregistré au Cap-Ferret, un clip tourné en maillot de bain en Grèce, des airs qui rappellent la côte californienne : « Green Juice » est-il définitivement un album estival ?

Oui ! Même si nous l’avons enregistré en hiver, enveloppés dans de grands manteaux. Nous ne cherchons pas le soleil à tout prix et certains morceaux, plus sombres, l’illustrent bien comme « Toria’s Song » et « One of Those Days ».

  • Vous avez enregistré dans la maison des parents d’Ulysse et non pas dans un studio inconnu, la petite amie d’Armand chante sur le titre « Wanted » : les cadres familiaux et familiers sont-ils nécessaires à l’épanouissement de votre musique ?

À l’époque, nous n’avions pas le budget nécessaire pour aller dans de beaux studios parisiens. Nous avons donc transformé un endroit isolé – la maison des parents d’Ulysse – en studio d’enregistrement. Nous avions besoin de temps et de liberté, et cet endroit nous l’apportait. Quant à « Wanted », c’est une chanson écrite par Victoria que l’on s’était promis d’enregistrer sur le premier album. Promesse tenue !

  • Il se dégage de « Green Juice » tout un imaginaire que l’on peut rapprocher des seventies et même, dans une certaine mesure, du monde du cinéma américain : d’où vous vient cette atmosphère sortie d’un autre temps ?

De notre imagination. On aime bien les 70’s, mais nous ne sommes pas du tout coincés dans cette période. On écoute de la musique de toutes les époques.

Papooz

  • Vos morceaux sont très dansants, est-ce une priorité lorsque vous créez ? Est-ce que Papooz est une fête ?

« Green Juice » est plus un album « feel good » que vraiment dansant. Justement ! On aimerait faire encore plus dansant pour le deuxième album.

  • « Green Juice » ? Parlez-nous de ce jus vert ?

« Green Juice », c’est un mot d’argot anglais. Cela veut dire des tas de choses : un jus healthy à 9 euros – du prix de l’album -, de l’argent, de la drogue, etc.  On trouvait que ça évoquait bien l’atmosphère enfumée de notre premier album.

  • Du clip « Ann Wants to Dance » réalisé par Soko à vos publications sur les réseaux sociaux : quelle est la place de la folie dans vos projets ?

La folie, un bien grand mot madame pour de si petits oiseaux !

  • Vous avez fait une tournée estivale : quel a été l’accueil du public sur les plages françaises ?

Vraiment génial ! Qu’espérer de mieux que de jouer face la mer, les cheveux au vent.

  • Vous vous présentez en duo, mais la formule live, c’est cinq musiciens. Pouvez-vous me parler de vos acolytes ?

Antonin, c’est notre bassiste efféminé aux cheveux longs. Pierrot, c’est le batteur. On le reconnaît grâce à ses grimaces avant-gardistes. Et enfin Gabriel, c’est notre violoncelliste-claviériste, la plus vieille âme du groupe.

  • Vous serez en concert à Rock en Seine, le samedi 27 août, à 19h40. Pourquoi faut-il absolument venir voir Papooz ?

Parce que ça va être la fête ! C’est un rêve pour nous de jouer là-bas.

crédit : Victoria Lafaurie
crédit : Victoria Lafaurie
  • Si vous veniez à Rock en Seine en tant que festivaliers, quel serait votre programme du week-end ?

Iggy Pop à coup sûr mais également The Brian Jonestown Massacre, The Last Shadow Puppets, Kevin Morby et Flavien Berger.


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