Rencontre avec les rockeurs burtoniens de Mr. N

Fans de la première heure de la cinématographie de Tim Burton, j’ai rencontré les cinq membres de Mr. N, ce projet angevin né de l’esprit un peu fou de Thibault Rollet. Une histoire un peu spéciale qui vous parle de la mort en chanson et en musique avec ce qu’il faut de légèreté.

  • Bonjour les Mr. N, ça me fait plaisir d’être avec vous. Thibault, toi qui es à l’origine du projet, peux-tu m’en parler ?

Thibault : À l’origine, ça vient d’un livre que j’ai commencé à écrire il y a trois, quatre ans. Et de cette petite histoire écrite juste pour moi est sorti un premier livre,  les contes de Mr N.
Juste après ces contes, j’ai enregistré une première démo avec Stéphane Lefèvre, et là je viens de terminer le premier livre de l’histoire de Mr. N ; un roman fantastique qui se passe dans notre époque. Et là, je suis en train de démarcher pour trouver un éditeur ou une structure qui puisse m’aider pour le tirer.

  • Pour résumer, à quand remonte l’existence de Mr. N ?

Thibault : Le projet Mr. N a un an. J’ai commencé l’enregistrement en février-mars 2011. Ça concernait alors la musique, mais ça ne portait pas encore le nom Mr. N.
Depuis décembre, ça a vraiment commencé à s’appeler Mr. N.

  • Depuis quand as-tu rencontré tes musiciens ?

Thibault : Le tout premier, ça a été Kévin, car je lui avais fait écouter les musiques vu qu’il connaissait Stéphane et il m’a dit dès les premières écoutes que si je cherchais un batteur, il pouvait se rendre disponible. Et même si ça ne s’est passé que six mois après, le batteur était trouvé.
Je connaissais aussi de vue Clément, anciennement membre de Blackout, qui cherchait également un groupe à ce moment-là et qui a intégré le projet.
Puis Hervé, de Blackout aussi, s’est proposé en tant que second guitariste.
La petite dernière touche, la cerise sur la tarte aux quetsches (rire), c’était Arthur au piano, le frère de Clément.
Hervé : Un groupe familial ! (rire)
Thibault : Dans ce groupe, on a les frères Ménard.

  • C’est mieux que les frères Bogdanoff !

Thibault : (rire) C’est pas le même style ni les mêmes têtes !
Du coup, oui, cinq membres.
Et on a également un technicien lumière qui nous suit partout, Billy, une petite pensée pour lui.

  • Si je demande à chacun d’entre vous de me donner votre vision du projet Mr. N, qu’est-cce qui vous vient en tête là maintenant ?

Hervé : Rock burtonien (rire) ! Un univers un peu sombre et burlesque.
Clément : C’est un univers noir vu qu’on parle de la mort, mais en même temps, il y a de la fantaisie, de l’humour. Ce n’est pas la mort avec les tripes et le sang, tu vois. C’est la mort d’une façon un peu joyeuse.
Kévin : Je dirais, sombre et délirant.
Arthur : C’est un sujet tellement sérieux, mais Thibault en parle avec tellement d’humour que ça en devient délirant.
Thibault : À l’origine, je suis hyper fan de l’univers de Tim Burton de L’étrange Noël de Mr Jack à Beetlejuice en passant par Edward aux mains d’argent. Pas de tout, mais d’une grosse partie de son univers, et c’est d’ailleurs pour cela qu’on a qualifié le groupe de rock burtonien. Un côté glauque, mais également très fantaisiste.

  • Vous avez fait pas mal de dates dernièrement, je vous ai vu dans des petites salles d’Angers, mais vous avez également fait des tremplins, peut-on revenir sur ces concerts ?

Clément : On a fait trois tremplins. Le tremplin Démazik au Lac de Maine qu’on a gagné en juin, qui nous a permis de jouer avec Broussaï et Hawa. Super festosh, bonne organisation et tout. Ça fait vraiment plaisir de jouer dans de telles conditions.
On a ensuite participé au tremplin Track’N’Art, qui a eu son festival la semaine dernière. Très bonne prestation de notre part même si on n’a pas gagné. Ca promet certainement des concerts avec Track’N’Art plus tard.
Le dernier, c’est le tremplin Festibosse à Doué La Fontaine qu’on a gagné avec nos amis de la Jambe de Frida. Et ce tremplin va nous permettre de jouer avec les Fatals Picards et Bonobo Circus le 22 septembre à Beaufort en Vallée.
Et en plus de ça, on a fait treize concerts depuis début janvier dans le Maine-et-Loire exclusivement.

