Déambulation au MaMA, jour 2

Après une après-midi passée au Trianon, le rendez-vous est pris pour le showcase de Talisco à la Galerie W.
Porteur d’un premier EP quatre titres qui m’avait laissé un avis mitigé, Talisco en concert se révèle bien plus convaincant.
Situé au fond de la grande salle de la Galerie W, au milieu des tableaux d’une certaine Misstic, le trio pop rock jouera un set énergique d’une dizaine de titres durant une bonne demi-heure.
La configuration réduite autour de Jérôme au chant et à la guitare, de Thomas à la guitare lead et de Gaultier à la batterie -chacun avec son MultiPad- réussira sans peine à conquérir les premiers rangs.

crédit : Solène Patron
crédit : Solène Patron

Il faut dire que la direction électro folk pop passe ici à merveille, grâce à la cohésion construite au fil des titres.
On redécouvrira avec plaisir le très réussi western pop « My Home » et le single « Your Wish », comme on appréciera en toute fin de concert « The Keys » et son final instrumental dans une veine post-rock.
Un bon moment et une belle révélation en live.

Je me sépare alors de Solène pour me rendre au Backstage by The Mill à l’O’Sullivans alors qu’elle prend la direction de la Boule Noire. On s’y retrouvera plus tard pour le concert des Anglais d’Heymoonshaker.

Ce sera pour ma part, l’occasion de rencontrer le label parisien Industry of Cool, qui manage, entre autres, Ben Ellis, premier artiste de cette soirée Ile-de-France ou encore Sourya, comme les blogueuses de Rocknfool, Sabine et Lamiya. C’est aussi ça l’esprit du MaMA, des rencontres et de la convivialité.

Que dire du concert de Ben Ellis sinon parler d’une nette déception. Le parisien présentait ce soir-là, en dehors de son look à l’italienne, -cheveux plaqués en arrière et chemise ouverte sur le torse- sa toute nouvelle formation à l’O’Sullivans en trio accompagné de Jules de Gasperis aux chœurs et au synthé et Sébastien Richelieu à la guitare.

crédit : Fred Lombard
crédit : Fred Lombard

Attendant impatiemment que Ben joue quelques titres de son premier EP « Into The Light », je n’ai découvert qu’ « Untitled » en toute fin de concert. Un peu frustrant quand on sait le potentiel de potentiel des autres morceaux.
Un virage électro-pop très marqué qui ne m’a pas vraiment convaincu malgré la bonne énergie et le jeu de qualité du trio. Dommage.

Je me rends alors au Divan du Monde, situé à deux pas de la Cigale et de la Boule Noire, pour le concert d’Owlle. J’y croise alors le saxophoniste et claviériste de DaD, également membre de Saint Michel dont le concert vient de finir quelques minutes auparavant. Je me mords un peu les doigts pour le coup d’avoir manqué leur concert.
Allez, pas de regrets, et le concert d’Owlle commence au milieu des fumées et des lumières bleues et rouges (le cauchemar de toute photographe qui se respecte). Pour les images, on repassera. Côté prestation par contre, Owlle dompte littéralement la scène, avec ses deux musiciens.

crédit : Fred Lombard
crédit : Fred Lombard

Avec ses cheveux orange, l’extra-terrestre de la pop parisienne a irradié le public, constitué de fervents fans, avec ses tubes dreampop pleins de charme et d’énergie dont le hit électro à l’atmosphère club « Ticky Ticky » et l’aérien et épique « Disorder ».

Enfin, mes déambulations me conduiront à la Boule Noire pour le concert des Heymoonskaker.
Dans cette salle toute en longueur, le duo anglais fait très forte impression auprès de ceux qui ne les connaissaient pas encore.
Alliance du beat-box et du blues, la fusion des deux univers opère à merveille.

crédit : Solène Patron
crédit : Solène Patron

La voix déchirante d’Andy Balcon, et ses riffs blues monumentaux, accompagnent les prouesses vocales de Dave Crowe, sorte d’homme batterie à la seule force de sa bouche.
Une énergie folle, un public conquis. La claque de la soirée pour clôturer cette seconde soirée au MaMA.

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