[Clip] [Exclusivité] Ossayol – Window

L’instant est solennel, le plan séquence qui nous embarque auprès d’Ossayol n’en est que plus troublant ; alors que l’obscurité entoure les musiciens et semble les ronger de l’intérieur, « Window » ouvre un espoir, une sortie des ténèbres qui devra obligatoirement passer par trois minutes de colère introspective. pendant que les prédateurs errent dans la pénombre, tout change devant nos yeux.

Il règne un froid palpable lorsque « Window » démarre ; une atmosphère pesante, paralysante. Un sentiment d’insécurité nous saisit brutalement, nous transporte au cœur de l’interprétation. Nous observons, esprits invisibles invités à la danse, les progressions mélodiques d’Ossayol, les regards brefs, la concentration marquant chaque visage. On tourne et tourne encore, attendant que la menace se concrétise. Le rythme se brise contre les murs de ces lamentations poignantes. Le silence s’installe, quelques secondes. Les vagues successives s’abattent sur les musiciens pour mieux nous prendre dans leurs courants et nous emporter. On lâche prise. Plus que la patience, c’est la raison qui nous maintient la tête hors de l’eau. Même si la folie guette, sournoise, insidieuse.

La caméra de Thomas Merlin s’emballe, accélère. On ne voit plus que les mains collées aux instruments, possédant les cordes, les baguettes, les muscles. Un travail hors d’haleine, une échappatoire qui ne surviendra que par le biais de la dissonance. Puis, soudain, le noir total. La sortie de piste, incontrôlable. Ossayol disparaît au summum d’une progression qui n’aurait pu s’achever autrement. Et revient, apaisé, presque tendre. Offrant le pardon, la rédemption, à qui veut la vivre et l’entendre. Ici, il n’y aura pas de fuite ; il y aura la frustration, l’explosion, la rage puis la réconciliation. Par la fenêtre, l’orage se calme. Mais laisse en nous des sentiments forts et inoubliables.


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