  • Vous avez enregistré dernièrement un EP acoustique.

Kévin : Un morceau a été enregistré pour le moment. Luis, de Blackout, le mixe amoureusement avec la participation de Syled, notre violoniste qui est également notre graphiste sur ce projet.
Thibault : On a donc fait un morceau et on vient de faire un concert acoustique il y a quelques jours.
Ce qui va être bien, c’est qu’à la rentrée, on va essayer de faire un maximum de concerts électriques, mais aussi pas mal de prestations acoustiques dans certains bars qui ne pourraient pas accueillir l’autre format.
La version acoustique, c’est une tout autre approche, qui ouvre l’écoute de Mr. N à un plus large public.

  • Ça sera à six donc ?

Thibault : Oui, à six ; la formation de base et Syled. Arthur troque son piano contre un métallophone. La touche violon rajoute un côté dynamique.
Kévin : Et moi je joue de la boite à chaussures. Un petit montage boite à chaussures, caisse de vin.

  • Il y aura donc un double projet pour Mr. N pour tous les lieux ?

Thibault : C’est ça, et d’ailleurs pour le projet acoustique, ça ne s’appellera peut-être pas Mr. N. Les chroniques de Mr. N ou quelque chose dans cet esprit.

  • Et est-ce que ça sera les mêmes chansons ?

Thibault : On va reprendre les mêmes titres que les chansons électriques, mais bien adaptées pour ce nouveau format.

  • Après ce projet acoustique, avez-vous prévu de sortir un album ?

Thibault : Dans l’idéal, on avait parlé du premier semestre 2013 pour un album, surtout pour des questions de financement. Après au niveau du set et des chansons prêtes pour l’album, il ne nous en manque que deux pour partir sur un dix titres.
Au début, on était parti sur deux maxis de sept huit titres.
Ce qui n’est pas évident, vu que c’est une histoire qui se suit, on ne peut pas mettre n’importe quel morceau avant tel autre.

  • Ta remarque me fait penser à un détail. En live, les chansons doivent donc forcément être jouées dans un certain sens ?

Thibault : Si tu veux, il y a quelques morceaux qui sont les noyaux de l’histoire de Mr. N, et après il y a d’autres morceaux qui s’agglutinent autour de ces titres, et qu’on peut placer comme bon nous semble.
Hervé : On fait un set avant de raconter une histoire, on fait plus par rapport à la musique que par rapport à la narration.

  • Quelles sont les dates de concert à venir pour Mr. N ?

Clément : Le 31 août, on sera à l’Atelier d’Ecouflant, le 1er septembre, on jouera pour une réunion du motoclub des Rats-Gondins, le 22 septembre, ce sera donc le Festibosse avec les Fatals Picards, Bonobo Circus et la Jambe de Frida et le 15 novembre à la salle Claude Chabrol d’Angers.

  • Quels sont les potes qui gravitent autour de Mr. N ?

Hervé : Déjà, tous nos groupes parallèles, Nifty Lies, Blackout. Léonie aussi un petit peu ainsi que Zel. Daria également qui est assez loin, mais qui entend parler de nous.
Clément : Le fait qu’on répète à la Cerclaire (salle de répétition du Chabada, NDLR) fait aussi qu’on rencontre plein de groupes.

  • Vous avez signé tout récemment avec M&O.

Thibault : M&O, c’est un label, mais aussi une structure de promotion basée à Montpellier qui travaille avec des groupes français et étrangers comme ETHS, Soulfy et Cavalera. C’est cette structure de promo qu’on a intégrée pour Mr. N. C’est Alexandre qui va nous faire toute la promo du groupe avec un contrat qui démarrait aujourd’hui, et là on est en train de monter tous les dossiers de démarchage.
Logiquement, le démarchage promo, booking, etc  sera fin prêt pour octobre.

  • Pour l’instant, où peut-on vous retrouver ou écouter vos morceaux ?

Thibault : Sur Bandcamp, sur Facebook et bientôt sur un site internet.
Hervé : Et vous pouvez aussi venir chez moi pour écouter les morceaux. Vous êtes les bienvenus (rire).

  • Merci pour cette interview et bons concerts à venir !

Mr. N : Merci à toi Fréd et à bientôt !

Retrouvez Mr. N sur facebook.com/MrNmusicband et leur première démo sur mrnband.bandcamp.com

Partager cet article avec un ami