L’été touchant à sa fin, indiemusic vous propose un retour en images sur la soirée rock du Paléo Festival de Nyon cru 2025, festival majeur de cette contrée lointaine qu’est la Suisse. Au programme, du jeune et du moins jeune : le hardcore-punk furieux des Helvètes de Coilguns, les légendes du stoner Queens of the Stone Age et le retour inespéré des Sex Pistols accompagnés au chant par Frank Carter. En contrepoint à ce déferlement de guitares saturées, un petit détour par le concert de Zaho de Sagazan, reine du Paléo depuis 3 ans.

Une pluie battante s’abat sur le site du festival au moment où Coilguns démarre son concert. Heureusement, la petite scène sur laquelle le groupe se produit est couverte. Le chapiteau est plein à craquer pour assister à la déflagration sonore du groupe suisse venu présenter son dernier album en date, « Odd Love », paru en avril dernier et encensé par la critique internationale. Un son surpuissant mêlant à merveille hardcore, rage, punk et bruitisme auquel le public a su répondre avec une énergie jouissive.
Une heure plus tard, toujours sous la pluie mais à présent avec les pieds dans la boue, place aux revenants du jour, les Sex Pistols. Après 16 ans d’absence, les bad boys de Londres se présentaient avec trois de leurs membres originels, Glenn Matlock, Paul Cook et Steve Jones, accompagnés de Frank Carter des Rattlesnakes au micro. Le concert est propre, le son est bon, mais il est difficile d’entrevoir la pertinence anticonformiste et subversive originelle.
23h30, c’est au tour des très attendus Queens of the Stone Age d’entrer en scène. Le légendaire quintet californien, toujours emmené par l’impressionnant Josh Homme, a droit à une heure trente de concert. Connaissant la virtuosité technique des Américains, on ne pouvait que se réjouir de cette décision des programmateurs du festival. Et pourtant, en raison d’une setlist faisant la part belle aux titres les plus récents et moins furieux de sa discographie, le concert laisse une impression très mitigée, proche de l’ennui par moments. Il semble toutefois que les non-initiés à QOTSA aient été ravis par la prestation du groupe, tandis que les fans de la première heure, et plus précisément de leurs cinq premiers albums, soient restés sur leur faim.
Enfin, dans un tout autre registre, saluons la prestation de Zaho de Sagazan et sa progression météorique si bien symbolisée par ses trois passages successifs au Paléo Festival : en 2023 sur la plus petite scène du site, en 2024 sur la scène moyenne et, enfin, cette année, sur la Grande Scène, devant un parterre comble réunissant des fans de tous âges. Sans chichis et sans fioritures. Bravo à elle !
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